Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, juge libertes detention, 12 avr. 2026, n° 26/01840 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01840 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 21 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/01840 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LP7X
ORDONNANCE DU 12 Avril 2026 SUR LA DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Valérie DUCAM, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assistée de Priscilla JUNIQUE, Greffier, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En vertu de l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une visio-conférence a été organisée entre le tribunal judiciaire de Nîmes et le centre de rétention de Nîmes pour la tenue de l’audience.
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 11 Avril 2026 à 11h47 enregistrée sous le numéro N° RG 26/01840 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LP7X présentée par Monsieur [S] [J] [L] concernant
Monsieur [P] [W]
né le 22 Septembre 1999 à [Localité 1]
de nationalité Marocaine ;
Vu l’arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 8 décembre 2023 et notifié le 12 décembre 2023 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 13 mars 2026 notifiée le 14 mars 2026 à 8h46.
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, est représenté par le Cabinet CENTAURE AVOCATS du barreau de PARIS qui ne s’est pas présenté mais qui a déposé des conclusions.
* * *
Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Camille PROIX, avocat commis d’office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu’en application de l’article L. 141-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue arabe et a donc été entendue avec l’assistance d’un interprète en cette langue, Monsieur [X] [A] inscrit sur une des listes des experts de la Cour d’Appel
DÉROULEMENT DES DÉBATS
La personne étrangère déclare : Je parle couramment le français. Je n’ai pas refusé, j’ai fait un recours. J’ai une petite de deux ans, j’ai une femme, je ne peux pas partir comme ça dans ces conditions comme ça. J’ai fait preuve de bonne foi, j’aimerais être assigné à résidence. Je ne peux pas partir du jour au lendemain.
Me [G] [H] ne soulève aucune nullité de procédure ;
***
La Préfecture ne s’est pas fait représenter à l’audience de ce jour bien que dûment avisée mais a communiqué des conclusions écrites.
***
Sur le fond, Me [G] [H] plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivants : Le 31/03/2026 c’était le jour de comparution de Monsieur qui a fait un recours. Le passeport a été remis il y a un laissez passer, il souhaite être assigné à résidence. Il souhaite organiser son départ par ses propres moyens.
Me [G] [H] plaide l’assignation à résidence de son client ;
La personne étrangère déclare : Je suis arrivé en 2010, j’ai fait des démarches pour faire des études, je suis très bien intégré je ne suis pas un criminel. Je me suis marié. J’ai fait toutes les obligations qu’on m’a demandé, j’ai eu des soins. J’ai fait une demande de titre de séjour. On m’a envoyé l’OQTF à la mauvaise adresse donc je ne l’ai jamais eue. J’ai 3 ans de mariage, j’ai une femme, je paye la crèche, je ne peux pas partir comme ça du jour au lendemain.
MOTIFS DE LA DÉCISION
— sur le fond
Attendu que conformément à l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, un délai de vingt-six jours s’est écoulé depuis l’expiration du délai de 04 jours mentionné au I de l’article L. 741-1 ;
Attendu qu’il est établi, en l’espèce :
1° une urgence absolue ou une menace pour l’ordre public,
2° que l’impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° que la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou de l’absence de moyens de transport ;
4° que la mesure d’éloignement n’a pu être exécutée en raison d’une délivrance tardive des documents de voyage ;
en ce que, la préfecture justifie avoir saisi le Consulat Marocain et avoir obtenu un laissez passer le 25 Mars 2026 ; que Monsieur [W] a fait obstruction en refusant d’embarquer le 31 Mars 2026, expliquant qu’il s’agissait du jour de sa comparution devant leTribunal Administratif ; que s’il souhaite être assigné à résidence, son obstruction démontre son opposition à un retour effectif ; qu’un nouveau départ est prévu pour le 18 Avril 2026 ;
Qu’il convient par conséquence de faire droit à la demande de prolongation de la Préfecture ;
PAR CES MOTIFS
DECLARONS la requête recevable ;
***
ORDONNONS pour une durée maximale de 30 jours commençant à l’expiration du délai de 26 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire, le maintien dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, de Monsieur [P] [W]
né le 22 Septembre 1999 à [Localité 1]
de nationalité Marocaine
et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 30 jours à compter du 12 Avril 2026 ;
RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 2] ;
