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Sur la décision
| Référence : | TJ Le Havre, jld, 7 août 2025, n° 25/00789 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00789 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de soins psychiatriques |
| Date de dernière mise à jour : | 18 août 2025 |
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Texte intégral
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1 N° RG 25/00789 – N° Portalis DB2V-W-B7J-G5YAMinute N° 796/2025
Dossier SDT
TRIBUNAL JUDICIAIRE DU HAVRE
LE JUGE DÉLÉGUÉ POUR LE CONTRÔLE DES HOSPITALISATIONS SANS CONSENTEMENT
Copie de la présente ordonnance a été remise à l’hôpital le 07 août 2025 pour notification à [N] [T] contre signature d’un récépissé
Le greffier
Reçu copie de la présente ordonnance,
le 07 août 2025
[N] [T]
Reçu copie de la présente ordonnance,
le 07 août 2025
Copie de la présente ordonnance a été notifiée par remise contre émargement de la fiche navette le 07 août 2025
à M. le directeur du groupe hospitalier du [Localité 10]
Le greffier
Avis de la présente ordonnance a été donné au tiers,
le 07 août 2025
Le greffier,
Copie au procureur de la République le 07 août 2025
Le greffier
Débats à l’audience du 07 août 2025
Décision du 07 août 2025
Nous, Agnès PUCHEUS, Juge délégué pour le contrôle des hospitalisations sans consentement, statuant en matière de soins psychiatriques décidés à la demande d’un tiers, assistée de Christophe MIEL, Greffier principal des services judiciaires,
Siégeant en audience publique au centre Pierre Janet, en vertu de l’article 433 du code de procédure civile dans une salle conforme aux dispositions de l’article [S] 3211-12-2 du Code de la Santé publique
Vu l’admission en soins psychiatriques de : [N] [T]
née le 19 mai 2003 à [Localité 12]
Date de l’admission : 30 juillet 2025
Lieu de l’admission : Groupe Hospitalier [Localité 8] [Localité 10], pôle de psychiatrie
Hôpital [13]
[Adresse 3]
[Localité 5].
Résidence habituelle : [Adresse 2]
[Localité 6]
Ayant pour curateur/tuteur :
Tiers demandeur : [D] [J] épouse [T], sa mère
[Adresse 2]
[Localité 6]
sous le régime de l’hospitalisation complète, sur décision du directeur du groupe hospitalier [Localité 9] prise à la demande d’un tiers ;
Vu l’acte de saisine adressé par le directeur du groupe hospitalier [Localité 9], reçu et enregistré au greffe le 05 oût 2025.
Vu les avis donnés par le greffe :
— à la personne faisant l’objet de soins psychiatriques et à son avocat, Me Grace GNOKAM NJUIDJE
— à la personne chargée de sa protection juridique
— au tiers à la demande de qui l’admission en soins psychiatriques a été décidée
— au directeur du groupe hospitalier du [Localité 10]
— au procureur de la République du HAVRE
Après avoir entendu en leurs observations :
— [N] [T], la personne faisant l’objet de soins psychiatriques,
— Me Grace GNOKAM NJUIDJE, avocat de la personne faisant l’objet de soins psychiatriques,
— [D] [J] épouse [T], le tiers à la demande de qui l’admission en soins psychiatriques a été décidée,
En l’absence du directeur de l’établissement de soins, du ministère public et du tiers à la demande de qui l’admission en soins psychiatriques a été décidée,
Vu les articles [S] 3211-12-1 et [S] 3212-1 et suivants du code de la santé publique.
EXPOSÉ DES DEMANDES
La personne faisant l’objet de soins psychiatriques expose et fait valoir en substance qu’elle ne s’oppose pas au maintien de la mesure.
Me Grace GNOKAM NJUIDJE s’en rapporte à l’appréciation des médecins.
L’auteur de la demande d’hospitalisation (le “tiers”) demande le maintien de la mesure.
Le ministère public, dont l’avis écrit a été communiqué aux autres parties, sollicite le maintien de la mesure.
MOTIFS ET CIRCONSTANCES DE L’HOSPITALISATION
Vu les articles [S] 3212-1 et suivants du code de la santé publique
Vu l’article R. 3212-1 du code de la santé publique
Il ressort des pièces communiquées et des débats que la personne sus-visée a été admise et maintenue en soins psychiatriques à l’Hôpital [13], [Adresse 4], sous la forme d’une hospitalisation complète, au vu des documents suivants :
1/ Une demande manuscrite formulée le 30 juillet 2025 dans les formes prévues par l’article [S] 3212-1 susvisé par un tiers disant agir dans l’intérêt de cette personne et se présentant comme étant Madame [T] [D] née [J] .
2/ Un certificat médical circonstancié établi par le Docteur [S] [B] le 30 juillet 2025 à 20h00 constatant l’état mental du patient, indiquant les caractéristiques de sa maladie, la nécessité de recevoir des soins et l’existence d’un risque grave d’atteinte à son intégrité, et portant en substance attestation que ses troubles mentaux rendaient son consentement impossible et que son état de santé imposait des soins immédiats assortis d’une surveillance médicale constante en milieu hospitalier.
