Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Clermont-Ferrand, juge des libertes detent, 7 mai 2026, n° 26/00425 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00425 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 16 mai 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CLERMONT-FERRAND
N° RG 26/00425 – N° Portalis DBZ5-W-B7K-KS35
MINUTE : 26/00244
ORDONNANCE
rendue le 07 mai 2026
Article L 3211-12-1 du code de la santé publique
CONTRÔLE DE L’HOSPITALISATION COMPLÈTE
AVANT L’EXPIRATION D’UN DÉLAI DE DOUZE JOURS
DEMANDEUR
M. LE DIRECTEUR DU CENTRE HOSPITALIER DE [Localité 1]
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
Non comparant
PERSONNE ADMISE EN SOINS PSYCHIATRIQUES SANS CONSENTEMENT
Monsieur [K] [J]
né le 30 Août 1976 à [Localité 3]
[Adresse 3]
[Localité 2]
Comparant assisté de Maître BONNARD Vanessa avocate au barreau de CLERMONT-FERRAND
TIERS DEMANDEUR à L’ADMISSION
Madame [A] [J]
[Adresse 4]
[Localité 4]
non comparante, régulièrement avisée par lettre simple le 04/05/2026
MINISTÈRE PUBLIC
régulièrement avisé, a fait des observations écrites
***
Nous, Anthony MIRAOUI, Vice-Président chargé des fonctions de juge des libertés et de la détention au Tribunal Judiciaire de Clermont-Ferrand, assisté de Nadège PETRIMENT, greffier statuant dans la salle dédiée à cet effet au Centre Hospitalier Sainte Marie
DÉBATS :
A l’audience publique du 07 Mai 2026, en présence du personnel soignant accompagnant, et la décision rendue en audience publique,
Le juge a exposé la procédure et indiqué l’avis du procureur de la République figurant au dossier.
Monsieur [K] [J] et son conseil ont été entendus.
MOTIFS DE L’ORDONNANCE
Attendu que selon l’article L. 3212-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l’objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d’un établissement mentionné à l’article L. 3222-1 que lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :
Ses troubles mentaux rendent impossible son consentement ;Son état mental impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance régulière justifiant une prise en charge sous la forme mentionnée au 2° de l’article L. 3211-2-1 ;
Que selon l’article L. 3211-12-1 du même code, l’hospitalisation complète d’un patient ne peut se poursuivre sans que le magistrat du siège du tribunal judiciaire, préalablement saisi par le directeur de l’établissement, n’ait statué sur cette mesure avant l’expiration d’un délai de douze jours à compter de l’admission ;
Attendu que Monsieur [K] [J] a été admis depuis le 28/04/2026 en soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète à la demande d’un tiers en urgence, en l’espèce Madame [A] [J], sa mère ;
Attendu que par requête reçue le 04 Mai 2026, le directeur d’établissement a saisi le Juge du Tribunal Judiciaire de céans pour que la poursuite de cette mesure soit ordonnée ;
Attendu qu’il résulte du certificat médical du docteur [C] en date du 4/05/2026 qu’il a constaté : “Patient au contact fluctuant, pouvant se montrer sthénique. Discours globalement adapté, diffluent par moment. Eléments de persécution marqués, méfiance. Pas de trouble du comportement majeur en service. Reconnaissance partielle de son trouble et adhésion passive aux soins. Nécessite de poursuivre l’hospitalisation en temps complet.
Les éléments médicaux suivants font obstacle à l’audition du patient par Mr ou Mme Le Juge du Tribunal Judiciaire de Clermont Ferrand : Aucun.
Dans ces conditions, les Soins Sans Consentement restent médicalement justifiés et doivent être maintenus en Hospitalisation Complète.”
Attendu qu’au cours de l’audience, Monsieur [K] [J] a déclaré : ” ça se passe pas très bien, je trouve ça abusif le déroulement de l’hospitalisation. Je trouve ça excessif d’avoir appelé la gendarmerie, je ne suis pas pour la violence, ils n’ont pas été très sympathiques, les pompiers se sont moqués de moi, parce que… Je sais pas si je dois me taire ou parler après ça se retourne contre moi. L’ambiance à l’hôpital n’est pas très correcte, je n’en dirais pas plus.”
Le conseil a été entendu en ses observations : elle s’en remet à droit.
Monsieur [K] [J] a eu la parole en dernier.
