Résumé de la juridiction
Elles s’adressent aux décideurs publics Dans le contexte épidémique actuel marqué par l’arrivée d’une septième vague épidémique en cours en France et de la présence des sous-lignages BA.4 et BA.5 d’Omicron désormais majoritaires en France, la HAS répond à la saisine du Directeur général de la santé (DGS) concernant la pertinence éventuelle d’élargir la population éligible à un rappel et sur l’opportunité de modifier le délai minimal à respecter entre en cas d’infection survenue depuis la dernière injection.
L’ensemble des sous-lignages d’Omicron est associé à des formes cliniques moins sévères de la Covid-19 comparativement aux précédents variants du SARS-CoV-2, en partie expliquées par l’immunité conférée par la vaccination et les infections antérieures. Dans le contexte actuel d’accélération de la circulation du SARS-CoV-2, il est important de restaurer ou de maintenir des niveaux d’immunité élevés dans la population et en particulier chez les personnes les plus à risque.
La HAS a notamment pris en considération :
La HAS rappelle également le haut niveau de protection vaccinale conféré par une première dose de rappel. Elle souligne ainsi que, dans le contexte épidémique actuel, La HAS souligne que l’indication de cette dose de rappel additionnelle s’inscrit à court terme dans le contexte de reprise épidémique importante actuelle. La HAS poursuit sa réflexion afin d’aboutir à des recommandations anti-Covid-19 de moyen et de long terme, prenant notamment les enjeux d’acceptabilité par la population ainsi que l’ensemble des données immunologiques et cliniques disponibles à date.
Ces recommandations seront actualisées en fonction des nouvelles données disponibles.
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Sur la décision
| Référence : | HAS, 13 juil. 2022, n° 2022.0043/AC/SESPEV |
|---|---|
| Numéro(s) : | 2022.0043/AC/SESPEV |
Texte intégral
Avis n°2022.0043/AC/SESPEV du 13 juillet 2022 du Collège de la Haute Autorité de santé relatif à la place d’une dose de rappel additionnelle des vaccins contre la Covid-19 dans la stratégie vaccinale
Le collège de la Haute Autorité de santé ayant valablement délibéré en sa séance du 13 juillet 2022,
Vu les articles L. 161-37 et suivants du code de la sécurité sociale ; Vu l’article L. 3111-1 du code de la santé publique ; Vu la saisine du Directeur général de la santé en date du 12 juillet 2022 ;
ADOPTE L’AVIS SUIVANT :
Dans le contexte épidémique actuel marqué par l’arrivée d’une septième vague épidémique en cours en France, de la présence des sous-lignages BA.4 et BA.5 d’Omicron désormais majoritaires en France, la HAS répond à la saisine du Directeur général de la santé (DGS) concernant la pertinence éventuelle d’élargir la population éligible à un deuxième rappel (en particulier pour les femmes enceintes et pour les personnes au contact de publics fragiles quel que soit leur âge). La HAS est également interrogée sur l’opportunité de modifier le délai minimal à respecter entre l’infection et l’administration d’une deuxième dose de rappel pour les personnes âgées et fragiles.
Les recommandations actuelles concernant l’administration d’un deuxième rappel sont fixées dans le DGS-Urgent du 7 avril dernier1. Aux termes de ce DGS-Urgent, le périmètre du public concerné par la deuxième dose de rappel de vaccin contre la Covid-19 a été étendu aux personnes âgées de 60 à 79 ans, avec ou sans comorbidité. Le deuxième rappel est administré à partir de six mois après l’injection du premier rappel ou après l’infection, à l’exception des personnes âgées de 80 ans et plus, pour les résidents en EHPAD et en USLD et pour les personnes immunodéprimées, pour qui l’écart entre le premier rappel et le deuxième est de trois mois. En cas d’infection survenant plus de trois mois après le premier rappel, un deuxième rappel n’est pas nécessaire. Si l’infection est survenue moins de trois mois après le premier rappel, un deuxième rappel doit être administré au moins six mois après l’infection.
1. Contexte épidémiologique actuel
Les données épidémiologiques récentes2 sont caractérisées par une augmentation de la circulation virale sur l’ensemble du territoire métropolitain en semaine 26 (du 27 juin au 3 juillet), indiquant une potentielle septième vague de l’épidémie. Le R-effectif était de 1,45, le taux d’incidence continuait d’augmenter et s’élevait à 1153/100 000 habitants (+55 % par rapport à semaine précédente) en étant particulièrement élevé chez les 20-29 ans (1518/100 000 habitants) (Annexe 1, Figure 5).
La hausse de nouvelles hospitalisations s’est poursuivie en semaine 26 avec une augmentation de 16 %, soit 5 953 nouvelles hospitalisations (Annexe 1, Figure 6). Les admissions en soins critiques étaient également en augmentation de 17 %, soit 550 nouvelles admissions (Annexe 1, Figure 7). Les taux d’hospitalisation les plus élevés et l’augmentation la plus forte étaient observés chez les 90 ans et plus. Les taux de nouvelles admissions en soins critiques étaient stables dans la majorité des classes d’âge, en légère baisse chez les 80-89 ans et en faible hausse chez les 70-79 ans et les 50-59 ans (Annexe 1, Figure 7).
Le nombre de décès pour Covid-19 à l’hôpital et en ESMS continue d’augmenter après plusieurs semaines de baisse. Santé Publique France recensait 263 décès à l’hôpital au niveau national en S26 (+12 % par rapport à S25 vs +6 % entre S24 et S25). On comptait également sept décès en ESMS (établissements sociaux et médico-sociaux) en S26, (contre 7 en S25).
Le sous-lignage BA.5 du variant Omicron est devenu majoritaire sur le territoire et représentait 67 % des séquences interprétables (BA.2 représentait 18 % et BA.4 7%).
La proportion de réinfections depuis décembre 2021 atteignait 12 % en S23 ; entre le 2 mars 2021 et le 12 juin 2022, les réinfections possibles représentaient 4,1 % de l’ensemble des cas confirmés de Covid- 19, une proportion en forte augmentation depuis décembre 2021. Par ailleurs, un nombre élevé de réinfections par Omicron après une première infection par ce même variant était observée. Néanmoins, la probabilité qu’une réinfection survienne après une première infection par un autre variant (Alpha, Delta ou autre) restait nettement plus élevée.
Au 4 juillet, les couvertures vaccinales progressaient peu (84,7 % chez les 65 ans et plus pour la première dose de rappel). Seuls 26,5 % des 60-79 ans et 31,7 % des 80 ans et plus ainsi que 42,2 % des résidents en EHPAD qui y étaient éligibles avaient reçu leur seconde dose de rappel. Dans les DROM, les couvertures vaccinales restaient également insuffisantes notamment en Guyane, en Guadeloupe et en Martinique où respectivement, seulement 15,2 %, 22,7 % et 25,3 % de la population a bénéficié de la première dose de rappel.
2. Analyse de risque liée aux variants émergents de SARS-CoV-2 (Mise à jour du 06/07/2022)
Dans son analyse de risque sur les variants émergents mise à jour le 6 juillet 20223, Santé publique France et le Centre National de Référence Virus des infections respiratoires confirment qu’après avoir rapidement remplacé Delta, le VOC Omicron reste hégémonique en France et à l’international. Les trois caractéristiques majeures d’Omicron sont sa transmissibilité élevée, son échappement immunitaire et sa moindre sévérité (liée en partie à une efficacité vaccinale conservée contre les formes sévères). Au sein du VOC Omicron, le sous-lignage BA.2, majoritaire en France depuis mars 2022, est en cours de remplacement par BA.5. Ce remplacement de BA.2 par BA.5 est également observé dans la plupart des pays européens. Les données très préliminaires disponibles aujourd’hui sont cependant en faveur d’une efficacité vaccinale et d’une sévérité similaire de BA.5 par rapport aux autres sous-lignages d’Omicron.
Une étude de cohorte comparant la sévérité de la maladie chez 3 793 personnes infectées avec BA.4/5 et 27 614 avec BA.1 en Afrique du Sud a été identifiée (cf. Résultats de l’étude de Davies et al. en Annexes (Tableau 5). L’antécédent d’infection était plus fréquemment rapporté pour les patients infectés par BA.4/BA.5 (18,9 %) comparés à ceux infectés par BA.1 (11,9 %) et les autres variants (La sévérité de la maladie était similaire entre les personnes contaminées par BA.4/BA.5 comparées à celles infectées par BA.1 (adjusted hazard ratio [aHR] 1,12 ; IC 95 % : 0,93 ; 1,34). Les vagues dues à Omicron étaient caractérisées par un risque inférieur de survenue de formes sévères (décès, décès ou hospitalisation en soins intensifs ou avec ventilation mécanique ou prescription de stéroïdes oraux ou intraveineux) comparées aux vagues précédentes. Les facteurs protecteurs de formes sévères de la maladie avec une infection par BA.4/BA.5 étaient : une précédente infection (aHR 0,23 ; IC 95 % : 0,10 ; 0,52) et la vaccination (schéma à deux doses plus un rappel avec vaccins BNT162b ou Ad26.COV2.S versus pas de vaccination) (aHR 0,20; IC 95 % : 0,08 ; 0,49).
