CJCE, n° C-374/87, Conclusions de l'avocat général de la Cour, Orkem contre Commission des Communautés européennes, 18 mai 1989
CJUE, Conclusions de l'avocat général 18 mai 1989
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CJUE, Arrêt 18 octobre 1989
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CJUE, Arrêt (sommaire) 18 octobre 1989

Arguments

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  • Rejeté
    Absence de demande préalable de renseignements

    La Commission a justifié que la filiale de CdF Chimie SA avait connaissance des demandes et que la procédure n'était pas viciée, car les deux entités faisaient partie du même groupe.

  • Rejeté
    Caractère de communication des griefs déguisée

    La cour a estimé que les décisions avaient pour but de recueillir des informations nécessaires à l'enquête et ne constituaient pas des accusations formelles.

  • Rejeté
    Utilisation illégale du pouvoir de demander des renseignements

    La cour a jugé que la Commission avait le droit de demander des renseignements nécessaires pour vérifier l'existence d'infractions.

  • Rejeté
    Nécessité des renseignements demandés

    La cour a estimé que les demandes étaient justifiées pour établir l'existence d'infractions et que la Commission avait un large pouvoir d'appréciation.

  • Rejeté
    Droit à ne pas témoigner contre soi-même

    La cour a jugé que le règlement n° 17 ne prévoyait pas ce droit et que la Commission pouvait demander des renseignements sans violer les droits de la défense.

  • Rejeté
    Absence de demande préalable de renseignements

    La Commission a justifié que la filiale de Solvay avait connaissance des demandes et que la procédure n'était pas viciée, car les deux entités faisaient partie du même groupe.

  • Rejeté
    Caractère de communication des griefs déguisée

    La cour a estimé que les décisions avaient pour but de recueillir des informations nécessaires à l'enquête et ne constituaient pas des accusations formelles.

  • Rejeté
    Utilisation illégale du pouvoir de demander des renseignements

    La cour a jugé que la Commission avait le droit de demander des renseignements nécessaires pour vérifier l'existence d'infractions.

  • Rejeté
    Nécessité des renseignements demandés

    La cour a estimé que les demandes étaient justifiées pour établir l'existence d'infractions et que la Commission avait un large pouvoir d'appréciation.

  • Rejeté
    Droit à ne pas témoigner contre soi-même

    La cour a jugé que le règlement n° 17 ne prévoyait pas ce droit et que la Commission pouvait demander des renseignements sans violer les droits de la défense.

Résumé par Doctrine IA

CdF Chimie SA et Solvay demandent l'annulation de décisions de la Commission leur imposant de fournir des renseignements dans le cadre d'enquêtes sur des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur des thermoplastiques. Elles invoquent plusieurs moyens, notamment une absence de demande préalable de renseignements à CdF Chimie SA, le caractère de communication de griefs des décisions litigieuses, une utilisation illégale du pouvoir de demander des renseignements, la nécessité des renseignements demandés, un droit à ne pas témoigner contre soi-même, la présomption d'innocence et les droits d'accusé, ainsi qu'un renversement de la charge de la preuve.

La Cour, par le biais des conclusions de l'Avocat Général, rejette ces arguments. Elle estime que la procédure en deux phases pour la demande de renseignements a été respectée, que les décisions litigieuses ne constituent pas des communications de griefs déguisées, et que le pouvoir de demander des renseignements a été utilisé légalement et de manière nécessaire. De plus, la Cour considère que le règlement n° 17 n'accorde pas de droit à ne pas témoigner contre soi-même dans le cadre des enquêtes administratives, et que la présomption d'innocence et les droits de l'accusé ne sont pas violés à ce stade de la procédure.

En conséquence, les requêtes de CdF Chimie SA et Solvay sont rejetées, et elles sont condamnées aux dépens. L'Avocat Général souligne que les entreprises ne peuvent pas se prévaloir d'un droit au silence avant la communication des griefs, et que la Commission est fondée à mener des investigations pour établir l'existence et l'ampleur d'une infraction.

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Sur la décision

Référence :
CJUE, Cour, 18 mai 1989, Orkem / Commission, C-374/87
Numéro(s) : C-374/87
Conclusions jointes de l'Avocat général Darmon présentées le 18 mai 1989. # Orkem contre Commission des Communautés européennes. # Affaire 374/87. # Solvay & Cie contre Commission des Communautés européennes. # Affaire 27/88. # Concurrence - Pouvoirs d'enquête de la Commission - Droits de la défense.
Date de dépôt : 16 décembre 1987
Solution : Recours en annulation : rejet sur le fond, Recours en annulation : obtention
Identifiant CELEX : 61987CC0374
Identifiant européen : ECLI:EU:C:1989:207
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