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Sur la décision
| Référence : | TA Montpellier, 23 juin 2025, n° 2503891 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Montpellier |
| Numéro : | 2503891 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Dispositif : | Satisfaction partielle |
| Date de dernière mise à jour : | 5 juillet 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 mai 2025, M. A B, représenté par
Me Betrom, avocate, demande au tribunal :
1°) de condamner la commune de Montpellier (Hérault) à lui verser la somme de 25 094 euros à titre de provision ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Montpellier la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
— la créance n’est pas sérieusement contestable dès lors que victime, le 17 mai 2023, d’un accident de service, son taux d’incapacité permanente partielle (IPP) a été fixé à 8% ;
— le montant de la provision est conforme à celui que la jurisprudence attribue à l’espèce.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 juin 2025, la commune de Montpellier, représentée par son maire en exercice, conclut à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à ce que la provision soit limitée à la somme de 14 900 euros.
Elle expose que :
— la demande et le montant réclamés sont sérieusement contestables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné M. Thévenet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande de provision :
1. Aux termes de l’article R. 541-1 du code de justice administrative : « Le juge des référés peut, même en l’absence d’une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l’a saisi lorsque l’existence de l’obligation n’est pas sérieusement contestable. Il peut, même d’office, subordonner le versement de la provision à la constitution d’une garantie. ». Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation comme non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s’assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l’existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n’a d’autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l’obligation dont les parties font état. Dans l’hypothèse où l’évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision, le cas échéant assortie d’une garantie, que pour la fraction de ce montant qui lui parait revêtir un caractère de certitude suffisant.
2. M. B, agent territorial en fonction à la commune de Montpellier, né le
9 juillet 1975, a été victime, le 17 mai 2023, d’un accident de service dont le taux d’incapacité permanente partielle a été fixé à 8%. Si l’existence de l’obligation de la commune de Montpellier n’est pas sérieusement contestée, en l’état de l’instruction, le montant non contesté de la provision s’élève à la somme de 14 900 euros. Par suite, eu égard à l’importance de la somme en cause, à l’existence d’une requête au fond, aux écritures produites en défense par la commune de Montpellier et afin de limiter tout risque de remboursement lorsque le dossier aura été jugé par une formation collégiale, il y a lieu de condamner la commune de Montpellier à verser la somme de 14 900 euros à M. B.
Sur les frais liés au litige :
3. Aux termes de l’article L. 761-1 du code de justice administrative : « Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation. ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de la commune de Montpellier la somme de 1 500 euros à verser à M. B sur le fondement de ces dispositions.
O R D O N N E
Article 1er : La commune de Montpellier versera une provision d’un montant de 14 900 euros à M. B.
Article 2 : La commune de Montpellier versera la somme de 1 500 euros à M. B au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Montpellier.
Fait à Montpellier, le 23 juin 2025.
Le juge des référés,
F. Thévenet
La République mande et ordonne au préfet de l’Hérault en ce qui le concerne ou à tous les commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 23 juin 2025.
La greffière,
B. Flaesch
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