3. Profil des personnes hospitalisées en France en période Omicron
Les données fournies par Santé publique France permettent de voir la répartition par âge des patients hospitalisées et ceux admis dans les services de soins critiques (Figure 1, Figure 2) de la semaine 20 à la semaine 26. On constate que cette répartition est stable, les plus de 60 ans représentant près de 70% des hospitalisations. Parmi les 41 patients de moins de 60 ans présentant des comorbidités, notifiés dans le cadre de la surveillance sentinelles des cas graves pour une hospitalisation en services de réanimation entre le 01/05 et le 30/6/2022, et dont le statut vaccinal était renseigné, 20 patients étaient vaccinés : 2 avaient reçu 2 doses, 16 avaient reçu trois
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doses et deux avaient reçu quatre doses (Source Santé publique France). Ces données sont à analyser dans le contexte d’une couverture vaccinale élevée pour 3 doses de vaccin
L’étude SEVARVIR, cohorte prospective observationnelle multicentrique française rapporte les caractéristiques des patients atteints d’une forme sévère du Covid-19 et hospitalisés dans les unités de soins intensifs. Cette étude encore en cours montre qu’une proportion importante (49 %, n=83/172)) des patients hospitalisés en période Omicron présente une immunodépression. Parmi les immunocompétents, 80% présentait au moins une comorbidité et la mortalité à J28 était significativement différente entre les tranches d’âge des moins de 60 ans, 60 à 70 ans et plus de 70 ans et s’élevait à 13,8 %, 29,2 %, 46,2 % (p-value=0,031) respectivement.
Figure 1. Evolution de la répartition par âge des patients hospitalisés.
Figure 2. Evolution de la répartition par âge des patients admis en services de soins critiques.
4. Résultats des dernières modélisations conduites par l’institut Pasteur
L’Unité de Modélisation Mathématique des Maladies Infectieuses de l’Institut Pasteur a récemment réalisé des projections à court terme des besoins hospitaliers pour les patients Covid-194. Les auteurs rappellent que la production de telles projections est un exercice particulièrement difficile et incertain, les résultats de ces modèles doivent ainsi être considérés avec précaution.
Plusieurs modèles individuels ont été réalisés en prenant en compte certaines familles de prédicteurs (épidémiologiques, météorologiques, de mobilité). Un « modèle d’ensemble » a ensuite été construit avec une approche consistant à faire la moyenne des projections de plusieurs modèles individuels. Un deuxième modèle d’ensemble (modèle 2) s’appuyant uniquement sur des prédicteurs épidémiologiques a été développé.
Au 5 juillet 2022, les projections des besoins apportent les conclusions suivantes : au niveau national et dans les régions métropolitaines, le modèle d’ensemble anticipe une hausse des admissions à l’hôpital dans les jours qui viennent (Figure 3). Il est possible que le modèle surestime la dynamique des admissions en soins critiques du fait des Covid-19 fortuits et de la structure d’âge des patients hospitalisés. Les projections
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à 14 jours risquent d’être surestimées dans les régions où il y a un changement de dynamique (arrivée possible d’un pic épidémique). Les durées de séjour en Ile-de-France semblent particulièrement élevées. Cela pourrait être lié à un allongement des délais de saisie pour les sorties d’hôpital. Dans cette région, le nombre de patients actuellement hospitalisés pourrait donc être inférieur à ce qu’indiquent les données.
Figure 3 : Projections pour le nombre d’admissions journalières à l’hôpital (panneau A) et en soins critiques (panneau B), ainsi que pour le nombre de lits occupés par des patients COVID-19 en hospitalisation conventionnelle (panneau C) et en soins critiques (panneau D), sur les 14 prochains jours.
Légende : Dans chaque panneau, les données brutes sont représentées par une ligne grise et les données lissées (pour enlever les variations liées aux week-ends notamment) par une ligne noire. Dans le panneau A, les projections de chaque modèle individuel ainsi que celles du modèle d’ensemble (trait gras bleu, correspond à la moyenne des modèles individuels) sont représentées. La zone en bleu clair indique l’intervalle de confiance des projections du modèle d’ensemble. Dans les autres panneaux, les projections représentées proviennent uniquement du modèle d’ensemble.
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5. Efficacité vaccinale selon l’ancienneté de la dose de rappel (troisième dose)5
5.1 Données EPI-PHARE Une étude de pharmaco-épidémiologie conduite par EPI-PHARE6 a permis d’évaluer l’ampleur et la durabilité de l’efficacité de la première dose de rappel (troisième dose de vaccin) par un vaccin à ARNm (Comirnaty ou Spikevax) vis-à-vis du risque d’hospitalisation pour Covid-19 en France. Cette étude a été menée du début de la campagne de rappel entre septembre 2021 et 31 janvier 2022. Elle tient compte du passage d’une circulation prédominante du variant Delta (B.1.617.2) au variant Omicron BA.1 (B.1.1.529).
Au total, 27 718 hospitalisations pour Covid-19 sont survenues parmi les personnes incluses dont 17 808 dans le groupe sans rappel et 9 910 dans le groupe rappel. Durant la période à prédominance Omicron, l’efficacité vis-à- vis du risque d’hospitalisation pour Covid-19 de la dose de rappel était de 81 % (IC 95 % : 80 % – 82 %) pour le BNT162b2 mRNA (Pfizer) et de 85 % (IC 95 % : 84 % – 86 %) pour le vaccin mRNA-1273 (Moderna). La dose de rappel (par vaccin à ARNm) était associée à une protection accrue contre les hospitalisations pour Covid-19 parmi les personnes préalablement vaccinées par deux doses d’un vaccin anti-Covid-19. L’évaluation de cette efficacité en fonction du temps écoulé depuis la première dose de rappel suggère, cependant, que cette protection diminue dès le 3e mois suivant son administration, passant à 72 % (IC 95 % : 69 % – 74 %) de trois à quatre mois post rappel.
5.2 Données de la DREES
Dans son rapport du 1e juillet 20227, la DREES a mesuré la perte d’efficacité vaccinale à distance du rappel en fonction de l’âge après appariement des trois systèmes d’information sur la crise sanitaire du Covid-19 (SI-DEP, SI-VIC et VAC-SI) chez la population des plus de 40 ans sur une période allant du 3 décembre 2021 au 19 juin 2022.
La protection conférée par la vaccination est limitée contre l’infection. Pourtant, la protection demeure très élevée contre les formes graves, surtout après une dose de rappel. Les résultats de l’analyse de la DREES ont montré que chez la population de 40 ans ou plus (Annexe 2) :
- La dose de rappel augmente la protection contre le risque de développer une forme symptomatique par rapport au schéma vaccinal initial complet. La protection du rappel varie entre 45 % et 55 % durant les premiers mois suivants son administration, mais cette protection semble disparaitre après trois mois.
- La dose de rappel apporte un regain de protection contre les formes sévères (hospitalisations et décès), avec une protection vaccinale comprise entre 74 % et 89 % dans les trois mois suivant son injection. La protection s’érode à partir de 3 mois, même si elle reste comprise entre 52 et 78% jusqu’à six mois selon l’âge (la protection s’érodant plus vite chez les 80 ans et plus).
La DREES note que l’ensemble de ses analyses reste néanmoins soumis à un certain nombre de limites, en particulier, le fait de ne pas tenir compte d’éventuels épisodes antérieurs d’infection à la Covid-19. En effet, il est probable que de nombreuses personnes non vaccinées, ou vaccinées sans rappel, aient été contaminées, en particulier lors de la vague Omicron de début 2022, ce qui conduit à sous-estimer l’efficacité du rappel avec la méthode actuelle.
L’efficacité vaccinale de la première dose de rappel par un vaccin à ARNm confère une protection accrue contre les infections, les hospitalisations et les décès liés au variant Omicron. Cette protection s’érode à partir de trois mois, même si elle reste comprise entre 52 et 78% jusqu’à six mois contre les formes sévères.
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6. Efficacité et sécurité d’une deuxième dose de rappel
6.1 Données d’immunogénicité disponibles sur les variants BA.4 et BA.5 (cf. données de la littérature analysée en Annexe 3)
Une recherche bibliographique non systématique a permis d’identifier six études mesurant les titres d’anticorps neutralisants contre les différents variants d’Omicron (cf. résultats principaux des études dans les tableaux de synthèse en Annexe 3 et une étude évaluant la réponse cellulaire).
En l’absence de seuil de protection établi à ce jour pour la Covid-19, les titres d’anticorps neutralisants ne peuvent pas être directement extrapolées à la protection conférée par la vaccination. Néanmoins, bien qu’encore limitée, la littérature disponible à ce jour sur les variants BA.4 et BA.5 témoigne d’une forte capacité d’échappement immunitaire post-vaccinal et post-infection. En outre, une infection par le variant Omicron chez les non-vaccinés ne confère pas une protection contre les variants non-Omicron.
Chez des personnes primovaccinées avec une dose de rappel (soit trois doses) et sans antécédent d’infection, une infection par Omicron génère une réponse cellulaire T et B moins fonctionnelle contre Omicron que contre les autres VOC (et donc des titres en anticorps neutralisants potentiellement insuffisants pour éviter une réinfection). Cette réponse immunitaire serait d’autant plus limitée dans certains cas d’immunité hybride car l’empreinte antigénique laissée par une infection antérieure (comme la souche historique Wuhan ou le variant Alpha), semble concourir à entraver la réponse immunitaire contre Omicron (cf. Annexe 3)8. 6.2 Analyse de la littérature concernant l’efficacité en vie réelle d’une deuxième dose de rappel
Une recherche non systématique de la littérature a permis d’identifier huit études israéliennes et une étude canadienne évaluant l’efficacité de la quatrième dose. Les données de ces études sont synthétisées en Annexe 4 (Tableau 6).
Ces études suggèrent que, par rapport à une troisième dose de vaccin ARNm, une quatrième dose améliore la protection contre les infections (de 19 à 65 % selon les études), les hospitalisations (64 à 86 % selon les études) et les décès (72 à 84 % selon les études) chez les personnes de plus de 60 ans pendant une période dominée par Omicron. Cependant, la durée de la protection conférée par la quatrième dose contre les infections semble être de courte durée et commence à décliner dès le premier mois après l’injection. La protection conférée par le deuxième rappel contre les formes sévères semble perdurer dans le temps bien que le recul actuel ne permette pas de conclure sur la durée de cette protection.
