Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, juge libertes detention, 12 avr. 2026, n° 26/01836 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01836 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 21 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/01836 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LP7T
ORDONNANCE DU 12 Avril 2026 SUR LA DEMANDE DE TROISIEME PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Valérie DUCAM, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assisté de Priscilla JUNIQUE, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En vertu de l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une visio-conférence a été organisée entre le tribunal judiciaire de Nîmes et le centre de rétention de Nîmes pour la tenue de l’audience.
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 11 Avril 2026 à 9h16 enregistrée sous le numéro N° RG 26/01836 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LP7T présentée par Monsieur [O] concernant :
Monsieur [V] [R]
né le 16 Novembre 1980 à [Localité 1]
de nationalité Ivoirienne ;
Vu l’arrêté préfectoral ordonnant une obligation de quitter le territoire français en date du 22 décembre 2025 et notifié le 22 décembre 2025 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 12 février 2026 notifiée le même jour à 19h.
* * *
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, est représenté par Monsieur [G] [A], fonctionnaire administratif assermenté ;
* * *
Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Camille PROIX , avocat commis d’office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s’est entretenu librement avec son client ;
Attendu qu’en application de l’article L.141-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue française et a donc été entendue en cette langue ;
DÉROULEMENT DES DÉBATS
La personne étrangère déclare: Mon fils est mineur sur le territoire français, mon fils vit [Localité 2], il un championnat, j’ai une situation, je travaille, je suis au CRA depuis le 12/02/2026, je n’arrive pas à comprendre, je suis en France depuis 2006, j’ai eu un enfant avec un femme française. Je me suis fais contrôlé par la police , j’ai eu une OQTF, je n’ai fait aucune infraction, je travaillais à [Localité 3] et je suis venu dans le sud. C’est ma deuxième prolongation. Je travaille, je suis en train de faire mes papiers. Je suis quelqu’un de perturbé depuis deux mois je ne sais pas ce qui se passe. Avant j’étais en situation régulière, à la préfecture je devais justifier que je m’occupais de mon fils. La mère de mon fils est partie. Mon titre de séjour n’a pas été renouvelé.
Me [P] [S] ne soulève aucune nullité de procédure ;
***
Le représentant de la Préfecture : Monsieur fait l’objet d’une OQTF, il a été poursuivi pour plusieurs faits, Monsieur n’a pas été condamné mais les juridictions l’ont poursuivi au plan administratif, la menace à l’ordre public est existante. En l’absence de garantie de représentation, je vous demande le maintien en rétention.
Sur le fond, le représentant de la Préfecture demande la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [V] [R].
***
Sur le fond, Me [P] [S] plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivant : Monsieur a regroupé tous ses documents, il n’y a aucune menace pour l’ordre public. Monsieur a fait l’objet de plusieurs mesures d’éloignement. Monsieur a fourni des efforts pour regrouper ses papiers. Monsieur n’a eu aucune condamnation. Il n’y a pas d’éloignement pour Monsieur.
La personne étrangère déclare : Je remercie les éléments de mon avocate, je souhaite continuer à payer la pension de mon fils, aller à son match et regrouper mes papiers.
MOTIFS DE LA DÉCISION
— sur le fond
Attendu que le dernier alinéa de l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, prévoit que le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de soixante jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
Qu’en l"espèce il ressort de la procédure que la préfecture a saisi le consulat Ivoirien dès le 13 février 2026 et que plusieurs relances ont été effectuées ; qu’elle justifie ainsi de démarches effectives ; que si Monsieur [R] a une attestation d’hébergement, il ne dispose pas de passeport permettant d’envisager une assignation à résidence ;
Qu’il convient pas conséquent de faire droit à la demande de prolongation de la Préfecture.
