Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 26 sept. 2025, n° 25/04128 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/04128 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Mainlevée de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
MINUTE: 25/ 1468
Appel des causes le 26 Septembre 2025 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 25/04128 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76LEW
Nous, Monsieur [V] [T], Vice-Président au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assisté de Madame Marie TIMMERMAN, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de [D] [S] [B], interprète en langue vietnamienne, serment préalablement prêté ;
En présence de Monsieur [W] [M] représentant de M. PREFET DU NORD ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [U] [L] [F]
de nationalité Vietnamienne
né le 02 Août 1990 à [Localité 5] (VIETNAM), a fait l’objet :
d’une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français et ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre jours, prononcée le 28 août 2025 par M. PREFET DU NORD , qui lui a été notifié le 28 août 2025 à 10h10 .
Par requête du 25 Septembre 2025, arrivée par courrier électronique à 11h30 M. PREFET DU NORD invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de QUATRE JOURS, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 02 septembre 2025, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de TRENTE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Pauline PERDIEU, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Je vous en prie laissez-moi libre. Je ne peux pas retourner au Vietnam. Je préfère mourir en France.
Me Pauline PERDIEU entendu en ses observations ; je n’ai pas d’observation.
Le représentant de la Préfecture entendu en ses observations ; sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé : les conditions sont réunies pour une 2ème prolongation.
MOTIFS
Selon l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
Attendu que la préfecture du Nord sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé au motif que les autorités vietnamiennes n’ont pas délivré en temps utile le laissez-passer sollicité depuis le 29 août soit le lendemain de la mesure de rétention administrative ; que cependant il résulte des termes mêmes de la requête introductive d’instance et des mails produits dans le cadre de la procédure que dès le 11 septembre, les autorités étrangères ont fait connaître qu’elles reconnaissaient l’intéressé comme un de leurs ressortissants et qu’elles étaient disposées à délivrer le laissez-passer sollicité après avoir eu connaissance des coordonnées du vol au moyen duquel la mesure d’éloignement allait être exécutée ; que la préfecture du Nord soutient, sans fournir la moindre explication à cet égard, qu’elle n’a pas eu connaissance en temps utile de la position prise par les autorités étrangères ; que si le retard dans l’information de l’autorité administrative par les services de l’ambassade de France à [Localité 3] ne peut être reproché à la préfecture, il n’en demeure pas moins que la demande de prolongation de la rétention administrative ne peut pas être utilement fondée sur l’absence de réponse des autorités étrangères mais sur un dysfonctionnement dans la transmission de l’information dont l’intéressé ne doit pas supporter les conséquences dommageables ; qu’au surplus, il est surprenant que l’administration ait pris l’initiative d’annuler le vol initialement prévu pour le 23 octobre 2025 au risque de ne pas disposer d’une place sur un vol fixé avant l’expiration de la mesure de rétention dont la prolongation est sollicitée ;
PAR CES MOTIFS
REJETONS la demande de maintien en rétention administrative de M. PREFET DU NORD
ORDONNONS que Monsieur [U] [L] [F] soit remis en liberté à l’expiration d’un délai de six heures suivant la Notification à Monsieur le Procureur de la République de [Localité 1] de la présente ordonnance sauf dispositions contraires prises par ce magistrat.
INFORMONS Monsieur [U] [L] [F] qu’il est maintenu à la disposition de la justice pendant un délai de six heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République et le cas échéant, jusqu’à ce qu’il soit statué sur l’effet suspensif de l’appel ou la décision au fond, que pendant ce délai il peut contacter un avocat, un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter.
RAPPELONS à l’intéressé qu’il a l’obligation de quitter le territoire national.
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 4] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 2] ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
Le représentant de la Préfecture, L’avocat, Le Greffier, Le Juge,
En visio
décision rendue à 12h22
Ordonnance transmise ce jour à M. PREFET DU NORD
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 25/04128 – N° Portalis DBZ3-W-B7J-76LEW
En cas de remise en liberté : Ordonnance notifiée à Monsieur le procureur de la République à 12h25
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Vente amiable ·
- Privilège ·
- Hypothèque ·
- Exécution ·
- Radiation ·
- Turquie ·
- Jugement d'orientation ·
- Débiteur ·
- Épouse ·
- Émoluments
- Préjudice esthétique ·
- Indemnisation ·
- Déficit fonctionnel temporaire ·
- Tribunal judiciaire ·
- Consolidation ·
- Souffrances endurées ·
- Déficit fonctionnel permanent ·
- Préjudice d'agrement ·
- Titre ·
- Souffrance
- Vente amiable ·
- Siège social ·
- Adresses ·
- Commissaire de justice ·
- Trésor public ·
- Vente forcée ·
- Saisie immobilière ·
- Crédit foncier ·
- Jugement d'orientation ·
- Commandement
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Arrêt de travail ·
- Recours ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commission ·
- Indemnités journalieres ·
- Sécurité sociale ·
- Adresses ·
- Contrôle ·
- Carrière ·
- Lettre
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Maintien ·
- Consentement ·
- Ordonnance ·
- Avis ·
- Santé publique ·
- Hôpitaux ·
- Copie
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Adoption ·
- Assesseur ·
- Vices ·
- Matière gracieuse ·
- République ·
- Chambre du conseil ·
- Diligences ·
- Jugement
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Transport ·
- Commune ·
- Avocat ·
- L'etat ·
- Autocar ·
- Mise en état ·
- Maire ·
- Véhicule ·
- Police judiciaire
- Allocations familiales ·
- Orphelin ·
- Enfant ·
- Père ·
- Mère ·
- Tribunal judiciaire ·
- Décision de justice ·
- Adresses ·
- Contribution ·
- Titre
- Débiteur ·
- Trésorerie ·
- Etablissement public ·
- Mauvaise foi ·
- Bonne foi ·
- Commission de surendettement ·
- Surendettement des particuliers ·
- Amende ·
- Contentieux ·
- Bien immobilier
Sur les mêmes thèmes • 3
- Consommation ·
- Consultation ·
- Contrat de crédit ·
- Rétractation ·
- Sociétés ·
- Prêt ·
- Déchéance ·
- Capital ·
- Intérêt ·
- Contrats
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Métropole ·
- Habitat ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Dette ·
- Commandement de payer ·
- Bail ·
- Délais ·
- Adresses
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Adresses ·
- Département ·
- L'etat ·
- Certificat médical ·
- Trouble mental ·
- Santé publique ·
- Hôpitaux
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.