6.3 Données d’efficacité vaccinale contre les soulignages BA.4 BA.5 d’Omicron (données préliminaires) Des premières données, encore très préliminaires, publiées par l’agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni, l'UK Health Security Agency (UKSHA)9 rapportent l’efficacité vaccinale sur BA.4 et BA.5 en la comparant à celle sur BA.2. Les résultats de l’analyse indiquent que le statut vaccinal des cas infectés par BA.4 et BA.5 n’est pas significativement différent de celui des cas infectés par BA.2 (odds ratio ajusté : aOR 1,13 ; IC95 % 0,88 -1,44 et aOR 0,83 ; IC95 % 0,88-1,44, respectivement) (Tableau 1). Ces données suggèrent que la protection conférée par les vaccins reste probablement comparable à celle observée précédemment.
Tableau 1. Odds ratio ajustés selon le statut vaccinal des cas BA.4 et BA.5 comparativement aux témoins
Doses Intervalle Témoins Cas Odds ratio Intervalle de ajustés confiance à 95%
BA.2 BA.4 Dose 2/3/4 BA.2 BA.5 Dose 2/3/4 Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège] Page 6 / 29
6.4 Données de sécurité du deuxième rappel
Une étude publiée dans Lancet Infectious Diseases a comparé l’immunogénicité et la tolérance d’une deuxième dose de rappel de vaccin ARNm contre la Covid-19 versus une première dose de rappel chez des participants de 30 ans et plus. L’administration d’une quatrième dose des vaccins de Pfizer ou Moderna a montré une bonne tolérance. La douleur au point d’injection était l’effet indésirable local le plus fréquent et la fatigue était l’effet indésirable systémique sollicité le plus fréquent après l’administration d’une deuxième dose de rappel des vaccins BNT162b2 ou mRNA-1273. Aucun événement indésirable grave n’était lié au vaccin.
L’administration d’une deuxième dose de rappel par vaccin à ARNm confère une protection accrue contre les infections, les hospitalisations et les décès liés au variant Omicron parmi les personnes préalablement vaccinées. Les données de pharmacovigilance montrent globalement une bonne tolérance des doses de rappel des vaccins à ARNm.
7. Synthèse des données d'effectiveness concernant l’immunité hybride
Une revue de la littérature des données d’efficacité en vie réelle relative à l’immunité conférée par la combinaison d’une infection au SARS-CoV-2 et d’une ou plusieurs doses de vaccin (ARNm essentiellement), dite « immunité hybride », a été restreinte aux données disponibles concernant la réinfection par Omicron (BA.1 et/ou BA.2). La recherche documentaire réalisée du 1er janvier 2021 au 1er juillet 2022 (à partir des bases bibliographiques Covid- 19 research / Embase / Medline/ MedXiv / BioXiv / Res Square) a conduit à identifier 87 publications. Au total, une revue narrative et dix études (majoritairement cas-témoins) ont été sélectionnées sur la base des critères PICO prédéfinis (population adulte excluant les immunodéprimés, données relatives à l’efficacité en vie réelle de l’immunité hybride comparativement à tout schéma (vaccination seule, avec ou sans antécédent d’infection par la souche historique Wuhan, et les variants Alpha / Delta / Omicron et sous-lignages Omicron) (cf. Caractéristiques principales des études dans les tableaux de synthèse en Annexe 3).
Il faut souligner que ces données sont essentiellement publiées en préprint (non revues par des pairs) et que face au contexte épidémiologique actuel, elles présentent différentes limites telles qu’un manque d’identification de la souche de l’antécédent d’infection (mix de la souche historique, des VOC pré-Omicron, du variant BA.1), d’un recul limité d’une infection BA.1 par rapport à la réinfection BA.2, et d’une absence de données sur les réinfections par les variants BA.4 et BA.5.
Les études identifiées ont permis de montrer qu’un antécédent d’infection combiné à trois doses de vaccin ARNm procure une protection robuste contre une réinfection ou une hospitalisation liée au sous- lignage BA.1 d’Omicron, qui semble se confirmer avec le sous-lignage BA.2. L’immunité hybride confère une protection supérieure comparativement à la vaccination seule (deux ou trois doses) et contre l’infection seule. Cependant, l’immunité hybride varie selon la souche (pré-Omicron ou Omicron), l’intervalle depuis l’infection, mais pas en fonction de la séquence (infection avant / entre ou après les vaccinations) pour un même nombre de doses de vaccin.
7.1 Evolution de la vague épidémique associée à BA.4 et BA.5 au Portugal
Au Portugal, BA.5 a été associé à une reprise épidémique importante avec un pic d’incidence atteint dès le 20 mai 2022 (1 868 cas pour 100 000 habitants) (Figure 4). Le pic de cette vague débutée fin avril semble aujourd’hui passé et l’amplitude de cette vague a été bien moindre que la précédente. Au 27 juin 2022, l’incidence était de 712 cas pour 100 000 habitants, avec comme particularité une incidence importante chez les adultes de 30 à 39 ans (891/100 000 habitants). Dans l’analyse de risque sur les variants émergents du SARS-CoV-2 réalisée conjointement par Santé publique France et le CNR Virus des infections respiratoires10, il est rapporté que l’impact modéré et limité dans le temps de la vague épidémique associé à BA.4 et BA.5 au Portugal est rassurant quant aux conséquences que pourrait avoir BA.5 en France. La proximité génétique entre les sous-lignages BA.2, BA.4 et BA.5 devrait conférer une protection croisée bien que la probabilité de réinfection par BA.4/BA.5 après une infection par BA.2 ne soit pas encore documentée. De plus, la circulation soutenue de BA.2 en France, contrairement au Portugal, pourrait avoir un effet protecteur contre BA.5 et modérer encore son impact.
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Figure 4 : Evolution de l’incidence cumulative sur 14 jours pour 100 000 habitants (courbe rouge) et décès (courbe bleue), au Portugal (Source : ECDC)
L’impact modéré et limité dans le temps de la vague épidémique associée à BA.4 et BA.5 au Portugal est considéré par Santé publique France et le CNR Virus des infections respiratoires comme rassurant quant aux conséquences que pourrait avoir BA.5 en France. De plus, la circulation soutenue de BA.2 en France, contrairement au Portugal, pourrait avoir un effet protecteur contre BA.5 et modérer son impact.
8. Recommandations internationales relatives à l’administration d’un second rappel
L’institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a publié11 des recommandations quant à la « vaccination de base contre la Covid-19 et consolidation périodique de l’immunité ». Ces recommandations précisent que le délai entre une infection et une dose de rappel doit être d’au moins trois mois après la dernière infection.
L’Agence de santé publique suédoise12 recommande la seconde dose de rappel aux personnes de 65 ans et plus, aux résidents des établissements médico-sociaux et les personnes de 18 ans et plus à risque.
Le 24 juin 2022, le CDC (Centers for Disease Control and Prevention) 13 a mis à jour les recommandations sur la dose de rappel contre la Covid-19. Aux États-Unis, la deuxième dose de rappel est recommandée chez les adultes de 50 ans et plus ainsi que chez les personnes de 12 ans et plus (modérément ou gravement) immunodéprimées. Pour les personnes ayant récemment été infectées par le SARS-CoV-2, la deuxième dose de rappel peut être envisagée à partir de trois mois après l’apparition des symptômes ou du test positif14.
L’institut Robert Koch allemande15 recommande une seconde dose de rappel aux personnes de 70 ans et plus, aux résidents des établissements médico-sociaux, aux personnes immunodéprimées de cinq ans et plus et aux professionnels de santé.
12 Search on the Public Health Agency’s website — The Public Health Agency of Sweden (folkhalsomyndigheten.se)
12 Search on the Public Health Agency’s website — The Public Health Agency of Sweden (folkhalsomyndigheten.se)
13 COVID-19 Vaccine Boosters | CDC
14 https://www.cdc.gov/vaccines/covid-19/clinical-considerations/interim-considerations- us.html#:~:text=Adults%20ages%2018%E2%80%9349%20years,weeks%20and%202%20booster%20doses.
15 Epidemiologisches Bulletin 7/2022 (rki.de)
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Le Conseil supérieur de la santé belge (CSS)16 recommande un second rappel vaccinal aux personnes de 65 ans et plus, aux résidents des établissements médico-sociaux, aux immunodéprimés, aux personnes de 18 ans et plus avec comorbidités, aux professionnels de santé, aux femmes enceintes et à l’entourage des personnes à risque. Enfin, le CSS recommande un écart de six mois entre le premier booster et le second pour les professionnels de santé, pouvant être diminué à trois mois.
En Australie, l’ATAGI (Australian Technical Advisory Group on Immunisation)17 recommande un second rappel aux personnes de 50 ans et plus, aux résidents des établissements médico-sociaux, aux immunodéprimés et aux personnes de 16 ans et plus avec des comorbidités. L’ATAGI souhaite élargir cette recommandation aux personnes de 30-49 ans à partir de l’hiver. L’ATAGI recommande un intervalle de trois mois entre le premier booster et le second. Les personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 (quel que soit le variant), doivent également recevoir la dose de rappel, dans un intervalle de trois mois après l’infection.
Le THL (Institut national de la santé et du bien-être) finnois18 recommande un début de campagne de second rappel aux personnes de 60 ans et plus et aux personnes de plus de 12 ans à risque de forme grave de Covid- 19. Enfin, le THL recommande un écart de quatre mois entre la première et la seconde dose de rappel.
Les pays recommandant l’administration d’un deuxième rappel ciblent en général l’ensemble des personnes à risque de formes sévères, y compris les populations les plus jeunes présentant des comorbidités. En outre, la plupart des pays recommandent de respecter un délai minimal de 3 mois entre une infection par le SARS-CoV-2 et l’administration d’une dose de rappel, quel que soit le délai entre le premier rappel et l’infection.
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9. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS
L’ensemble des sous-lignages d’Omicron est associé à des formes cliniques moins sévères de la Covid-19 comparativement aux précédents variants du SARS-CoV-2, en partie expliquées par l’immunité conférée par la vaccination et les infections antérieures. Dans le contexte actuel d’accélération de la circulation du SARS-CoV-2, il est important de restaurer ou de maintenir des niveaux d’immunité élevés dans la population et en particulier chez les personnes les plus à risque.
