Conseil d'État, Section, 22 décembre 2023, 463451, Publié au recueil Lebon
TA Paris 25 janvier 2022
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CE 21 avril 2022
>
CE
Annulation 22 décembre 2023

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la compétence de la juridiction administrative

    La cour a estimé que la présidente du tribunal administratif avait effectivement commis une erreur de droit en rejetant la demande d'exequatur sur la base d'un lien territorial inapproprié.

  • Rejeté
    Immunité de juridiction de l'Etat gabonais

    La cour a jugé que l'usage de la force publique pour démanteler les panneaux publicitaires était un acte de souveraineté, justifiant l'immunité de juridiction de l'Etat gabonais.

  • Rejeté
    Partie perdante dans le litige

    La cour a décidé qu'il n'y avait pas lieu de mettre une somme à la charge de la République gabonaise, qui n'était pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par la société gabonaise d'édition et de communication contre l'ordonnance du tribunal administratif de Paris rejetant sa demande d'exequatur des arrêts du Conseil d'État gabonais. La société demandait que ces arrêts soient reconnus et exécutés en France. Le Conseil d'État casse l'ordonnance du tribunal administratif, considérant que celui-ci a commis une erreur de droit en rejetant la demande comme manifestement irrecevable. Le Conseil d'État précise que les arrêts du Conseil d'État gabonais relèvent de la matière administrative et que la juridiction administrative est compétente pour statuer sur la demande d'exequatur. Cependant, le Conseil d'État rejette la demande d'exequatur de la société gabonaise d'édition et de communication, car la République gabonaise peut se prévaloir de son immunité de juridiction. Aucune somme n'est mise à la charge des parties au titre des frais du litige.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, sect., 22 déc. 2023, n° 463451, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 463451
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Conseil d'État, 21 avril 2022, N° 22PA00891
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
Cass., 1re civ., 28 juin 2023, n° 21-19.766, Bull. I.
Cass., 1re civ., 9 mars 2011, GIE La Réunion aérienne c/ Jamahiriya Arabe Libyenne, n° 09-14.743, Bull. I, n° 49
. Cass., Chambre mixte, 20 juin 2003, Dame Soliman c/ École saoudienne de Paris et Royaume d'Arabie saoudite, n°s 00-45.629, 00-45.630, Bull.
Cour internationale de justice, 3 février 2012, Immunités juridictionnelles de l'État (Allemagne c/ Italie), C.I.J. Recueil 2012, p. 99.
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 6 septembre 2025
Identifiant Légifrance : CETATEXT000048659324
Identifiant européen : ECLI:FR:CESEC:2023:463451.20231222
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de justice administrative
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Conseil d'État, Section, 22 décembre 2023, 463451, Publié au recueil Lebon