Rejet 26 mars 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Orléans, urgences -juge unique, 26 mars 2025, n° 2402924 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif d'Orléans |
| Numéro : | 2402924 |
| Importance : | Inédit au recueil Lebon |
| Dispositif : | Rejet |
| Date de dernière mise à jour : | 30 mai 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 juin 2024, Mme A B demande au tribunal d’annuler la décision du 6 juin 2024 par laquelle la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher a rejeté sa demande de remise gracieuse de la somme de 1 275,18 euros de prime d’activité indument perçue au titre de la période d’août 2022 à avril 2023.
Elle soutient qu’elle ne peut rembourser la somme réclamée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 décembre 2024, la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que la demande de la requérante n’est pas fondée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— le code de la sécurité sociale ;
— le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.
Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.
Les parties n’étaient pas présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu’à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise. Pour l’examen de ces deux conditions, le juge est ainsi conduit à substituer sa propre appréciation à celle de l’administration. Lorsque l’indu résulte de ce que l’allocataire a omis de déclarer certaines de ses ressources, il y a lieu, pour apprécier la condition de bonne foi de l’intéressé, hors les hypothèses où les omissions déclaratives révèlent une volonté manifeste de dissimulation ou, à l’inverse, portent sur des ressources dépourvues d’incidence sur le droit de l’intéressé aux allocations ou à leur montant, de tenir compte de la nature des ressources ainsi omises, de l’information reçue et de la présentation du formulaire de déclaration des ressources, du caractère réitéré ou non de l’omission, des justifications données par l’intéressé ainsi que de toute autre circonstance de nature à établir que l’allocataire pouvait de bonne foi ignorer qu’il était tenu de déclarer les ressources omises. A cet égard, si l’allocataire a pu légitimement, notamment eu égard à la nature du revenu en cause et de l’information reçue, ignorer qu’il était tenu de déclarer les ressources omises, la réitération de l’omission ne saurait alors suffire à caractériser une fausse déclaration.
2. Il résulte de l’instruction que l’indu de prime d’activité contesté, d’un montant initial de 1 275,18 euros, a été ramené à la somme de 692,74 euros et que le solde de la dette de la requérante est à ce jour de 463,75 euros. L’indu a pour origine l’omission de déclaration par l’intéressée de l’avantage en nature constitué par la mise à disposition d’un véhicule de fonction. L’intéressée ne pouvait ignorer qu’elle devait déclarer à la caisse d’allocations familiales l’ensemble de ses ressources y compris les avantages en nature. Par suite, compte tenu de l’origine de l’indu, du montant restant dû de 463,75 euros et des ressources de l’intéressée d’environ 2 200 euros par mois, il ne résulte pas de l’instruction que la requérante serait dans une situation de précarité telle qu’il devrait être fait droit à sa demande de remise gracieuse de dette.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B doit être rejetée.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B et à la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 26 mars 2025.
Le magistrat désigné,La greffière,
Jean-Michel DELANDREFlorence PINGUET-COMMEREUC
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Aide juridictionnelle ·
- Police ·
- Urgence ·
- Carte de séjour ·
- Commissaire de justice ·
- Juge des référés ·
- Bénéfice ·
- Légalité ·
- Autorisation provisoire
- Illégalité ·
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Liberté fondamentale ·
- Délai ·
- Refus ·
- Justice administrative ·
- Interdiction ·
- Convention européenne
- Justice administrative ·
- Police ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Cartes ·
- Ordonnance ·
- Acte ·
- Tribunaux administratifs ·
- Droit commun ·
- Pourvoir
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Justice administrative ·
- Droit privé ·
- Commissaire de justice ·
- Droit de propriété ·
- Autorisation ·
- Servitudes d'urbanisme ·
- Permis d'aménager ·
- Aire de jeux ·
- Légalité externe ·
- Privé
- Urbanisme ·
- Maire ·
- Portail ·
- Commune ·
- Réseau ·
- Électricité ·
- Justice administrative ·
- Déclaration préalable ·
- Commissaire de justice ·
- Parcelle
- Admission exceptionnelle ·
- Police ·
- Ressortissant ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Vie privée ·
- Mentions ·
- Carte de séjour
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Urgence ·
- Père ·
- Justice administrative ·
- Naturalisation ·
- République centrafricaine ·
- Décision implicite ·
- Juge des référés ·
- Enseignement supérieur ·
- Filiation ·
- Visa
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Tribunaux administratifs ·
- Expulsion ·
- Décision d’éloignement ·
- Justice administrative ·
- Assignation à résidence ·
- Éloignement ·
- Assignation ·
- Recours
- Solidarité ·
- Recours administratif ·
- Revenu ·
- Aide ·
- Sécurité sociale ·
- Action sociale ·
- Allocations familiales ·
- Tribunal judiciaire ·
- Logement ·
- Prestation
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Commissaire de justice ·
- Tunisie ·
- Tribunaux administratifs ·
- Régularisation ·
- Espace économique européen ·
- Union européenne ·
- Domicile ·
- Suisse ·
- Election
- Justice administrative ·
- Délégation de signature ·
- Loyer ·
- Aide ·
- Bénéfice ·
- Annulation ·
- Décret ·
- Commissaire de justice ·
- Titre ·
- L'etat
- Justice administrative ·
- Annulation ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice ·
- Désistement ·
- Charges ·
- Décision implicite ·
- Conclusion ·
- L'etat ·
- Armée
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.