Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 2 avr. 2026, n° 26/01304 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01304 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 10 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
Appel des causes le 02 Avril 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/01304 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76RJK
Nous, Mme DESWARTE Anne, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Mme Mathilde DEVULDER, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de [H] [D], interprète en langue arabe, serment préalablement prêté ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [R] [U]
de nationalité Marocaine
né le 05 Mars 1998 à [Localité 1] (MAROC), a fait l’objet :
– d’une interdiction judiciaire du territoire français pour une durée de trois ans prononcée par jugement du tribunal correctionnel de Beauvais en date du 02 octobre 2024 ;
– d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour quatre-vingt seize heures, prononcé le 02 février 2026 par M. PREFET DE L’OISE , qui lui a été notifié le 2 février 2026 à 09h18
Par requête du 01 Avril 2026, arrivée par courrier électronique à 14h44 M. LE PREFET DE L’OISE invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 06 février 2026, prolongé par un délai de TRENTE JOURS selon l’ordonnance du 05 mars 2026, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de TRENTE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Cécile LANNOY, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat.
Me Cécile LANNOY entendu en ses observations ; Les diligences ont été faite, il n’y a pas d’irrégularité.
L’interéssé a la parole en dernier: j’ai une audience au 09 et ils m’ont prévu un vol le 08. Je veux rester ici. Je n’ai pas de famille au Maroc. J’ai demandé l’asile en Espagne en 2022. J’ai toute ma famille ici.
MOTIFS
Selon l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Il résulte des éléments de la procédure que les autorités consulaires marocaines ont délivré un laissez-passer consulaire le 14 mars 2026 ; qu’un vol à destination du Maroc est prévu le 08 avril prochain.
En outre, Monsieur [U] a fait l’objet d’une condamnation par le tribunal correctionnel de Beauvais en date du 02 octobre 2024 ; qu’il constitue ainsi une menace à l’ordre public.
Les conditions d’application de l’article susvisé sont réunies dès lors que l’administration est dans l’attente d’un moyen de transport pour permettre l’exécution forcée de la mesure d’éloignement dont fait l’objet l’intéressé.
L’intéressé ne présente pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires.
Eu égard aux nécessités invoquées par Monsieur le Préfet, il convient d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [R] [U] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de TRENTE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 1] ) au greffe de la Cour d’Appel de DOUAI (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: [XXXXXXXX01].) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’Avocat, Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à 10h34
Ordonnance transmise ce jour à M. LE PREFET DE L’OISE
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 26/01304 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76RJK
En cas de remise en liberté : Ordonnance notifiée à Monsieur le procureur de la République à
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Autres demandes en matière de baux commerciaux ·
- Droit des affaires ·
- Bail commercial ·
- Mise en état ·
- Associations ·
- Incident ·
- Incompétence ·
- Clôture ·
- Révocation ·
- Courriel ·
- Juge ·
- Ordonnance ·
- Juridiction
- Certificat médical ·
- Hospitalisation ·
- Psychiatrie ·
- Établissement ·
- Date ·
- Département ·
- Épouse ·
- Saisine ·
- Polynésie française ·
- Polynésie
- Nationalité française ·
- Code civil ·
- Etat civil ·
- Délivrance ·
- Acte ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mayotte ·
- Aide juridictionnelle ·
- Certificat ·
- Parents
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Etat civil ·
- Ministère public ·
- Nationalité française ·
- Acte ·
- Supplétif ·
- Code civil ·
- Aide ·
- Côte d'ivoire ·
- Ivoire
- Syndicat de copropriétaires ·
- Tribunal judiciaire ·
- Immeuble ·
- Jugement ·
- Adresses ·
- Solde ·
- Pièces ·
- Immobilier ·
- Erreur ·
- Erreur matérielle
- Hospitalisation ·
- Santé publique ·
- Consentement ·
- Franche-comté ·
- Trouble mental ·
- Contrôle ·
- Tribunal judiciaire ·
- Certificat médical ·
- Liberté ·
- Établissement
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Locataire ·
- Habitat ·
- Méditerranée ·
- Commandement ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Logement ·
- Meubles
- Tribunal judiciaire ·
- Sécurité sociale ·
- Litige ·
- Incompétence ·
- Irrecevabilité ·
- Adresses ·
- Ordonnance ·
- Manifeste ·
- Attribution ·
- Action sociale
- Tribunal judiciaire ·
- Contentieux ·
- Adresses ·
- Protection ·
- Jugement ·
- Copie ·
- Magistrat ·
- Titre ·
- Conforme ·
- Débats
Sur les mêmes thèmes • 3
- Syndicat de copropriétaires ·
- Épouse ·
- Charges de copropriété ·
- Tantième ·
- Tribunal judiciaire ·
- Immeuble ·
- Adresses ·
- Commandement de payer ·
- Recouvrement ·
- Titre
- Droit de la famille ·
- Enfant ·
- Vacances ·
- Côte d'ivoire ·
- Contribution ·
- Divorce ·
- Autorité parentale ·
- Intermédiaire ·
- Education ·
- Date ·
- Etat civil
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Commandement de payer ·
- Locataire ·
- Loyers, charges ·
- Adresses ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Charges
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.