Infirmation 11 novembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Paris, pôle 1 ch. 11, 11 nov. 2025, n° 25/06193 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Paris |
| Numéro(s) : | 25/06193 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 20 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
L. 340-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour
des étrangers et du droit d’asile
ORDONNANCE DU 11 NOVEMBRE 2025
(1 pages)
Numéro d’inscription au répertoire général et de décision : Q N° RG 25/06193 – N° Portalis 35L7-V-B7J-CMHRY
Décision déférée : ordonnance rendue le 08 novembre 2025, à 15h31, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bobigny
Nous, Marie-Anne Baulon, président de chambre à la cour d’appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Camille Besson, greffière aux débats et au prononcé de l’ordonnance
APPELANT
LE MINISTRE DE L’INTÉRIEUR REPRÉSENTÉ PAR LE PRÉFET DE POLICE
représenté par Me Oriane Camus, du cabinet Lesieur, avocat au barreau de Paris
INTIMÉE
Mme [M] [K] [I]
née le 15 novembre 1998 à [Localité 1], de nationalité non précisée
Libre, non comparante, non représentée, convoquée en zone d’attente à l’aéroport de [3], dernier domicile connu
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l’heure de l’audience
ORDONNANCE :
— réputée contradictoire
— prononcée en audience publique
— Vu l’ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bobigny du 08 novembre 2025 à 15h31, disant n’y avoir lieu de prolonger le maintien de Mme [M] [K] [I] en zone d’attente à l’aéroport de [3] et rappelant que l’administration doit restituer à l’intéressé l’intégralité de ses affaires personnelles, y compris son passeport et ses documents de voyage ;
— Vu l’appel motivé interjeté le 09 novembre 2025, à 21h51, par le conseil du préfet de police ;
— Après avoir entendu les observations du conseil du préfet de police tendant à l’infirmation de l’ordonnance ;
SUR QUOI,
C’est à tort que le premier juge a rejeté la requête préfectorale dès lors qu’il résulte des articles L 342-1 et L 342-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile que 'le maintien en zone d’attente au-delà de quatre jours à compter de la décision initiale peut être autorisé, par le juge des libertés et de la détention statuant sur l’exercice effectif des droits reconnus à l’étranger, pour une durée qui ne peut être supérieure à huit jours’ et que ' l’existence de garanties de représentation de l’étranger n’est pas à elle seule susceptible de justifier le refus de prolongation de son maintien en zone d’attente';
Dès lors, en l’absence de moyens tirés d’un défaut d’exercice effectif des droits en zone d’attente, le juge judiciaire ne saurait, sans commettre un excès de pouvoir, refuser la prolongation du maintien en zone d’attente au seul motif des garanties de représentation de l’étranger, ni se substituer au juge administratif pour apprécier la légalité du refus d’entrer sur le territoire français, non plus que la seule présence d’un mineur ne saurait, par le motif biaisé et abstrait de la prise en compte de «'l’intérêt supérieur'» dudit enfant , permettre le refus de prolongation sans caractériser in concreto l’atteinte prétendument portée, par ailleurs, le caractère adapté ou non des locaux ne peut être examiné qu’au regard des besoins spécifiques, lesdits locaux ne pouvant d’emblée et sans autre analyse être considérés comme «'inadaptés'».; l’ordonnance ne peut qu’être infirmée.
PAR CES MOTIFS
INFIRMONS l’ordonnance,
STATUANT à nouveau,
ORDONNONS la prolongation du maintien de Mme [M] [K] [I] en zone d’attente de l’aéroport de [3] pour une durée de huit jours,
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d’une expédition de la présente ordonnance.
Fait à [Localité 2], le 11 novembre 2025 à
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE ET DE L’EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
Pour information :
L’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l’étranger, à l’autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d’attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Le préfet ou son représentant
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Contrats divers ·
- Contrats ·
- Presse ·
- Cession ·
- Sociétés ·
- Fonds de commerce ·
- Acte ·
- Directeur général ·
- Loyers impayés ·
- Bailleur ·
- Loyer ·
- Titre
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Désistement ·
- Appel ·
- Mise en état ·
- Magistrat ·
- Réserve ·
- Accord ·
- Homme ·
- Non avenu ·
- Avocat ·
- Instance
- Autres demandes relatives à la vente ·
- Contrats ·
- Consorts ·
- Condition suspensive ·
- Acquéreur ·
- Compromis ·
- Prêt ·
- Adresses ·
- Agence immobilière ·
- Décès ·
- États-unis ·
- Vente
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Prêt d'argent, crédit-bail , cautionnement ·
- Contrats ·
- Caution ·
- Titre exécutoire ·
- Garantie ·
- Créance ·
- Prescription ·
- Ordonnance ·
- Code de commerce ·
- Injonction de payer ·
- Créanciers ·
- Clôture
- Autres demandes relatives au fonctionnement du groupement ·
- Groupements : fonctionnement ·
- Droit des affaires ·
- Sociétés ·
- Industrie ·
- Actionnaire ·
- Lettre de mission ·
- Courriel ·
- Capital ·
- Commission ·
- Demande ·
- Prestation ·
- Rémunération
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Propriété et possession immobilières ·
- Demande en bornage ou en clôture ·
- Jonction ·
- Europe ·
- Audit ·
- Ordonnance ·
- Mise en état ·
- Sociétés ·
- Procédure ·
- Diligences ·
- Établissement ·
- Adresses
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Demande d'indemnités ou de salaires ·
- Relations individuelles de travail ·
- Etablissements de santé ·
- Fondation ·
- Obligation ·
- Suspension du contrat ·
- Trouble manifestement illicite ·
- Vie privée ·
- Illicite ·
- Réintégration ·
- Référé ·
- Travail
- Demande en paiement relative à un autre contrat ·
- Contrats divers ·
- Contrats ·
- Caducité ·
- Dispositif ·
- Déclaration ·
- Appel ·
- Conclusion ·
- Demande ·
- Sociétés ·
- Infirmation ·
- Saisine ·
- Incident
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Administration ·
- Éloignement ·
- Ordonnance ·
- Diligences ·
- Nationalité ·
- Contrôle ·
- Étranger ·
- Courriel ·
- Consulat ·
- Se pourvoir
Sur les mêmes thèmes • 3
- Banque - effets de commerce ·
- Droit des affaires ·
- Tribunal judiciaire ·
- Liban ·
- Compétence ·
- Etats membres ·
- Clause ·
- Déni de justice ·
- Juridiction ·
- Conditions générales ·
- Consommateur ·
- Compte
- Prêt ·
- Intérêt de retard ·
- Juge-commissaire ·
- Créance ·
- Ordonnance ·
- Titre ·
- Recouvrement ·
- Crédit agricole ·
- Mandataire ·
- Indemnité
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Sociétés ·
- Salarié ·
- Contrats ·
- Licenciement ·
- Prescription ·
- États-unis ·
- Adhésion ·
- Rupture ·
- Action ·
- Allemagne
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.