Conseil d'Etat, 3ème et 8ème sous-sections réunies, du 9 mai 2005, 277280, publié au recueil Lebon
CE 9 mai 2005

Arguments

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  • Accepté
    Application du principe de non-application des règlements illégaux

    Le Conseil d'Etat a rappelé que l'autorité administrative doit ne pas appliquer un règlement illégal, même en l'absence d'une décision juridictionnelle prononçant son annulation.

  • Autre
    Application des dispositions de l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme

    Le Conseil d'Etat a précisé que le maire est tenu de se fonder sur le document d'urbanisme en vigueur, sauf si celui-ci est affecté par des vices de forme ou de procédure.

  • Autre
    Ecarter le plan d'occupation des sols en vigueur

    Le Conseil d'Etat a indiqué que si le plan d'occupation des sols est illégal, le maire doit écarter ce plan et se fonder sur le document immédiatement antérieur ou, à défaut, sur les règles générales du code de l'urbanisme.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort par le tribunal administratif de Nice, a rendu un avis sur trois questions préjudicielles liées au refus de délivrance d'une autorisation de lotir par le maire du Beausset. Premièrement, il a affirmé qu'une autorité administrative doit écarter les dispositions illégales d'un document d'urbanisme, même sans annulation juridictionnelle préalable, et ce, sous le contrôle du juge de l'excès de pouvoir. Deuxièmement, il a précisé que, conformément à l'article L. 600-1 du code de l'urbanisme, après six mois de prise d'effet d'un document d'urbanisme, les vices de forme ou de procédure ne peuvent être invoqués par voie d'exception, sauf pour les cas spécifiquement mentionnés dans cet article. Troisièmement, il a indiqué que si le document d'urbanisme en vigueur ne peut être appliqué pour cause d'illégalité, l'autorité doit se référer au document immédiatement antérieur, à moins que celui-ci ne soit également illégal, auquel cas les règles générales du code de l'urbanisme s'appliquent. Cet avis vise à éclairer le tribunal administratif de Nice pour sa décision sur la demande d'annulation de l'arrêté du maire du Beausset.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 3e et 8e ss-sect. réunies, 9 mai 2005, n° 277280, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 277280
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr. Section, 14 novembre 1958, Ponard, p. 554.,,[RJ2] Rappr. Cons. const., 21 janvier 1994, n° 93-335 DC.
Dispositif : Avis article L. 113-1
Identifiant Légifrance : CETATEXT000008216214
Identifiant européen : ECLI:FR:CESSR:2005:277280.20050509

Sur les parties

Texte intégral

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