La HAS a notamment pris en considération :
Le contexte d’une reprise épidémique caractérisée par une augmentation de la circulation virale sur l’ensemble du territoire métropolitain, tout particulièrement du sous-lignage BA.5 d’Omicron devenu majoritaire, entrainant une augmentation des infections, des réinfections, des hospitalisations et admissions en soins critiques ainsi que des décès.
Les trois caractéristiques majeures du variant Omicron : sa transmissibilité élevée, son échappement immunitaire et sa moindre sévérité (liée en partie à une EV conservée contre les formes sévères).
L’arrivée annoncée de nouveaux vaccins et de vaccins adaptés aux différents variants circulants.
L’insuffisante couverture vaccinale relative à la seconde dose de rappel au 7 juillet 2022 (26,5 % des 60-79 ans ; 31,7 % des 80 ans et plus ; 42,2 % des résidents en EHPAD) et la faible progression de la couverture vaccinale relative à la première dose de rappel (84,7 % chez les 65 ans et plus). Dans les DROM, les couvertures vaccinales restaient également insuffisantes.
Le profil des personnes hospitalisées pour Covid-19 en France en période Omicron (de la semaine 20 à la semaine 26) où les personnes de plus de 60 ans représentent environ 70 % des patients hospitalisés et des patients en soins critiques. Parmi les 41 patients de moins de 60 ans présentant des comorbidités hospitalisés en services de réanimation entre le 01/05 et le 30/6/2022 et dont le statut vaccinal était renseigné, 20 patients étaient vaccinés : 2 avaient reçu 2 doses, 16 avaient reçu 3 doses et 2 avaient reçu 4 doses. En outre, la cohorte prospective observationnelle multicentrique française SEVARVIR, une proportion importante (49 %, n=83/172)) des patients hospitalisés en période Omicron présente une immunodépression. Parmi les immunocompétents, 80% présentait au moins une comorbidité.
Les données d’efficacité du schéma à trois doses, montrant :
o Le regain de protection contre les formes sévères (hospitalisations et décès) apporté par l’administration d’une dose de rappel, avec une protection vaccinale située autour de 80% dans les 3 mois suivant son injection, qui s’érode à partir de 3 mois (données EPI-PHARE et DREES).
o Une efficacité vaccinale sur les variants BA.4 et BA.5 probablement comparable à celle observée précédemment vis-à-vis des variants BA.1 et BA.2 (données préliminaires du Royaume-Uni publiées par l’UKSHA).
o Qu’un antécédent d’infection combiné à trois doses de vaccin ARNm (immunité hybride) procure une protection robuste contre une réinfection ou une hospitalisation liée au sous-lignage BA.1 d’Omicron et semble se confirmer avec le sous-lignage BA.2. L’immunité hybride confère une protection supérieure comparativement à la vaccination seule (deux ou trois doses) et contre l’infection seule. Cependant, l’immunité hybride varie selon la souche (pré-Omicron ou Omicron), l’intervalle depuis l’infection, mais pas en fonction de la séquence (infection avant / entre ou après les vaccinations) pour un même nombre de doses de vaccin.
Les données d’efficacité vaccinale de la deuxième dose de rappel par vaccin à ARNm montrant une protection accrue contre les infections, les hospitalisations et les décès liés au variant Omicron parmi les personnes préalablement vaccinées par trois doses, ainsi que les données de pharmacovigilance montrant globalement une bonne tolérance des doses de rappel (1e rappel) des vaccins à ARNm.
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Dans le contexte actuel marqué par une flambée épidémique du sous-lignage BA.5 d’Omicron et conformément au scénario de reprise périodique anticipé dans la stratégie de vaccination contre la Covid- 19 (scénario n° 2) défini en mai dernier ayant pour objectif la réduction de la morbi-mortalité associée à la Covid-19, la HAS recommande que la campagne de rappel déjà lancée pour les personnes de plus de 60 ans puisse être intensifiée afin de permettre une augmentation rapide de la couverture vaccinale.
En prévision d’un pic de vague omicron d’ici le début du mois d’août 2022 et afin de prévenir de possibles hospitalisations et/ou décès chez les plus vulnérables à risque de forme sévère, la HAS préconise qu’une dose de rappel additionnelle (2e rappel ou quatrième dose le plus souvent) avec les vaccins actuellement disponibles puisse être proposée aux personnes les plus vulnérables ; c’est-à-dire aux personnes de plus de 60 ans, aux adultes de moins de 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de la maladie, ainsi qu’aux femmes enceintes, dès le 1er trimestre de grossesse19, 20, 21, 22.
La HAS rappelle également l’importance d’encourager une stratégie de cocooning pour les personnes vivant dans l’entourage ou en contacts réguliers avec des personnes immunodéprimées ou vulnérables. La HAS préconise que ces personnes puissent recevoir une dose de rappel additionnelle si elles le souhaitent.
La HAS recommande que cette dose de rappel additionnelle soit administrée à partir de 6 mois après la dernière dose, à l’exception des personnes âgées de 80 ans et plus, des résidents en EHPAD et en USLD et des personnes immunodéprimées, pour qui la dose de rappel additionnelle devrait être administrée dès trois mois après la dernière dose.
En cas d’infection intercurrente survenue entre la dernière injection et la date prévue du rappel (trois ou six mois selon les recommandations ci-dessus), la HAS recommande de respecter un délai minimal de trois mois après l’infection.23
Pour les personnes immunodéprimées quel que soit leur âge, ainsi que les enfants et adolescents à haut risque, et souffrant de pathologies le justifiant, la HAS rappelle qu’elles sont éligibles à une dose de rappel additionnelle et qu’elles doivent, plus largement, pouvoir bénéficier d’une prise en charge spécifique selon les recommandations en vigueur24, 25.
La HAS rappelle également le haut niveau de protection vaccinale conféré par une première dose de rappel. Elle souligne ainsi que, dans le contexte épidémique actuel, il est primordial de poursuivre les efforts de
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vaccination des personnes non vaccinées ou n’ayant pas encore reçu leur première dose de rappel, en particulier les plus âgées pour lesquelles la couverture vaccinale complète est encore très insuffisante. La HAS encourage en particulier la primo-vaccination des enfants (5-11 ans) présentant des facteurs de risque de forme sévère de la Covid-1926.
La HAS souligne que l’indication de cette dose de rappel additionnelle s’inscrit à court terme dans le contexte de reprise épidémique importante actuelle. La HAS poursuit sa réflexion afin d’aboutir à des recommandations anti- Covid-19 de moyen et de long terme, prenant notamment les enjeux d’acceptabilité par la population ainsi que l’ensemble des données immunologiques et cliniques disponibles à date.
La HAS souligne l’importance, en complément de la vaccination, des gestes barrières et des mesures de distanciation physique dans un contexte de circulation virale et de reprise épidémique. Le port du masque est fortement recommandé dans les lieux de promiscuité importante (i.e. transports en commun) ainsi que dans les lieux clos mal aérés / ventilés.
En outre, les patients les plus à risque de forme sévère de Covid-19 doivent pouvoir bénéficier des traitements aujourd’hui disponibles déjà recommandés préalablement par la HAS : les anticorps monoclonaux, administrés, en prophylaxie et en traitement curatif, selon les recommandations en vigueur, et le Paxlovid en traitement curatif, encore sous utilisé.
Ces recommandations seront actualisées en fonction des nouvelles données disponibles.
Le présent avis sera publié au Bulletin officiel de la Haute Autorité de santé.
Fait le 13 juillet 2022.