***
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Etablissement 1] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Fait à [Localité 2], en audience publique, le 12 Avril 2026 à
LE GREFFIER LA PRESIDENTE
Reçu notification le 12 Avril 2026 à
[S] L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE
Pris connaissance ce jour à heures
☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [P] [W]
☐ de l’ordonnance ayant assigné à résidence Monsieur [P] [W]
☐ de l’ordonnance ayant mis fin à la rétention de Monsieur [P] [W]
et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président
☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance
Le Procureur de la République
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur [S] [J] [L]
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 2];
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 2] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Camille PROIX ;
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
PROCÈS VERBAL DES OPÉRATIONS TECHNIQUES
UTILISATION D’UN MOYEN DE TÉLÉCOMMUNICATION AU [Localité 3] D’UNE AUDIENCE TENUE EN MATIERE DE RETENION ADMINISTRATIVE
(art L743-7 du CESEDA)
Visio conférence tenue le 12 Avril 2026 entre le Tribunal Judiciaire de NIMES et le Centre de rétention de NIMES
dans la procédure suivie contre :
Monsieur [S] [J] [L] contre Monsieur [P] [W]
Procès verbal établi par Priscilla JUNIQUE greffier
La communication a été établie à
Les tests de vérification du caractère correct de la liaison ont été effectués
La communication a été interrompue à
☒ La liaison n’a pas été perturbée par un incident technique
☐ La liaison a été perturbée par l’incident technique suivant :
Fait à [Localité 2], le 12 Avril 2026
RÉCÉPISSÉ A REMPLIR PAR L’INTERMÉDIAIRE DU CRA DE [Localité 2]
Monsieur [P] [W] reconnaît avoir :
Reçu notification le ………………………… à ……………………………… heures de l’ordonnance de prolongation de la rétention administrative rendue le 12 Avril 2026 par Valérie DUCAM, vice-présidente, magistrat du siège de tribunal judiciaire de NIMES
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Etablissement 1] demandeur et à Monsieur le procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Signature du requérant
Cette ordonnance a été traduite oralement en…………………………………………………….
langue que le requérant comprend ;
le ………………………………………………………… à ……………………… [K]
Par l’intermédiaire de :
☐………………………………………………………………………, interprète
☐ inscrit sur les listes de la CA ☐ non inscrit sur les listes de la CA
☐ L’ISM, par téléphone
avec …………………………………………….., interprète en langue ……………………………………………………
SIGNATURE (interprète (si présent ) ou personnel du CHU, en précisant la qualité, et l’identité )
MERCI DE FAIRE RETOUR DE CE FORMULAIRE AU GREFFE DU JLD : [Courriel 2] (04.66.76.48.76)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Habitat ·
- Bail ·
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Dette ·
- Résiliation ·
- Délais ·
- Paiement ·
- Commandement ·
- Expulsion
- Locataire ·
- Loyer ·
- Épouse ·
- Résiliation ·
- Contentieux ·
- Bail ·
- Protection ·
- Tribunal judiciaire ·
- Charges ·
- Adresses
- Pénalité ·
- Indemnités journalieres ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sécurité sociale ·
- Comptable ·
- Accident du travail ·
- Maladie ·
- Salaire ·
- Indemnité ·
- Recours
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Lettre d'observations ·
- Mise en demeure ·
- Cotisations ·
- Sécurité sociale ·
- Redressement ·
- Urssaf ·
- Sociétés ·
- Frais professionnels ·
- Contribution ·
- Retard
- Tribunal judiciaire ·
- République ·
- Algérie ·
- Adoption simple ·
- Copie ·
- Jugement ·
- Chambre du conseil ·
- Étudiant ·
- Date ·
- Notification
- Parents ·
- Pensions alimentaires ·
- Enfant ·
- Tribunal judiciaire ·
- Prestation familiale ·
- Mariage ·
- Débiteur ·
- Divorce ·
- Intermédiaire ·
- Carolines
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Commissaire de justice ·
- Divorce ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mariage ·
- Adresses ·
- Code civil ·
- Conjoint ·
- Partage ·
- Jugement ·
- Non avenu
- Tribunal judiciaire ·
- Isolement ·
- Santé publique ·
- Restriction de liberté ·
- Vices ·
- Siège ·
- Contrôle ·
- Prolongation ·
- Visioconférence ·
- Magistrat
- Enfant ·
- Vacances ·
- Algérie ·
- Droit de visite ·
- Hébergement ·
- Débiteur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Résidence ·
- Autorité parentale ·
- Education
Sur les mêmes thèmes • 3
- Devis ·
- Sociétés ·
- Honoraires ·
- Expertise ·
- Indemnisation ·
- Facture ·
- Consultation ·
- Exception d'inexécution ·
- Règlement ·
- Entreprise
- Finances ·
- Ligne ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consommation ·
- Contrat de crédit ·
- Adresses ·
- Commissaire de justice ·
- Offre de crédit ·
- Paiement ·
- Respect
- Rétablissement personnel ·
- Adresses ·
- Liquidation judiciaire ·
- Débiteur ·
- Société par actions ·
- Commission de surendettement ·
- Personnel ·
- Créance ·
- Surendettement des particuliers ·
- Tribunal judiciaire
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.