CJUE, n° C-412/24, Arrêt de la Cour, Fauré Le Page Maroquinier SAS et Fauré Le Page Paris SAS contre Goyard ST-Honoré SAS, 26 mars 2026
CJUE, Demande (JO) 10 juin 2024
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CJUE, Conclusions de l'avocat général 27 novembre 2025
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CJUE, Arrêt 26 mars 2026

Résumé par Doctrine IA

Les sociétés Fauré Le Page Paris SAS et Fauré Le Page Maroquinier SAS ont demandé l'annulation de leurs marques "Fauré Le Page Paris 1717" pour articles de maroquinerie. Elles étaient poursuivies par Goyard ST-Honoré SAS, qui alléguait que ces marques étaient trompeuses en raison de l'indication d'une date de création ancienne qui n'était pas celle de l'entreprise actuelle.

La Cour de cassation française a saisi la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) de la question de savoir si une marque incluant un nombre perçu comme une année de création d'entreprise, évoquant ainsi un savoir-faire ancien et un prestige, pouvait être considérée comme trompeuse si ce savoir-faire n'existait pas réellement. La CJUE devait interpréter l'article 3, paragraphe 1, sous g) de la directive 2008/95/CE, qui interdit les marques susceptibles de tromper le public.

La CJUE a répondu que l'article 3, paragraphe 1, sous g) de la directive 2008/95/CE doit être interprété en ce sens qu'une marque incluant un nombre perçu comme une année de création d'entreprise, et évoquant ainsi un savoir-faire ancien conférant qualité et prestige, peut être considérée comme trompeuse si ce savoir-faire n'existe pas. Il appartient à la juridiction nationale d'apprécier si le public pertinent perçoit cette date comme une indication d'ancienneté et si cela influence sa décision d'achat.

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Sur la décision

Référence :
CJUE, Cour, 26 mars 2026, C-412/24
Numéro(s) : C-412/24
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 26 mars 2026.#Fauré Le Page Maroquinier SAS et Fauré Le Page Paris SAS contre Goyard ST-Honoré SAS.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour de cassation (France).#Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 2008/95/CE – Article 3, paragraphe 1, sous g) – Motifs de refus d’enregistrement ou de nullité d’une marque – Marque de nature à tromper le public – Articles de maroquinerie de luxe – Marque incluant un nombre perçu par le public pertinent comme indiquant une année de création d’entreprise – Évocation, en raison de l’ancienneté de cette année, d’un savoir-faire de longue date conférant au produit concerné un gage de qualité et une image de prestige – Indication trompeuse sur les caractéristiques du produit.#Affaire C-412/24.
Date de dépôt : 10 juin 2024
Précédents jurisprudentiels : 23 avril 2009, Copad ( C-59/08, EU:C:2009:260
30 mars 2006, Emanuel ( C-259/04, EU:C:2006:215
8 juin 2017, W. F. Gözze Frottierweberei et Gözze, C-689/15, EU:C:2017:434
Copad, C-59/08, EU:C:2009:260
Emanuel, C-259/04, EU:C:2006:215, point 47, ainsi que du 8 juin 2017, W. F. Gözze Frottierweberei et Gözze, C-689/15, EU:C:2017:434
Solution : Renvoi préjudiciel
Identifiant CELEX : 62024CJ0412
Identifiant européen : ECLI:EU:C:2026:250
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Directive 2008/95/CE du 22 octobre 2008 rapprochant les législations des États membres sur les marques (version codifiée)
  2. Directive (UE) 2015/2436 du 16 décembre 2015 rapprochant les législations des États membres sur les marques (refonte)
  3. Code de la propriété intellectuelle
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