Pour le collège : La présidente de la Haute Autorité de santé, Pr Dominique LE GULUDEC Signé
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ANNEXES :
Annexe 1 : Indicateurs épidémiologiques de suivi de la situation sanitaire liée au SARS-CoV-2 en semaine 25
Figure 5 : Taux d’incidence de Covid-19 : Nombre de cas par semaine pour 100 000 habitants par tranche d’âge (Source : BEH SpF semaine 26 – Données Santé Publique France)
Figure 6 : Nombre de nouvelles hospitalisations pour Covid-19 – moyenne sur 7 jours glissants par tranche d’âge, au 26 juin 2022 (Source : CovidTracker https://covidtracker.fr/covidtracker-france/ • Données Santé publique France)
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Figure 7 : Nombre de lits occupés en réanimation pour cause de Covid-19 par tranche d’âge au 7 juillet 2022 (Source : CovidTracker https://covidtracker.fr/covidtracker-france/ • Données Santé publique France)
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Annexe 2 : Données de la DREES : Statut vaccinal des personnes testées ou hospitalisées avecCovid-19 – Données au 1er juillet 2022
Tableau 2 : nombres, à taille de population comparable, de tests et d’événements hospitaliers selon lestatut vaccinal entre le 23 mai et le 19 juin 2022 pour les personnes de 40 ans
ou plus
5 avenue du Stade de France – F 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX – Tél. : +33(0) 1 55 93 70 00 – Fax : +33(0) 1 55 93 74 00 www.has-sante.fr - N° SIRET : 110 000 445 00020 – code APE : 8411 Z
Figure 8 : risques relatifs avec Omicron de forme symptomatique, d’hospitalisation en soins conventionnels, en soins critiques et de décès après hospitalisation, selon l’âge et le statut vaccinal
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Annexe 3 : Principaux résultats d’immunogénicité et d’immunité hybride
Tableau 3 : Synthèse des études d’immunogénicité des variants BA.4 et BA.5
Auteur, Date publication, Journal, Population Analyses Principaux résultats
Titre
Wang et al. 16 Personnes avec un schéma à 2 doses plus un Neutralisation de BA.2.12.1 et BA4/5 avec le Comparés à la souche Wuhan (D614G), avec les sérums des patients
Juillet 2022 rappel de vaccin à ARNm âgés de 26 à 78 ans ; 7 sérum de 16 personnes avec un schéma à 2 vaccinés, les titres pour :
• BA.1, BA.1.1 et BA.2 étaient 4,6 à 6,2 fois encore plus bas Nature femmes et 9 hommes ; délai post-vaccinal de 14 à 90 doses plus un rappel de vaccin à ARNm et de
Antibody evasion by jours 25 patients avec une infection à BA.1 ou BA.2
• BA.2.12.1 étaient 8,1 fois plus bas SARS-CoV-2 Omicron 13 Personnes avec une infection à BA.1 après après vaccination
• BA.4/5 étaient 19,2 fois plus bas subvariants BA.2.12.1, vaccination âgés de 35 à 78 ans (6 données
BA.4, & BA.5 manquantes) ; 2 femmes, 4 hommes, 1 intersexe (6 Comparés à BA.2, avec les sérums des patients vaccinés les titres données manquantes) ; délai post-infection de 14 à pour : 135 jours)
• BA.2.12.1 étaient 1,8 fois plus bas 12 Personnes avec une infection à BA.2 après
• BA.4/5 étaient 4,2 fois plus bas vaccination âgés de 28 à 69 ans ; 7 femmes, 5 hommes ; délai post-infection de 14 à 36 jours)
Comparés à la souche BA.2, avec les sérums des patients avec une infection par BA.1 ou BA.2 après vaccination, les titres pour
• BA.2.12.1 étaient 1,2 à 1,4 fois plus bas
• BA.4/5 étaient 1,6 à 4,3 fois plus bas
Arora et al. 10 Personnes non vaccinés âgées de 20 à 71 ans ; 5 Neutralisation de BA.2.12.1 et BA.4/5 avec le Evasion immunitaire avec sérum de patients infectés BA.1 ou BA.2 :
• BA.1 était 2,9 fois plus neutralisé que B.1 Juin 2022 hommes et 5 femmes ; infectés entre mars et mai plasma des personnes non vaccinées,
Lancet Infectious 2022 (BA.1 puis BA.2 circulant en Allemagne) vaccinées avec 2 doses et un rappel sans
• BA.2 était 27,2 fois plus neutralisé que B.1 Disease 10 personnes avec un schéma à 2 doses plus un antécédent d’infection et avec antécédent
• La neutralisation de BA.4/5 était inférieure comparée à Augmented rappel de vaccin à ARNm sans antécédent d’infection d’infection BA.2 et BA.2.12.1 neutralisation resistance ; délai post-vaccination de 13 à 47 jours of emerging omicron 10 personnes avec un schéma à 2 doses plus un Evasion immunitaire avec sérum de patients vaccinés sans subvariants BA.2.12.1, rappel de vaccin à ARNm avec antécédent antécédent d’infection: BA.4, and BA.5 d’infection ; délai post-vaccination de 99 à 187 jours ;
• BA.1 et BA.2 évadaient la neutralisation (neutralisation délai post-infection de 22 à 52 jours diminuée de 4,3 fois pour BA.1 et de 4,2 fois pour BA.2 comparés à B.1)
• BA.2.12.1 évadait la neutralisation de 6,1 fois diminué par rapport à B.1
• BA.4/5 évadait la neutralisation de 8,1 fois diminué par rapport à B.1
Les résultats de neutralisation avec les sérums de patients vaccinés avec antécédent d’infection étaient similaires à ceux sans antécédent
d’infection
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Tuekprakhon et al. 60 personnes vaccinées (sans antécédents Neutralisation sur un panel de pseudolentivirus Avec les sérums des personnes vaccinées avec Astrazeneca, pour Juillet 2022 d’infection) dont : exprimant le gene S des soulignages BA.4/5, les titres de neutralisation étaient 2,1 fois plus bas que ceux
• 41 personnes vaccinées avec 3 doses de Cell d’Omicron : BA.1, BA.1.1, BA.2, BA.3, et comparés avec BA.1 (pAntibody escape of BA.4/5 BA.2 (pSARS-CoV-2 Omicron Avec les sérums des personnes vaccinées avec Pfizer, pour BA.4/5,
• 19 personnes avec 3 doses de vaccin de BA.4 and BA.5 from les titres de neutralisation étaient 3,1 fois plus bas que ceux Pfizer BNT162b2 vaccine and BA.1 serum comparés avec BA.1 (p• A proximité de l’infection : Les titres neutralisant BA.4/5 période BA.1 (9 femmes et 3 hommes ; âge médian = étaient 1,9 fois plus bas que ceux contre BA.1 et 1,5 fois 26 ans ; délai post-vaccination médian = 141 jours). plus bas que ceux contre BA.2 (p=0,0015) Deux échantillons par personne :
• A distance de l’infection : Les titres neutralisant BA.4/5
• A proximité de l’infection (< 17 jours), délai étaient 3,4 fois plus vas (p=0,0001) que ceux contre BA.1 médian = 12 jours
• A distance de l’infection (> 28 jours), délai et 2 fois plus bas (p=0,0017) que ceux contre BA.2. médian) = 45 jours
Hachmann et al. 27 personnes avec un schéma à 2 doses plus un Titres d’anticorps neutralisants contre les 2 semaines après la dose de rappel : chez les personnes sans Juillet 2022 rappel de vaccin à ARNm (Pfizer BNT162b2) sans variants Omicron BA.1, BA.2, BA.2.12.1 et antécédents d’infection :
• Comparés à la souche Wuhan, les titres d’anticorps New England Journal of antécédent d’infection (pas de RT-PCR positive, ni BA.4/5 Medicine test sérologique de cible N positif, ni médication neutralisant étaient : 6,4 fois plus bas contre BA.1, 7,0 Neutralization Escape immunosuppressive) contre B1.2, 14,1 contre BA.2.12.1 et 21 fois plus bas by SARS-CoV-2 27 personnes infectées par BA.1 ou BA.2 (délai contre BA.4 ou BA.5. Omicron Subvariants médian post-infection = 29 jours ; min : 2 jours, max :
• Comparés à BA.1, les titres d’anticorps neutralisant BA.2.12.1, BA.4, and 113 jours) étaient : 2,2 fois plus bas contre BA.2.12.1 et 3,3 fois plus BA.5 bas contre BA.4 et BA.5.
Parmi les personnes avec antécédent d’infection :
• Comparés à la souche Wuhan, les titres d’anticorps neutralisant étaient : 6,4 fois plus bas contre BA.1, 5,8 contre B1.2, 9,6 contre BA.2.12.1 et 18,7 fois plus bas contre BA.4 ou BA.5.
• Comparés à BA.1, les titres d’anticorps neutralisant étaient : 1,5 fois plus bas contre BA.2.12.1 et 32,9 fois plus bas contre BA.4 et BA.5.
Khan et al. 24 Personnes infectés (entre nov et déc 2021 durant Titres d’anticorps neutralisants contre la Chez les personnes non vaccinées avec antécédents d’infection :
• Comparés à BA.1, les titres d’anticorps neutralisant Juin 2022 la vague BA.1 en Afrique du Sud) non vaccinées ; souche Wuhan (D614G), les variants Omicron medRxiv délai post-infection interquartile de 20-28 jours BA.1, BA.1.1, BA.2, BA.3, BA.2.12.1, BA.2.13 étaient : 7,6 fois plus bas contre BA.4 et 7,5 fois plus bas Omicron sub-lineages 15 personnes infectés vaccinées (dont 8 avec Pfizer- et BA.4/5 contre BA.5. BA.4/BA.5 escape BA.1 BNT162b2 et 7 avec Janssen-Ad26.CoV.2S) ; délai post-infection interquartile de 18-27 jours
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infection elicited neutralizing immunity
Kurhade et al. 22 personnes avec un schéma de deux doses plus
Juin 2022 une dose de rappel avec vaccin Pfizer-BNT162b2, bioRxiv délai post-vaccination = 1 mois
Neutralization of 20 Personnes infectés (durant la vague BA.1 aux
Omicron sublineages Etats-Unis ; génotypage réalisé sur des échantillons and Deltacron SARS- nasaux) non vaccinées ; délai post-infection
CoV-2 by 3 doses of interquartile de 20-28 jours
BNT162b2 vaccine or
BA.1 infection
Reynolds et al. Professionnels de santé naïfs ou présentant
Juin 2022 différentes combinaisons d’antécédent d’infection
Science asymptomatique ou modérée par la souche
Immune boosting by historique Wuhan Hu-1, ou B.1.1.7 (VOC Alpha), ou
B.1.1.529 (Omicron) B.1.617.2 (VOC Delta) ou B.1.1.529 (VOC Omicron), et de vaccinations par une 1ère, 2nde et 3ème dose de depends on previous
SARS-CoV-2 exposure vaccin BNT162b2
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Chez les personnes vaccinées avec antécédents d’infection avec BA.1 :
• Comparés à BA.1, les titres d’anticorps neutralisant étaient : 3,2 fois plus bas contre BA.4 et 2,6 fois plus bas contre BA.5.
Titres d’anticorps neutralisants contre les Evasion immunitaire augmentée et similaire de BA.1, BA.2, variants Omicron BA.1, BA.2, BA.2.12.1, BA.3, BA.2.12.1 et XD. BA.4/5 et Deltacron XD Les variants BA.4/5 étaient moins effectivement neutralisés par les sérums de personnes vaccinées que les variants BA.1, BA.2, BA.2.12.1, BA.3 et XD.
Réponse cellulaire B et T contre B.1.1.529 Chez des professionnels de santé triple vaccinés (2 à 3 semaines Titres d’anticorps neutralisants contre Omicron
-3ème dose), quel que soit l’antécédent d’infection : et autre VOC,
- la fréquence des cellules B mémoires étaient similaires contre les IgG anti-S1 spécifique de chaque VOC souches Wuhan Hu-1 et Delta, mais significativement réduites contre
Omicron ;
- la réponse des lymphocytes T vis-à-vis des épitopes de la protéine S1 de la souche Wuhan Hu-1 et des variants Alpha et Delta était significativement plus forte que celle vis-à-vis du variant Omicron.
