Rejet 29 août 2025
Rejet 9 février 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CAA Nantes, juge des réf., 9 févr. 2026, n° 25NT02524 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour administrative d'appel de Nantes |
| Numéro : | 25NT02524 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Décision précédente : | Tribunal administratif de Nantes, 29 août 2025, N° 2201834 |
| Dispositif : | Rejet R. 222-1 appel manifestement infondé |
| Date de dernière mise à jour : | 12 février 2026 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A… B… a demandé au tribunal administratif de Nantes d’annuler l’arrêté du 20 décembre 2021 du préfet de Maine-et-Loire portant refus de titre de séjour.
Par un jugement no 2201834 du 29 août 2025, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 29 septembre 2025, M. B…, représenté par Me Kaddouri, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement du 29 août 2025 du tribunal administratif de Nantes ;
2°) d’annuler l’arrêté du 20 décembre 2021 du préfet de Maine-et-Loire ;
3°) d’enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation et, dans l’attente, de le munir d’une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai de deux mois à compter de la notification de l’arrêt à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- l’arrêté contesté n’est pas suffisamment motivé ; il méconnaît les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ; il est entaché d’une erreur manifeste d’appréciation ;
- la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
M. B… a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 septembre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d’appel (…) peuvent (…) par ordonnance, rejeter (…) après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. (…) ».
2. M. B…, ressortissant guinéen, relève appel du jugement du 29 août 2025 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du 20 décembre 2021 du préfet de Maine-et-Loire portant refus de titre de séjour.
3. En premier lieu, il convient d’écarter par adoption des motifs retenus par les premiers juges les moyens tirés de ce que l’arrêté contesté n’est pas suffisamment motivé et de ce que la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les dispositions de l’article L. 425-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, moyens que M. B… réitère en appel sans apporter d’élément nouveau.
4. En second lieu, il ressort des pièces du dossier que la durée de la présence en France de M. B…, qui y est entré le 2 août 2017, s’explique par le temps nécessaire à l’examen de sa demande d’asile. L’intéressé n’est pas dépourvu d’attaches familiales dans son pays d’origine où réside l’un de ses enfants mineurs et où il a vécu jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans. Il ne justifie pas d’une intégration particulière sur le territoire français. Dans ces conditions, en prenant l’arrêté contesté, le préfet de Maine-et-Loire n’a pas porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée et n’a, par suite, pas méconnu les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, le préfet n’a pas commis d’erreur manifeste dans l’appréciation des conséquences de son arrêté sur la situation personnelle de l’intéressé.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B… est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions présentées dans cette requête aux fins d’injonction, d’astreinte et de mise à la charge de l’Etat des frais liés au litige doivent également être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er :
La requête de M. B… est rejetée.
Article 2 :
La présente ordonnance sera notifiée à M. A… B… et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de Maine-et-Loire.
Fait à Nantes, le 9 février 2026.
Le président de la cour
J-P. Dussuet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Tribunaux administratifs ·
- Territoire français ·
- Pays ·
- Destination ·
- Commissaire de justice ·
- Liberté fondamentale ·
- Convention européenne
- Signature électronique ·
- Justice administrative ·
- Sécurité ·
- Fiabilité ·
- Police ·
- Système d'information ·
- Tribunaux administratifs ·
- Agence ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers
- Justice administrative ·
- Immigration ·
- Tribunaux administratifs ·
- Commissaire de justice ·
- Bénéfice ·
- Annulation ·
- Aide juridictionnelle ·
- Jugement ·
- Assesseur ·
- Directeur général
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Décision implicite ·
- Stipulation ·
- Justice administrative ·
- Renouvellement ·
- Police ·
- Tribunaux administratifs ·
- Résidence ·
- Certificat ·
- Accord ·
- Demande
- Fondation ·
- Justice administrative ·
- Tarification ·
- Désistement ·
- Commissaire de justice ·
- Ville ·
- Horaire ·
- Procédure contentieuse ·
- Acte ·
- Service
- Justice administrative ·
- Activité agricole ·
- Installation ·
- Société en participation ·
- Parcelle ·
- Tribunaux administratifs ·
- Déclaration préalable ·
- Personnalité morale ·
- Négociation internationale ·
- Hydrocarbure
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Décision implicite ·
- Admission exceptionnelle ·
- Justice administrative ·
- Demande ·
- Plateforme ·
- Séjour des étrangers ·
- Tribunaux administratifs ·
- Dépôt ·
- Titre ·
- Immigration
- Séjour des étrangers ·
- Étrangers ·
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Pays ·
- Refus ·
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Illégalité ·
- Erreur ·
- Titre
- Tribunaux administratifs ·
- Carte de séjour ·
- Autorisation provisoire ·
- Justice administrative ·
- Abrogation ·
- Territoire français ·
- Vie privée ·
- Recours contentieux ·
- Annulation ·
- Pays
Sur les mêmes thèmes • 3
- Vie privée ·
- Aide juridictionnelle ·
- Justice administrative ·
- Atteinte disproportionnée ·
- Stipulation ·
- Tribunaux administratifs ·
- Pays ·
- Tribunal judiciaire ·
- Certificat ·
- Ingérence
- Préjudice ·
- Consolidation ·
- Tribunaux administratifs ·
- Juge des référés ·
- Justice administrative ·
- Accident de trajet ·
- Frais médicaux ·
- Expertise ·
- Affaires étrangères ·
- Santé
- Justice administrative ·
- Outre-mer ·
- Tribunaux administratifs ·
- Commande publique ·
- Poste ·
- Irrecevabilité ·
- Décision implicite ·
- Réintégration ·
- Offre ·
- Demande
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.