Attendu qu’au terme des débats, il convient d’une part de déclarer la requête formée par M. LE DIRECTEUR DU CENTRE HOSPITALIER DE [Localité 1], recevable en la forme, et la procédure régulière ;
Attendu que sur le fond, il convient d’ordonner la poursuite de l’hospitalisation complète de Monsieur [K] [J] ; en ce que le dernier certificat médical met en exergue la persistance d’éléments de persécution marqués, une reconnaissance partielle des troubles et une adhésion passive aux soins; que dans ces conditions le maintien des soins sans consentement reste médicalment justifié;
Attendu que Monsieur [K] [J] a été informé de son droit d’interjeter appel de la présente décision auprès de la Cour d’Appel de RIOM ou de solliciter la mainlevée de la mesure en saisissant le Juge du tribunal judiciaire de CLERMONT-FERRAND ;
PAR CES MOTIFS
Après débats en audience publique, statuant publiquement, et en premier ressort,
Déclarons la procédure régulière et la requête régulière en la forme ;
Ordonnons la poursuite de l’hospitalisation complète dont fait l’objet Monsieur [K] [J].
Fait à [Localité 5],
le 07 mai 2026
Le greffier Le Vice-président
Copie
— adressée par courriel avec récépissé au directeur du centre hospitalier ce jour
— transmise au procureur de la République ce jour
— avis transmis par lettre simple au tiers demandeur à l’admission ce jour
— notifié ce jour par PLEX au conseil
le greffier
POUR INFORMATION
La présente ordonnance est susceptible d’appel dans le délai de 10 jours à compter de sa notification, au greffe de la Cour d’Appel de Riom.
Art. L.3211-12-4. du code de la santé publique – L’ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire prise en application des articles L.3211-12 ou L.3211-12-1 est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel ou son délégué. Le débat est tenu selon les modalités prévues à l’article L.3211-12-2.
L’appel formé à l’encontre de l’ordonnance mentionnée au premier alinéa n’est pas suspensif. Le premier président de la cour d’appel ou son délégué statue alors à bref délai dans des conditions définies par décret en Conseil d’Etat.
Art. 58 du code de procédure civile – La déclaration d’appel contient à peine de nullité :
1° Pour les personnes physiques : l’indication des noms , prénoms, profession, domicile, nationalité, date et lieu de naissance du demandeur ;
Pour les personnes morales : l’indication de leur forme, leur dénomination, leur siège sociale et de l’organe qui les représente légalement ;
2° L’indication des noms, prénoms et domicile de la personne contre laquelle la demande est formée, ou, s’il s’agit d’une personne morale, de sa dénomination et de son siège social ;
3° L’objet de la demande. Elle est datée et signée.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Vacances ·
- Contribution ·
- Parents ·
- Enfant ·
- Prestation familiale ·
- Divorce ·
- Débiteur ·
- Droit de visite ·
- Conjoint ·
- Hébergement
- Divorce ·
- Aide juridictionnelle ·
- Ménage ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Mariage ·
- Logement ·
- Famille ·
- Jugement ·
- Avantages matrimoniaux
- Administrateur provisoire ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Copropriété ·
- Tribunal judiciaire ·
- Meubles ·
- Mise en état ·
- Ensemble immobilier ·
- Incident ·
- Adresses ·
- Tantième
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Jugement ·
- Décision implicite ·
- Partie ·
- Lettre recommandee ·
- Notification ·
- Interjeter ·
- Appel
- Vente amiable ·
- Mayotte ·
- Crédit agricole ·
- Exécution ·
- Créanciers ·
- Commandement ·
- Océan indien ·
- Océan ·
- Assistant ·
- Jugement d'orientation
- Erreur matérielle ·
- Requête en interprétation ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Dette ·
- Demande ·
- Loyer ·
- Procédures de rectification
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Méditerranée ·
- Habitat ·
- Commandement de payer ·
- Assignation ·
- Adresses ·
- Coûts ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sociétés ·
- Référé ·
- Ordonnance
- Habitat ·
- Loyer ·
- Surendettement des particuliers ·
- Commandement ·
- Commission de surendettement ·
- Résiliation ·
- Locataire ·
- Clause resolutoire ·
- Bailleur ·
- Clause
- Tribunal judiciaire ·
- Protocole d'accord ·
- Opposition ·
- Jugement ·
- Homologuer ·
- Injonction de payer ·
- Homologation ·
- Adresses ·
- Copie ·
- Injonction
Sur les mêmes thèmes • 3
- Loyer ·
- Bail ·
- Commissaire de justice ·
- Commandement de payer ·
- Locataire ·
- Clause resolutoire ·
- Code civil ·
- Libération ·
- Clause ·
- Indemnité d 'occupation
- Habitat ·
- Coûts ·
- Commandement de payer ·
- Loyer ·
- Paiement ·
- Délais ·
- Logement ·
- Contentieux ·
- Dette ·
- Titre
- Métropole ·
- Habitat ·
- Bail ·
- Loyer ·
- Épouse ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement de payer ·
- Résiliation ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.