Chez des professionnels de santé triple vaccinés (14 semaines
-3ème dose) sans antécédent d’infection, un échec vaccinal d’infection par Omicron entraine :
- une réponse en anticorps contre tous les variants préoccupants mais moindre contre Omicron lui-même ;
- un boost des anticorps neutralisant Omicron et les autres VOC, mais pas chez ceux présentant un antécédent par la souche Wuhan Hu-1 (contexte « d’immune imprinting ») ;
- aucune réponse cellulaire T contre la protéine S1 d’Omicron ;
- aucun boost de la réponse cellulaire T contre Omicron en cas d’antécédent d’infection par Wuhan Hu-1.
Chez des professionnels de santé non vaccinés, 16-18 semaines après une infection par les souches Wuhan Hu-1 ou Alpha, aucune réponse anticorps contre la protéine S1 d’Omicron n’est détectée. L’immunité hybride (antécédent infection+1ère dose de vaccin) augmente la réponse anticorps contre la protéine S1 d’Omicron comparativement aux professionnels de santé naïfs d’infection, mais 20-21 semaines après la 2ème dose, cette réponse diminue chez ceux présentant un antécédent d’infection par Alpha, mais pas chez ceux présentant un antécédent d’infection par Wuhan Hu-1.
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Tableau 4 : Synthèse des études cas-témoin évaluant l’efficacité en vie réelle des vaccins selon antécédents d’infection (immunité hybride) vis-à-vis d’une réinfection à Omicron
Publicatio Population Période Vaccins Définition infection Statut Résultats ajustés : efficacité vaccinale, odds ratio n d’étude – antérieure (délai Efficacité ajustée Efficacité ajustée contre Type Souche
/réinfection) contre la l’hospitalisation et/ou admission étude réinfectio réinfection (IC USI (IC 95 %) n 95 %) CANADA Infection antérieure= 1er Carazo et N= 1,778,623 26 déc. Cominarty Sans infection antérieure
Résidents ≥12 ans 2021 – 12 ou Spikevax échantillon positif depuis Non vacciné Référence Référence al début épidémie jusqu’à ≥
mars 2022 1 dose, 20 % (16, 24) 52 % (42, 61) MedRxiv, 2 doses (EV à ≥ 21j), 224,007 cas
90j avant l’échantillon 42 % (41, 44) 76 % (74, 78) 3 doses (EV à ≥ 90 j)
PCR+ vs Variant positif durant période 73 % (72, 73) 91 % (91, 92) Cas- 472,432 témoins Omicron d’étude
ID exclus BA1 Avec infection antérieure
témoins Non vacciné 44 % (38, 48) 81 % (66, 89)
mai 2022 1 dose, 65 % (63, 67) 86 % (77, 91) Québec 2 doses (EV à ≥ 21j), 68 % (67, 70) 94 % (91, 96) 3 doses (EV à ≥ 90 j) 83 % (81, 84) 97 % (94, 99)
N= 258,007 27 mars Cominarty Infection antérieure Sans infection antérieure
Carazo et
Prof. de santé 2022 – 4 juin ou Spikevax Post-Omicron = 1 dose, 9% al
2022
échantillon positif 30j 2 doses 35% MedRxiv,
- 37,732 cas PCR
avant période de l’étude 3 doses 46%
BA2+ vs 73,507 Variant (par BA1 entre 26/12/21 et
Avec infection antérieure pre-
témoins Omicron 26/03/22) Cas- Omicron
BA2
témoins Non vacciné 38%
juin 2022 1 dose, 56% positif entre 20/02/20 et Québec 2 doses 68-80% 27/11/21 3 doses 69-80%
Avec infection antérieure post-
Exclusion période co Omicron (par BA1)
circulation Omicron-Delta Non vacciné 72% entre 28/11 et 25/12/21 1 dose, 90% 2 doses 96% 3 doses 96%
SUEDE 5 avenue du Stade de France – F 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX – Tél. : +33(0) 1 55 93 70 00 – Fax : +33(0) 1 55 93 74 00 www.has-sante.fr - N° SIRET : 110 000 445 00020 – code APE : 8411 Z
Publicatio Population Période Vaccins Définition infection Statut Résultats ajustés : efficacité vaccinale, odds ratio n d’étude – antérieure (délai Efficacité ajustée Efficacité ajustée contre Type Souche
/réinfection) contre la l’hospitalisation et/ou admission étude réinfectio réinfection (IC USI (IC 95 %) n 95 %)
Souche réinfection i) BA1 ii) Mixte iii) BA2 dominant BA1/BA2 dominant Cohorte région 3 périodes° Cominarty Infection antérieure = Sans infection antérieure
Björk et
Skane (sud) de suivi : ou Spikevax infection au moins 90j 0 – 1 dose Référence Référence Référence al
-
i)(S52 2021- ou avant le cas 2 doses 91 79–96 70 41–85 57 17–78
≥ 3 doses 593 cas sévères S1 2022) Vaxzevria 94 83–98 92 83–96 82 64–91 Cas- (65, 78 et 56
cas/sem/période) ii)(S2-S3 témoins et 5,930 témoins 2022) Avec infection antérieure
0 – 1 dose 81 0–98 85 0–98 54 0–87
- Mai 2022 iii)(S4-S11 2 doses
91 57–98
92 59–98 53 0–82
≥ 3 doses 2022) 100 NA 85 47–96 88 64–96
ETATS-UNIS 1er Nov. Lind et al Population étude
Sans infection antérieure
SUCCESS ≥ 5 ans
MedRxiv,
14-149j après 2nde dose
Janv. 2022 ou Spikevax RT-PCR ou antigénique 28,5% (20,0 ;36,2%)
-
≥ 150j après 2nde dose 10,676 cas PCR
positif au moins 90j avant 15,3% (10,4 ;20,0%) Cas-
BA1+ (dont 646 Variant
le test inclus (cas BA1+)
témoins avec inf. anté.) vs Omicron
≥ 14j après 3e dose 119,397 témoins BA1***
56,9% (52,1 ;61,2%)
avril (dont 6 902 avec Exclusions :
2022 inf. anté.) schéma Avec infection antérieure
hétérologue, 33,2% (3,7 ;53,6%)
si intervalle 14-149j après 2nde dose 36,1% (7,1 ;56,1%)
≥ 150j après 2nde dose Exclusion ; 2e/3e dose 34,0% (18,5 ;46,5%) réinfections
multiples
≥ 14j après 3e dose 45,8% (20,0 ;63,2%)
°(i) BA.1: 60%, Delta: 25%, BA.2: 15%, (ii) BA.1: 47%, Delta: 4.5%, BA.2: 49%, et (iii) BA.1: 17%, Delta: 0.5%, BA.2: 82%
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Publicatio Population Période Vaccins n d’étude – Type Souche étude réinfectio n FRANCE Castillo N= 2,701,992 13 déc. Comirnaty Sujets ≥18 ans avec 2021- 31 Spikevax et al symptômes dans les 7 janv. 2022 Vaxzevria (3% 2
j précédents +
doses) Cas- informations 82,23% Vaccination témoins vaccination covid-19 Omicron hétérologue (source nationale : SI- (6%) Avril DEP, SI-VIC et VAC- 3 doses : 38% 2022 SI). Non vaccinés :
13% cas PCR+ : 926,376
(82,23% Omicron), 193,789 avec ATCD d’infection covid-19. Témoins PCR- : 1,852,752
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Définition infection Statut Résultats appariés antérieure (délai Risque d’infection (IC Risque d’hospitalisation (IC
/réinfection) 95 %) 95 %)
Infection antérieure= 1er Pas d’infection antérieure
échantillon positif Non vacciné Référence Référence jusqu’à ≥ 60j avant test
2 doses (3-4 mois), OR : 0,74 (0,73-0,76] HR : 0,58 [0,48-0,68] positif durant période
3 doses (2-3 mois) OR : 0,42 [0,41-0,43] HR : 0,18 [0,15-0,21] d’étude
Avec infection antérieure
Non vacciné OR : 0,49 [0,48-0,50] HR : 0,45 [0,30-0,60] 1 ou 2 doses OR : 0,33 [0,32-0,34] HR : 0,51 [0,36-0,66] 3 doses OR : 0,19 [0,19-0,20] HR : 0,29 [0,22-0,36]
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Publicatio Population Période Vaccins Définition Souche n d’étude – infection réinfectio Type Souche antérieure (délai n étude réinfection
/réinfection) QATAR Altarawn Population résidente 23 déc. 2021 Cominrnaty ou Infection antérieure= BA.1 au Qatar, sujets
– 21 fév. 2022 Spikevax (2 1er échantillon eh et al avec test PCR Variants ou 3 doses) positif depuis début MedRxiv épidémie jusqu’à ≥ effectué pour Omicron BA.1 Vaccination
présence et BA.2 hétérologue 90j avant Cas- symptômes Covid-
exclue l’échantillon positif 19
durant période Témoins 6,264 cas PCR+ d’étude (variants Mars BA.1 pré-Omicron) 2022 20,693 cas PCR+
BA.2 BA.2 25,288 cas PCR+ Omicron (tout sous- variant)
Omicron (tout sous- variant)
Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège]
Statut Résultats appariés Protection Protection contre contre infection hospitalisation et/ou décès (IC 95 %) (IC 95 %)
Infection antérieure
Non vacciné 50,2% [38,1-59,9] 100,0 2 doses (≥ 14j), 51,7% (43,5-58,7] 96,2% [37,7-99,8] 3 doses (7 j) 74,4% [63,4-82,2] 100,0
Pas d’infection antérieure
Non vacciné Référence Référence 2 doses (≥ 14j),
-4,9% [-16,4-5,4] 96,8% 71,1-99,6] 3 doses (≥7 j) 59,6% [52,9-65,3] 97,5% [71,7-99,8]
Infection antérieure
Non vacciné 46,1% [39,5-51,9] 73,4% [0,2-92,9] 2 doses (≥ 14j), 55,1% [50,9-58,9] 97,8% [82,6-99,7] 3 doses (7 j) 77,3% [72,4-81,4] 100,0
Pas d’infection antérieure
Non vacciné Référence Référence 2 doses (≥ 14j),
-1,1% [-7,1-4,6] 76,8% [58,0-87,1] 3 doses (≥7 j) 52,2% [48,1-55,9] 98,2% [91,9-99,6]
Infection antérieure
Non vacciné 50,8% [45,4-55,7] 71,6% [15,7-90,4] 2 doses (≥ 14j), 55,5% [51,8-59,0] 94,3% [81,3-98,3] 3 doses (7 j) 76,3% [71,7-80,1] 100,0
