Conseil d'État, 6ème - 5ème chambres réunies, 23 juin 2023, 473249, Inédit au recueil Lebon
CE 12 avril 2023
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CE 23 juin 2023

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au silence

    La cour a estimé que le principe du droit de se taire ne s'applique pas dans le cadre d'une procédure disciplinaire, et que les articles contestés ont déjà été déclarés conformes à la Constitution par le Conseil constitutionnel.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi par le Conseil supérieur de la magistrature pour examiner la conformité aux droits et libertés garantis par la Constitution des articles 52 et 56 de l'ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958 portant loi organique relative au statut de la magistrature. M. B soutient que ces articles, qui prévoient l'audition du magistrat poursuivi sans lui notifier son droit au silence, méconnaissent le principe selon lequel nul n'est tenu de s'accuser. Le Conseil d'État constate que ces dispositions sont applicables au litige et que la question posée est nouvelle. Cependant, il considère que le principe du droit de se taire ne s'applique qu'en matière pénale et que les articles contestés définissent la procédure disciplinaire applicable aux magistrats du siège. Par conséquent, le Conseil d'État estime que la question soulevée par M. B n'est pas sérieuse et ne la renvoie pas au Conseil constitutionnel.

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Commentaires30

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1Face au bruit des aéroports, s’impose le droit au silence
blog.landot-avocats.net · 13 octobre 2025

2L’étudiant poursuivi disciplinairement doit se voir notifier son droit de se taire ; mais omettre cette formalité ne viciera la procédure que dans certains cas
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3L’obligation de signaler à une personne son droit de rester silencieuse ne s’étend pas aux contrôles administratifs des agents de la CNIL
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Sur la décision

Référence :
CE, 6-5 chr, 23 juin 2023, n° 473249
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 473249
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Autres
Décision précédente : Conseil d'État, 12 avril 2023
Dispositif : QPC T-Non lieu à transmission (définitif)
Date de dernière mise à jour : 20 février 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000047720946
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2023:473249.20230623
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Ordonnance n° 58-1270 du 22 décembre 1958
  2. Constitution du 4 octobre 1958
  3. Ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958
  4. LOI organique n° 2010-830 du 22 juillet 2010
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