Rejet 11 décembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Paris, 11 déc. 2025, n° 2531158 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Paris |
| Numéro : | 2531158 |
| Type de recours : | Plein contentieux |
| Dispositif : | Rejet moyen (Art R.222-1 al.7) |
| Date de dernière mise à jour : | 14 décembre 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 octobre 2025, M. B… A… doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler les décisions du 13 octobre 2025 par lesquelles la caisse d’allocations familiales (CAF) de Paris a rejeté ses demandes de remise de dettes de prime d’activité d’un montant de 700,86 euros et d’un montant de 1 386,69 euros. Il demande la remise de ces dettes.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la sécurité sociale,
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 7º Rejeter, après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé. (…). ».
Aux termes de l’article R. 772-6 du code de justice administrative : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d’activité est récupéré par l’organisme chargé de son service. (…) La créance peut être remise ou réduite par l’organisme mentionné au premier alinéa du présent article, en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d’une manœuvre frauduleuse ou d’une fausse déclaration. ».
Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre partie à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise totale ou partielle.
Si, dans sa requête, M. A… soutient être en couple, s’être récemment marié, entrer dans la vie active et être à la recherche d’un logement depuis plus d’un an et fait valoir qu’il n’est pas en mesure de rembourser sa dette, il n’établit pas sa situation de précarité financière en l’absence de production de l’ensemble des pièces relatives à la situation financière de son foyer. Ainsi, M. A…, à supposer la condition de bonne foi remplie, ne met pas le tribunal en mesure d’apprécier son éventuelle situation de précarité, dès lors qu’il n’a pas assorti le moyen tiré de sa précarité financière des pièces permettant d’en apprécier le bien-fondé. Le greffe du tribunal a invité M. A… à compléter sa requête, en application des dispositions de l’article R. 772-6 précité du code de justice administrative, dans un délai de quinze jours, par un courrier recommandé avec avis de réception en date du 30 octobre 2025, réceptionné le 4 novembre suivant. Dans ce courrier, le greffe l’a invité à fournir tous les éléments prouvant sa bonne foi et les justificatifs de l’intégralité des ressources et des charges actuelles de son foyer en l’informant des conséquences de son éventuelle carence. M. A… n’a pas répondu à cette invitation dans le délai imparti de quinze jours, ni même à la date de la présente ordonnance.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A… ne peut qu’être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A… est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B… A….
Fait à Paris, le 11 décembre 2025.
La vice-présidente de la 6e section,
S. Marzoug
La République mande et ordonne au préfet de la région d’Ile-de-France, préfet de Paris, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Police ·
- Territoire français ·
- Départ volontaire ·
- Justice administrative ·
- Pays ·
- Délai ·
- Destination ·
- Commissaire de justice ·
- Interdit ·
- Annulation
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Titre ·
- Étranger ·
- Renouvellement ·
- Demande ·
- Commissaire de justice ·
- Commission ·
- Décision administrative préalable
- Justice administrative ·
- Tribunaux administratifs ·
- Juge des référés ·
- Commissaire de justice ·
- Compétence du tribunal ·
- Décision administrative préalable ·
- Prolongation ·
- Urgence ·
- Lieu de résidence ·
- Exécution
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Assignation à résidence ·
- Légalité ·
- Juge des référés ·
- Anonymisation ·
- Suspension ·
- Aide juridictionnelle ·
- Aide ·
- Assignation
- Etats membres ·
- Règlement (ue) ·
- Asile ·
- Entretien ·
- Droits fondamentaux ·
- Union européenne ·
- Charte ·
- Belgique ·
- Transfert ·
- L'etat
- Justice administrative ·
- Recours contentieux ·
- Déclaration préalable ·
- Affichage ·
- Bénéficiaire ·
- Aménagement du territoire ·
- Délai ·
- Recours administratif ·
- Urbanisme ·
- Construction
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Urgence ·
- Juge des référés ·
- Certificat ·
- Refus ·
- Enfant ·
- Autorisation provisoire ·
- Désistement ·
- Résidence ·
- Document administratif
- Justice administrative ·
- Autorisation provisoire ·
- Carte de séjour ·
- Commissaire de justice ·
- Statuer ·
- Aide juridique ·
- Injonction ·
- Titre ·
- Étranger ·
- Sous astreinte
- Justice administrative ·
- Etats membres ·
- Transfert ·
- Personne concernée ·
- Juge des référés ·
- Billet ·
- Urgence ·
- Règlement (ue) ·
- Train ·
- Pays-bas
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Tribunaux administratifs ·
- Autorisation provisoire ·
- Délai ·
- Astreinte ·
- Compétence territoriale ·
- Lieu de résidence ·
- Compétence du tribunal ·
- Juridiction administrative ·
- Terme
- Recherche et développement ·
- Production ·
- Outillage ·
- Installation ·
- Technique ·
- Taxes foncières ·
- Activité ·
- Cotisations ·
- Impôt ·
- Matériel
- Justice administrative ·
- Travail ·
- Commissaire de justice ·
- Retrait ·
- Légalité externe ·
- Administration ·
- Solidarité ·
- Licenciement ·
- Abroger ·
- Inopérant
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.