Pas d’infection antérieure
Non vacciné Référence Référence 2 doses (≥ 14j),
-0,2% [-5,5-4,9] 73,5% [60,5-82,2] 3 doses (≥7 j) 54,0% [50,4-57,3] 92,5% [84,4-96,3]
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Publicatio Population Période Vaccins Définition infection Statut Résultats ajustés n d’étude – antérieure (délai Efficacité ajustée contre la réinfection (IC 95 %) Type Souche
/réinfection) étude réinfectio n PAYS-BAS Andeweg N=528,488 22 nov. Cominarty Infection antérieure= Pas d’infection antérieure
Sujets ≥18 ans 2021 – 19 Spikevax PCR+ entre 1 juin 2020 Non vacciné Référence et al jusqu’à ≥ 30j avant 2 doses (≥ 14j), Cas PCR+ (Omicron) janv. 2022 Vaxzevria 33% (31-35] MedRxiv, 3 doses (≥7 j)
- 38,974 Delta et Jcovden PCR+ pendant la 68% [67-70]
Témoins : 448,268 BA.1
période d’étude
Cas- PCR-
Avec infection antérieure
Non vacciné 25% (21-29] Témoins 2 doses (≥ 14j) et infection 62% [58-66] Février Infection et après 2 doses (≥ 14j) 58% [55-61] 2022 Infection + 3 doses (≥7 j) 76% [72-79]
Synthèse des études de cohortes
Publication Population Période Vaccins Définition infection Statut Incidence réinfection
Type étude d’étude – antérieure (délai (95% IC) Souche
/réinfection) réinfectio n Breznik et al Etude COVID 15 déc. Cominarty Infection antérieure = Sans infection antérieure 93.6% (160/171) HR 0.52, (0.27-0.99) in Long-Term 2021- 3 mai ou Spikevax infection dans les 3 mois
MedRxiv, Care N=997 2022
avant 15 décembre 2021
87 ans d’âge
(Delta majoritaire) Cohorte médian Omicron Avec infection antérieure 6.43% (11/171)
(majoritaire
17.2% (n=171) entre le 15 Ontario cas de et le 23 déc. Juin 2022 réinfection 2021)
Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège] Page 25 / 29
Publication Population Période Vaccins Définition infection Type étude d’étude – antérieure (délai Souche
/réinfection) réinfectio n
≥35 jours entre Chemaitelly 3 cohortes : 19 Cominarty infectée BA1, décembre ou Spikevax antécédent d’infection et et al infectée BA2, 2021- 21
réinfection MedRxiv, témoin février 2022
Cohortes 286 cas Omicron confirmés (BA1 et rétrospectiv Omicron 68 BA2) es et étude cas BA.1 cas-témoin (23.8%) et 218
cas BA.2 (76.2%) Qatar
Février 2022 Exclusion cas
antécédents
infection autre que Omicron
Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège]
Statut Incidence réinfection
(95% IC)
Incidence cumulative Efficacité contre réinfection BA2
Sans infection antérieure par BA1 0.62% (0.51-0.75%)
-
Avec infection antérieure par BA1 0.03% (0.01-0.07%) 94.9% (88.4-97.8%)
Incidence cumulative Efficacité contre réinfection BA1
Sans infection antérieure par BA2 0.17% (0.15-0.21%)
-
Avec infection antérieure par BA2 0.03% (0.02-0.04%) 85.6% (77.4-90.9%)
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Annexe 4 : Revue de la littérature concernant l’efficacité en vie réelle d’une deuxième dose de rappel
Tableau 5. Principaux résultats de l’étude de Davies et al.
Auteur, date de publication, Population Résultats journal, titre Davies et al. Patients âgés de plus de 20 ans, Covid-19 positif Réinfections :
• Infection précédente supérieur pour les patients infectés par BA.4/BA.5 (18,9%) comparés à BA.1 Juillet 2022 avec examen de laboratoire médical (RT-PCR ou medRxiv antigénique) du Western Cape Provincial Health (11,9%) et les autres variants (• 3793 patients durant vagues BA.4 et confirmed SARS-CoV-2 Sévérité de la maladie : infection during resurgence BA.5 (du 1er au 21 Mai 2022)
• Similaire entre les personnes contaminées par BA.4/BA.5 comparées à celles infectées par BA.1 driven by Omicron lineages
• 27614 vague BA.1 (adjusted hazard ratio [aHR] 1,12; 95% confidence interval [CI]: 0,93; 1,34) BA.4 and BA.5 compared with
• 68715 vague Delta
• Les vagues dues à Omicron avaient un risque inférieur des indicateurs de sévérité (décès, décès ou previous waves in the Western
• 54268 vague Beta Cape Province, South Africa hospitalisation en soins intensifs ou avec ventilation mécanique ou prescription de stéroïdes oraux ou
• 40204 vague Wuhan intraveineux) comparées aux vagues précédentes
• Facteurs protecteurs de maladie sévère avec une infection par BA.4/BA.5 : infection précédente (aHR 0,23, 95% CI 0,10; 0,52) ; vaccination (schéma à 2 doses plus un rappel avec vaccins BNT162b ou Ad26.COV2.S versus pas de vaccination) (aHR 0,20; 95% CI 0,08; 0.49)
Tableau 6 : Revue de la littérature concernant l’efficacité en vie réelle d’une deuxième dose de rappel
Efficacité vaccinale (EV) Auteur, Date publication, Population Intervention et comparateur Journal, Titre Infections Formes symptomatiques Formes sévères Injection d’une 4ème dose du Arbel et al. Israël
– Hospitalisations : 60-100 ans éligibles à la 4ème Avril 2022 vaccin BNT162b2 HR=0,36 (CI 0.31–0.43) 60-100 ans éligibles à la 4ème Nature Medicine dose (au moins 4 mois après
Effectiveness of a second dernier rappel) et sans dose
- Décès BNT162b2 booster vaccine infection préalable (au moins 4 mois après dernier 60-69 ans : HR=0,16 (CI 0.06– against hospitalization and
rappel) et sans infection 0.41) N= 563 465 death from Covid-19 in adults préalable comparativement 70-79 ans : HR= 0,28 (CI aged over 60 years
aux personnes avec un 0.17–0.46) schéma vaccinal à 3 doses 80-100 ans : HR=0,20 (CI dans la population éligible à la 0.15–0.27) 4ème dose
Injection d’une 4ème dose du Regev-Yochrai et al. Israël EV 1 mois après l’injection EV 1 mois après l’injection
Pfizer : 30% (CI −9 à 55) Avril 2022 Professionnels de santé Vaccin Spikevax ou Comirnaty Pfizer : 43% Moderna : 11% (95% CI, −43 éligibles à 2ème dose de rappel NEJM (N= 154) comparativement aux Moderna : 31% Efficacy of a Fourth Dose of vaccin ARNm (au moins 4 personnes avec un schéma to 44) Covid-19 mRNA Vaccine mois après dernier rappel) et vaccinal à 3 doses dans la population éligible à la 4ème against Omicron sans infection préalable
dose N=1050
Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège] Page 27 / 29
Injection d’une 4ème dose du Magen et al. Israël 60 ans et plus éligibles à 4ème Avril 2022 Vaccin BNT162b2 NEJM dose (au moins 4 mois depuis comparativement aux Fourth Dose of BNT162b2 dernier rappel) et sans personnes avec un schéma mRNA Covid-19 Vaccine in a infection préalable vaccinal à 3 doses dans la population éligible à la 4ème Nationwide Setting
N=182 122 paires dose Injection d’une 4ème dose du Gazit et al. Israël 60 ans et plus éligibles à 4ème Mai 2022 Vaccin BNT162b2 BMJ dose (au moins 4 mois depuis comparativement aux Short term, relative dernier rappel) et sans personnes avec un schéma effectiveness of four doses infection préalable vaccinal à 3 doses dans la population éligible à la 4ème versus three doses of
BNT162b2 vaccine in people N=97 499 dose aged 60 years and older in Israel: retrospective, test negative, case-control study Injection d’une 4ème dose du Bar-On Israël 60 ans et plus éligibles à 4ème Mai 2022 Vaccin BNT162b2 NEJM dose (au moins 4 mois depuis comparativement aux Protection by a Fourth Dose of dernier rappel) et sans personnes avec un schéma BNT162b2 against Omicron in infection préalable vaccinal à 3 doses dans la Israel
population éligible à la 4ème N= 1 252 331 dose Amir et al. Israël Injection d’une 4ème dose du Mai 2022 60 ans et plus sans infection vaccin BNT162b2 medRxiv (preprint) Covid-19 antérieure, ni voyage comparativement aux Protection against omicron à l’étranger durant l’étude personnes avec un schéma à severe disease 0-7 months
2 ou 3 doses de vaccin et after BNT162b2 booster N=1 178 090 éligible à la 4ème dose
Brosh-Nissimov et al. Israël Comparaison des Juillet 2022 Cohorte de patients caractéristiques des patients Clin infect Dis hospitalisées pour Covid-19 ayant un devenir favorable ou Hospitalized patients with sévère défavorable à leur severe Covid-19 during the
hospitalisation Omicron wave in Israel – N=1 049 benefits of a 1 fourth vaccine dose
Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège]
EV à 14-30 j : EV à 14-30 j EV à 7-30j : 52% (CI 49 to 54) 61% (CI 58 to 64)
- Hospitalisation : 72% (CI 63
to 79)
- Forme sévère : 64% (CI 48 to 77)
- Décès : 76% (CI 48 to 91)
EV à J14 :