PAR CES MOTIFS
DECLARONS la requête recevable ;
***
ORDONNONS pour une durée maximale de 30 jours commençant à l’expiration du délai de 30 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire, le maintien dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire de Monsieur [V] [R]
né le 16 Novembre 1980 à [Localité 1]
de nationalité Ivoirienne
et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 30 jours à compter du 12 Avril 2026 ;
RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 4] ;
***
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Etablissement 1] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Fait à [Localité 4], en audience publique, le 12 Avril 2026 à
LE GREFFIER LA PRESIDENTE
Reçu notification le 12 Avril 2026 à
LE PRÉFET L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE
Pris connaissance ce jour à heures
☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [V] [R]
☐ de l’ordonnance ayant assigné à résidence Monsieur [V] [R]
☐ de l’ordonnance ayant mis fin à la rétention de Monsieur [V] [R]
et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président
☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance
Le Procureur de la République
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur [O]
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 4];
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 4] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Camille PROIX ;
le 12 Avril 2026 à par mail Le Greffier
PROCÈS VERBAL DES OPÉRATIONS TECHNIQUES
UTILISATION D’UN MOYEN DE TÉLÉCOMMUNICATION AU [Localité 5] D’UNE AUDIENCE TENUE EN MATIERE DE RETENION ADMINISTRATIVE
(art L743-7 du CESEDA)
Visio conférence tenue le 12 Avril 2026 entre le Tribunal Judiciaire de NIMES et le Centre de rétention de NIMES
dans la procédure suivie contre :
Monsieur [O] contre Monsieur [V] [R]
Procès verbal établi par Priscilla JUNIQUE greffier
La communication a été établie à
Les tests de vérification du caractère correct de la liaison ont été effectués
La communication a été interrompue à
☒La liaison n’a pas été perturbée par un incident technique
☐ La liaison a été perturbée par l’incident technique suivant :
Fait à [Localité 4], le 12 Avril 2026
RÉCÉPISSÉ A REMPLIR PAR L’INTERMÉDIAIRE DU CRA DE [Localité 4]
Monsieur [V] [R] reconnaît avoir :
Reçu notification le ………………………… à ……………………………… heures de l’ordonnance de prolongation de la rétention administrative rendue le 12 Avril 2026 par Valérie DUCAM , vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES. .
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Etablissement 1] demandeur et à Monsieur le procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Signature du requérant
Cette ordonnance a été traduite oralement en…………………………………………………….
langue que le requérant comprend ;
le ………………………………………………………… à ……………………… [B]
Par l’intermédiaire de :
☐………………………………………………………………………, interprète
☐ inscrit sur les listes de la CA ☐ non inscrit sur les listes de la CA
☐ L’ISM, par téléphone
avec …………………………………………….., interprète en langue ……………………………………………..
SIGNATURE (interprète (si présent ) ou personnel du CHU, en précisant la qualité, et l’identité )
MERCI DE FAIRE RETOUR DE CE FORMULAIRE AU GREFFE DU JLD : [Courriel 2] (04.66.76.48.76)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Expropriation ·
- Parking ·
- Commissaire du gouvernement ·
- Comparaison ·
- Exploitation ·
- Mobilité ·
- Copropriété ·
- Cadastre ·
- Transaction ·
- Adresses
- Plaine ·
- Loyer ·
- Bail ·
- Commune ·
- Clause resolutoire ·
- Commandement ·
- Expulsion ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Commissaire de justice
- Banque ·
- Paiement ·
- Négligence ·
- Prestataire ·
- Utilisateur ·
- Service ·
- Tribunal judiciaire ·
- Technique ·
- Monétaire et financier ·
- Intérêt
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Commandement de payer ·
- Bail ·
- Commissaire de justice ·
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Libération ·
- Adresses ·
- Référé ·
- Tribunal judiciaire
- Parents ·
- Divorce ·
- Vacances ·
- Résidence ·
- Enfant ·
- Adresses ·
- Mariage ·
- Fao ·
- Médiation ·
- Scolarité
- Accident du travail ·
- Sécurité sociale ·
- Recours ·
- Tribunal judiciaire ·
- Certificat médical ·
- Adresses ·
- Barème ·
- Dommage ·
- Certificat ·
- Commission
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Juge des référés ·
- Désistement d'instance ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Siège social ·
- Défense au fond ·
- Urgence ·
- Part ·
- Juge ·
- Défense
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Expertise ·
- Partie ·
- Consolidation ·
- Santé ·
- Tribunal judiciaire ·
- Dire ·
- Mutuelle ·
- Déficit ·
- Vienne ·
- L'etat
- Enfant ·
- Divorce ·
- Mariage ·
- Mère ·
- Education ·
- Conjoint ·
- Autorité parentale ·
- Demande ·
- Lien ·
- Altération
Sur les mêmes thèmes • 3
- Sécheresse ·
- Expertise ·
- Catastrophes naturelles ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Partie ·
- Avis ·
- Habitation ·
- Consignation ·
- Mission
- Tribunal judiciaire ·
- Contrainte ·
- Opposition ·
- Hors délai ·
- Adresses ·
- Urssaf ·
- Fins de non-recevoir ·
- Voies de recours ·
- Inobservation des délais ·
- Tribunal compétent
- Hospitalisation ·
- Centre hospitalier ·
- Consentement ·
- Courriel ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Surveillance ·
- Certificat médical ·
- Trouble mental ·
- Idée
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.