Entrée en vigueur le 14 décembre 2018
Modifié par : Ordonnance n°2018-1135 du 12 décembre 2018 - art. 6 (V)
I.-Le cédant informe, individuellement et par tout moyen conférant date certaine, le salarié dont le contrat de travail doit être transféré au plus tard douze mois avant la date prévue pour le changement effectif d'attributaire. Le cédant indique les conditions du transfert du contrat de travail ainsi que les conséquences de son refus pour le salarié.
II.-Le salarié dont le contrat de travail doit être transféré peut faire connaître son refus par écrit à son employeur dans un délai de deux mois. À défaut de réponse dans ce délai, le salarié est réputé avoir accepté le transfert de son contrat de travail.
III.-Le refus du salarié mentionné au I, dont le taux moyen d'affectation au service concerné sur les douze derniers mois est supérieur à 50 %, constitue le motif de la rupture de son contrat de travail, qui est prononcée par le cessionnaire et prend effet à la date effective du changement d'attributaire. Le cessionnaire notifie au salarié la rupture de son contrat de travail et son motif par tout moyen conférant date certaine dans un délai d'un mois à compter de la date effective du changement d'attributaire. Le salarié a droit à une indemnité versée par le cessionnaire dont le taux et les modalités de calcul sont déterminés par décret en Conseil d'État. Les articles L. 1234-19 et L. 1234-20 du code du travail s'appliquent.
IV.-Lorsque le salarié mentionné au I dont le taux moyen d'affectation au service concerné sur les douze derniers mois est inférieur à 50 % refuse le transfert de son contrat de travail, le cédant lui présente dans un délai d'un mois à compter de son refus une offre d'emploi disponible situé dans la même région ou, à défaut, situé sur le territoire national dans l'entreprise, relevant de la même catégorie que celui qu'il occupe ou sur un emploi équivalent, par tout moyen conférant date certaine. Le salarié peut faire connaître son refus par écrit au cédant dans un délai d'un mois à compter de la date à laquelle l'offre lui a été présentée. L'absence de réponse au cédant dans ce délai vaut acceptation de l'offre proposée. Le refus du salarié constitue le motif de la rupture de son contrat de travail, qui est prononcée par le cédant et prend effet à la date effective du changement d'attributaire. Le cédant notifie au salarié la rupture de son contrat de travail et son motif par tout moyen conférant date certaine dans un délai d'un mois à compter de la date effective du changement d'attributaire. Le salarié a droit à une indemnité versée par le cédant dont le taux et les modalités de calcul sont déterminés par décret en Conseil d'État. Les articles L. 1234-19 et L. 1234-20 du code du travail s'appliquent.
V.-La rupture du contrat de travail des salariés mentionnés au chapitre Ier du titre Ier du livre IV de la deuxième partie du code du travail est en outre soumise aux règles procédurales spécifiques prévues à la section 1 du chapitre Ier du titre II de ce livre.
VI.-Lorsque le transfert du contrat de travail entraîne pour le salarié mentionné au I le déplacement de son lieu principal d'affectation dans une autre région, celui-ci peut refuser le transfert. Par dérogation au II, il est tenu d'informer son employeur de son refus dans un délai d'un mois. À défaut, il est réputé avoir accepté le transfert. Le refus du salarié n'emporte aucune conséquence sur la poursuite de son contrat de travail par dérogation aux III et IV.
VII.-Le cédant est tenu d'informer sans délai le cessionnaire, par tout moyen conférant date certaine, de la décision des salariés mentionnés au I.
Un décret en Conseil d'État précise les modalités d'application du présent article.
[…] elles aussi, ces problématiques AV développement durable. L'article L. 1211-3 du coAV AVs transports, dans sa nouvelle rédaction issue AV la loi du 24 décembre 2019 d'orientation AVs mobilités […] plus innoAUts et moins chers, sans entraver les opérateurs AV services publics dans la poursuite AVs missions spécifiques qui leur ont été imparties » 24 . […] Le contenu du « sac à dos social » est défini par les articles L. 2121-20 et 2121-27 du coAV AVs transports et par un accord AV branche du 6 décembre 2021. […] Le cadre actuel défini par les articles L. 2121-20 à L. 2121-24 du coAV AVs transports et un décret du 26 décembre 2018 215 soulève en effet un certain nombre AV difficultés, […]
[…] Comme le souligne l'ADEME dans son rapport précité, au-delà des enjeux environnementaux auxquels l'« écologisation » des transports vise à répondre, […] elles aussi, ces problématiques de développement durable. L'article L. 1211-3 du code des transports, dans sa nouvelle rédaction issue de la loi du 24 décembre 2019 d'orientation des mobilités […] Le contenu du « sac à dos social » est défini par les articles L. 2121-20 et 2121-27 du code des transports et par un accord de branche du 6 décembre 2021. 58 […] Le cadre actuel défini par les articles L. 2121-20 à L. 2121-24 du code des transports et un décret du 26 décembre 2018215 soulève en effet un certain nombre de difficultés, […]
[…] En outre, l'article 19 de la loi précitée a ouvert aux régions, à compter du 3 décembre 2019 et jusqu'au 24 décembre 2023, la faculté de déroger aux articles L. 2121-4, L. 2121-6 et L. 2141-1 du code des transports organisant le monopole de SNCF Voyageurs, et d'attribuer des contrats de service public de transport ferroviaire de voyageurs d'intérêt régional après publicité et mise en concurrence. […] soit de dégager le réseau afin de libérer la capacité, relèvent également de l'organisation et de l'exécution du service public au sens de l'article L. 2121-19 du code de transports. […] L. 2121-21 à L. 2121-24. […] conformément au III l'article L.2121-24 du code des transports.