EV à J14 : 65% (IC 63.0 to 67.1) 77,5% (CI 69.7 to 83.2) EV à J69 : EV à J69 : 22% (CI 4.9 to 36.1) 86.5% (CI 63.4 to 95)
4 semaines après injection :
4 semaines après injection :
-Réduction du taux d’infections
-Réduction du taux de formes confirmée : Rate ratio à 2.0 sévères : Rate ratio à 3.5 (CI (CI, 1.9 to 2.1) 2.7 to 4.6)
-Réduction du taux de formes sévères : 6-7 mois après la 3ème dose : Rate ratio à 3.1 (CI 2.4 to 4.1) 0-2 mois après la 4ème dose : Rate ratio à 9.2 (CI 7.9 to 10.7)
Le schéma vaccinal à 4 doses était un facteur indépendamment associé à une évolution favorable des formes sévères : OR 0.51 (95%CI 0.3-17 0.87
Page 28 / 29
Injection d’une 4ème dose du Muhsen et al. Israël 60 ans et plus éligibles à 4ème Juin 2022 vaccin BNT162b2 JAMA Intern Med dose (au moins 4 mois depuis comparativement aux Association of Receipt of the dernier rappel) et sans personnes avec un schéma Fourth BNT162b2 Dose With infection préalable vaccinal à 3 doses dans la population éligible à la 4ème Omicron Infection and Covid-
19 Hospitalizations Among N=42 775 dose Residents of Long-term Care Facilities
Injection d’une 4ème dose des Grewal et al. Canada, Ontario Juin 2022 60 ans et plus résident en vaccins BNT162b2 or mRNA- Effectiveness of a fourth dose unité de soins de longue durée 1273 comparativement aux éligibles à une 4ème dose of covid-19 mRNA vaccine personnes ayant reçu 3 doses against
de 84 jours et plus dans la population éligible à la 4ème the omicron variant among N=219 516 long term care residents in
dose et comparativement aux Ontario, non vaccinés Canada: test negative design study
Avis n° 2022.0xxx/AC/[acronyme du service] du [date du collège]
EV 14 jours après l’injection : EV 14 jours après l’injection :
- Hospitalisation pour formes 34% (95% CI, 30%-37%) Hospitalisation pour formes graves : 67% (95% CI, 57%- non graves : 64% (95% CI, 75%) 56%-71%)
- Décès : 72% (95% CI, 57%- 83%)
7 jours après la 4ème dose 7 jours après la 4ème dose 7 jours après la 4ème dose vs 3 doses : vs 3 doses : vs 3 doses : 19% (IC95% 12% to 26%) 31% (IC95% 20% to 41%) 40% (IC95% 24% to 52%)
Vs non vaccinés : Vs non vaccinés : Vs non vaccinés : 49% (IC95% 43% to 54%) 69% (IC95% 61% to 76%) 86% (IC95% 81%
to 90%)
Page 29 / 29
1. DA COMPARE FOOTNOTE PAGES
1 DGS-URGENT N°2022-47, vaccination contre le Covid-19 : extension du deuxième rappel aux personnes âgées de 60 à 79 ans, 6 mois après le premier rappel, ministère des Solidarités et de la Santé, 7 avril 2022. dgs- urgent_no_2022_47_2eme_rappel_60_-2.pdf (solidarites-sante.gouv.fr)
2 Santé publique France. COVID-19. Point épidémiologique du 7 juillet 2022. Saint-Maurice: SPF; 2022. https://www.santepubliquefrance.fr/maladies-et-traumatismes/maladies-et-infections-respiratoires/infection-a- coronavirus/documents/bulletin-national/covid-19-point-epidemiologique-du-7-juillet-2022 5 avenue du Stade de France – F 93218 Saint-Denis La Plaine CEDEX – Tél. : +33(0) 1 55 93 70 00 – Fax : +33(0) 1 55 93 74 00 www.has-sante.fr - N° SIRET : 110 000 445 00020 – code APE : 8411 Z
3 Santé publique France. Analyse de risque sur les variants émergents du SARS-CoV-2 réalisée conjointement par Santé publique France et le CNR Virus des infections respiratoires. Mise à jour du 6 juillet 2022. Saint-Maurice: SPF; 2022. Coronavirus : circulation des variants du SARS-CoV-2 (santepubliquefrance.fr)
4 Unité de Modélisation Mathématique des Maladies Infectieuses de l’Institut Pasteur. Projection à court terme des besoins hospitaliers pour les patients covid-19. 7 juillet 2022. Paris. https://modelisation-covid19.pasteur.fr/realtime-analysis/hospital/
5 Les données analysées par EPI-PHARE et la DREES sont issues des trois principales bases de données sur la crise Covid- 19 : SI-VIC (hospitalisation), SI-DEP (dépistage) et VAC-SI (vaccination).
6 EPI-PHARE, Efficacité de la première dose de rappel des vaccins à ARN-messagers sur le risque d’hospitalisation pour COVID-19 en France durant la période du 15 septembre 2021 au 31 janvier 2022 : étude de cohorte parmi 37 millions de sujets doublement vaccinés. Saint Denis; 2022 Efficacité de la dose de rappel contre les hospitalisations pour Covid-19 (epi-phare.fr)
7 La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES), Statut vaccinal des personnes testées ou hospitalisées avec Covid-19. Paris: DREES; 2022. Statut vaccinal des personnes testées ou hospitalisées avec Covid-19
– Données au 1er juillet 2022 | Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (solidarites- sante.gouv.fr)
8 Reynolds et al. Juin 2022 Science. Immune boosting by B.1.1.529 (Omicron) depends on previous SARS-CoV-2 exposure
9 SARS-CoV-2 variants of concern and variants under investigation (publishing.service.gov.uk)
10 Santé publique France. Analyse de risque sur les variants émergents du SARS-CoV-2 réalisée conjointement par Santé publique France et le CNR Virus des infections respiratoires. Mise à jour du 6 juillet 2022. Saint-Maurice: SPF; 2022. Coronavirus : circulation des variants du SARS-CoV-2 (santepubliquefrance.fr)
16 20220706_shc-9721_covid-19_booster_automn-winter_2022-2023_vweb.pdf (belgium.be)
17 ATAGI updated recommendations for a winter dose of COVID-19 vaccine | Australian Government Department of Health and Aged Care
18 Notice of upcoming THL recommendation: fourth coronavirus vaccines to be offered to more people in late summer – Press release – THL
19 Selon la liste des comorbidités et des maladies associées à un risque de forme grave de Covid-19 définie par le ministère de la Santé et de la Prévention, https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/publics-prioritaires-vaccin- covid-19#comorbidites
20 Stratégie de vaccination contre le Sars-Cov-2 Actualisation des facteurs de risque de formes graves de la covid-19 et des recommandations sur la stratégie de priorisation des populations à vacciner. https://www.has- sante.fr/jcms/p_3240117/fr/strategie-de-vaccination-contre-le-sars-cov-2-actualisation-des-facteurs-de-risque-de-formes- graves-de-la-covid-19-et-des-recommandations-sur-la-strategie-de-priorisation-des-populations-a-vacciner
21 Di Mascio D., Khalil A., Saccone G. Outcome of Coronavirus spectrum infections (SARS, MERS, COVID 1-19) during pregnancy: a systematic review and meta-analysis. Am J Obstet Gynecol. 2020:100107. DOI : 10.1016/j.ajogmf.2020.100107.
22 Conseil d’Orientation de la Stratégie Vaccinale Avis du 21 juillet 2021 – Vaccination des femmes enceintes dès le 1er trimestre de grossesse Mise à jour du 13 septembre 2021. https://solidarites- sante.gouv.fr/IMG/pdf/mise_a_jour_13_septembre_-_avis_du_cosv_21_juillet_2021_- _vaccination_des_femmes_enceintes.pdf
23 Deux exemples pour illustrer cette recommandation : i) une personne de 70 ans chez qui la dernière injection a été réalisée il y a 5 mois et qui a été infectée il y a 1 mois pourra recevoir une dose de rappel additionnelle à partir de 3 mois après l’infection (soit 7 mois après la dernière injection, pour respecter le délai minimal de 3 mois après l’infection) ; ii) une personne de 70 ans chez qui la dernière injection a été réalisée il y a 4 mois et qui a été infectée il y a 2 mois pourra recevoir une dose de rappel additionnelle à partir de 6 mois après la dernière injection (le délai depuis la dernière injection étant supérieur ici au délai minimal de 3 mois après l’infection)
24 Réponses rapides dans le cadre de la Covid-19 – Démarche médicale pour la vaccination contre la Covid-19 : https://www.has-sante.fr/jcms/p_3227126/fr/reponses-rapides-dans-le-cadre-de-la-covid-19-demarche-medicale-pour-la- vaccination-contre-la-covid-19-actualisation
25 Liste de pathologies rares justifiant une vaccination en très haute priorité contre la COVID-19 définie par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale : https://solidarites-sante.gouv.fr/grands-dossiers/vaccin-covid-19/covid-19-conseil-d- orientation-de-la-strategie-vaccinale/
26 En semaine 25, seuls 10,0% des enfants -présentant ou non des comorbidités- âgés de 10 à 11 ans avaient reçu une première dose de vaccin et 3,3% pour les 5 à 9 ans.
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