3/ La décision du directeur du groupe hospitalier portant admission en soins psychiatriques du 30 juillet 2025,
4/ Le certificat des 24 heures établi par le Docteur [F] [O] le 31 juillet 2025 à 15h00,
5/ Le certificat des 72 heures établi par le Docteur [Y] [X] le 1er août 2025 à 11h00,
6/ La décision du directeur du groupe hospitalier maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète du 1er août 2025,
7/ L’avis médical pour la saisine du juge des libertés et de la détention établi par le Docteur [F] [O] le 04 août 2025 conclut à un maintien de la mesure de soins psychiatriques.
SUR CE,
Sur la forme :
Le conseil de Madame [T] soulève le fait que le certificat médical des 72H a été fait à 48H. Toutefois, le délais de 72H est un délai maximal et le certificat peut être fait plus tôt sans porter atteinte aux intérêts du patient.
Nous avons été régulièrement saisis dans les délais requis par la loi et la procédure d’admission en soins psychiatriques a été menée conformément à la loi.
Sur le fond :
Selon l’article [S] 3212-1 du code de la santé publique, « une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être hospitalisée sans son consentement sur demande d’un tiers que si : 1° ses troubles rendent impossible son consentement ; 2° son état impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous la forme mentionnée au 2° de l’article [S] 3211-2-1. »
Selon l’article [S] 3212-3 du code de la santé publique « En cas d’urgence, lorsqu’il existe un risque grave d’atteinte à l’intégrité du malade, le directeur d’un établissement mentionné à l’article [S] 3222-1 peut, à titre exceptionnel, prononcer à la demande d’un tiers l’admission en soins psychiatriques d’une personne malade au vu d’un seul certificat médical émanant, le cas échéant, d’un médecin exerçant dans l’établissement. Dans ce cas, les certificats médicaux mentionnés aux deuxième et troisième alinéas de l’article [S] 3211-2-2 sont établis par deux psychiatres distincts. »
En l’espèce il ressort des certificats médicaux produits que la personne susvisée a bien été admise en soins psychiatriques sur demande d’un tiers en urgence en raison de troubles mentaux qui rendaient son consentement impossible et d’un état de santé qui imposait des soins immédiats assortis d’une surveillance médicale constante en milieu hospitalier.
En effet, Madame [T] a été admise le 30 juillet 2025 en soins psychiatriques sans consentement sous le régime de l’hospitalisation complète à la demande d’un tiers en urgence, au constat médical d’une thymie très basse avec une forte instabilité émotionnelle avec un risque de passage à l’acte auto-agressif à court terme, les mises en danger étant normalisées, sans critique adaptée. Le certificat médical établi par le docteur [O] le 31 juillet 2025 note qu’aucune alternative à l’auto-agressivité n’est envisagée et que la projection dans l’avenir est inexistante. Il note un fort risque suicidaire et d’auto-agressivité. Le certificat médical établi le 1er août 2025 par le docteur [X] fait état de demandes inadaptées, de l’absence de prise de conscience des troubles et de la banalisation des mises en danger. Madame [T] est peu critique de ses consommations de toxiques et présente une projection à court terme très plaquée et inauthentique. Elle est très en demande de médicaments anxiolytiques tout en affirmant qu’elle n’a pas d’angoisses.
L’avis médical à l’appui de notre saisine, établi par le docteur [O] le 4 août 2025, indique que Madame [T] évoque des difficultés psychiques depuis 6 mois, en lien avec des reviviscences psycho-traumatiques qu’elle n’explique pas. Elle est anosognosique et présente des idées de scarification quasi-permanentes. Il indique qu’elle est incapable d’investir une prise en charge en ambulatoire et préconise le maintien en hospitalisation complète pour garantir la continuité des soins.
Il résulte des débats que Mme [T] demande à être hospitalisée à [Localité 14] ou à tout le moins dans une autre unité que l’UAC. Elle affirme que le traitement ne lui est pas bénéfique et que l’antidépresseur qu’elle prenait auparavant était plus efficace.
Toutefois il ressort des certificats médicaux que les conditions de ces soins psychiatriques sous le régime de l’hospitalisation complète demeurent réunies.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire, en premier ressort,
Disons que les soins psychiatriques dont [N] [T] fait l’objet peuvent se poursuivre sous le régime de l’hospitalisation complète.
La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel ou son délégué dans un délai de 10 jours à compter de sa notification ; en vertu de l’article 642 du code de procédure civile, le délai qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant ; cet appel n’est pas suspensif, sauf s’il est interjeté par le ministère public dans les conditions de l’article [S] 3211-12-4 du code de la santé publique ; il doit être formalisé par déclaration motivée avec une copie jointe de la présente ordonnance transmise :
s’agissant des avocats du ressort de la cour d’appel de Rouen et à compter du 1er juillet 2018: via le RPVA sur l’adresse [Courriel 7] conformément à la convention relative à la communication électronique en matière civile ;
s’agissant des avocats hors ressort, des personnes morales, des autorités administratives et des parties : par tout moyen ou par mail à l’adresse suivante : [Courriel 11] au greffe de la cour d’appel de Rouen sis [Adresse 1].
L’auteur d’un recours abusif ou dilatoire peut être condamné à une amende civile et au paiement d’une indemnité à l’autre partie.
Le greffierLe juge délégué
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