Conseil d'État, 9ème - 10ème chambres réunies, 2 février 2022, 443018
TA Paris 5 juin 2018
>
CAA Paris
Annulation 30 juin 2020
>
CE
Rejet 2 février 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Interprétation des stipulations de la convention fiscale

    La cour a jugé que la société Infraforces était soumise à l'impôt en Tunisie, ce qui justifie son statut de résident selon la convention fiscale, et a donc correctement appliqué les dispositions de la convention.

  • Accepté
    Droit à la réparation des frais de justice

    La cour a décidé que l'Etat devait verser une somme à la société au titre des frais de justice, conformément à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a rejeté le pourvoi du ministre de l'économie, des finances et de la relance contre l'arrêt de la cour administrative d'appel de Paris qui avait déchargé la société OBEA des retenues à la source pour les exercices 2013 et 2014. Le ministre contestait l'application des stipulations de l'article 11 de la convention fiscale entre la France et la Tunisie, arguant que la société Infraforces International, bénéficiaire des paiements, n'était pas résidente fiscale de Tunisie car elle bénéficiait d'une exonération d'impôt en tant qu'entreprise "totalement exportatrice". Le Conseil d'État a interprété les stipulations de l'article 3 de la convention, affirmant que la société tunisienne était bien assujettie à l'impôt en Tunisie, même sans réaliser de chiffre d'affaires local, et devait donc être considérée comme résidente de Tunisie pour l'application de la convention. En conséquence, la cour administrative d'appel n'a pas commis d'erreur de droit en jugeant que la société était résidente de Tunisie et en prononçant la décharge des impositions. Le Conseil d'État a également condamné l'État à verser 3 500 euros à la société OBEA au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 9-10 chr, 2 févr. 2022, n° 443018, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 443018
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 30 juin 2020, N° 18PA02724
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
., s'agissant de la convention franco-chinoise, CE, 9 juin 2020, M. Bich, n° 434972, T. pp. 673-697.
., s'agissant de la convention franco-allemande, CE, 9 novembre 2015, Min. c/ Landesärztekammer Hessen Versorgungswerk, n° 370054, p. 376....[RJ2]
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 8 novembre 2023
Identifiant Légifrance : CETATEXT000045118476
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2022:443018.20220202
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Sur les parties

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