Conseil d'État, 2ème - 7ème chambres réunies, 18 juin 2018, 407310
TA Nice 17 octobre 2013
>
TA Nice
Annulation 18 novembre 2014
>
CAA Marseille
Rejet 28 novembre 2016
>
CE
Annulation 18 juin 2018
>
CAA Marseille
Annulation 17 janvier 2019

Arguments

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  • Accepté
    Erreur de droit sur la notification de l'enquête parcellaire

    La cour a jugé que l'affichage en mairie pouvait effectivement se substituer à la notification individuelle lorsque l'avis de réception n'est pas retourné, ce qui constitue une erreur de droit de la cour administrative d'appel.

  • Accepté
    Partie perdante dans l'instance

    La cour a décidé que M me B… devait verser une somme à la commune, car celle-ci n'était pas la partie perdante dans l'instance.

  • Accepté
    Absence de fondement des conclusions de M me B…

    La cour a rejeté les conclusions de M me B… car elles n'étaient pas fondées, la commune n'étant pas la partie perdante.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, a annulé l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille du 28 novembre 2016 qui avait rejeté l'appel de la commune de Nice contre le jugement du tribunal administratif de Nice annulant l'arrêté préfectoral déclarant cessibles des immeubles pour un projet d'équipement public. La cour avait jugé que l'affichage en mairie ne pouvait se substituer à la notification individuelle non reçue par Mme B…, propriétaire des immeubles concernés. Le Conseil d'État a estimé que la cour a commis une erreur de droit, car selon l'article R. 11-19 (devenu R. 131-3) et R. 11-22 (devenu R. 131-6) du code de l'expropriation pour cause d'utilité publique, l'expropriant n'est pas tenu de renouveler la notification individuelle si l'avis de réception n'est pas retourné, l'affichage en mairie étant alors suffisant. En conséquence, la ville de Nice a obtenu l'annulation de l'arrêt et le renvoi de l'affaire devant la cour administrative d'appel de Marseille, ainsi qu'une somme de 3 000 euros à la charge de Mme B… au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions de Mme B… devant le Conseil d'État ont été rejetées.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 2e - 7e ch. réunies, 18 juin 2018, n° 407310, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 407310
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Marseille, 28 novembre 2016, N° 15MA00411,15MA02339
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Rappr., s'agissant d'un courrier non-réclamé, CE, 13 février 2013, Bongue et autres, n° 343164, T. p. 640.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000037085270
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2018:407310.20180618

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 2ème - 7ème chambres réunies, 18 juin 2018, 407310