Confirmation 2 mai 2025
Confirmation 2 mai 2025
Confirmation 2 mai 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Toulouse, j l d, 29 avr. 2025, n° 25/01027 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/01027 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 24 septembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE [Localité 3]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE
Vice-président
ORDONNANCE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DU CODE D’ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES ETRANGERS
(demande de 2ème prolongation)
_______________________________________________________________________________________
N° de MINUTE N° RG 25/01027 – N° Portalis DBX4-W-B7J-UBGJ
le 29 Avril 2025
Nous, Matthieu COLOMAR,,vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de TOULOUSE, assisté de Céline TEULIERE, greffier ;
Statuant en audience publique ;
Vu les articles L742-1 à L742-3, L742-4, R743-1 à R743-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu notre saisine par requête de M. LE PREFET DE L’HERAULT reçue le 28 Avril 2025 à 16h35, concernant :
Monsieur X se disant [O] [L]
né le 08 Mars 1993 à [Localité 1] (ALGÉRIE)
de nationalité Algérienne
Vu la précédente ordonnance du Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent en date du 4 avril 2025 confirmée par ordonnance de la cour d’appel de TOULOUSE en date du 7 avril 2025 ordonnant la prolongation du maintien en rétention administrative de l’intéressé ;
Vu l’ensemble des pièces de la procédure ;
Monsieur le Préfet sus-désigné ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Le conseil de l’intéressé ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;
Attendu que l’intéressé et son conseil ont pu prendre connaissance de la requête et de ses pièces annexes ;
************
Ouï les observations du représentant de la Préfecture qui a sollicité la prolongation de la mesure de rétention administrative ;
Ouï les observations de l’intéressé ;
Ouï les observations de Me Cédrik BREAN, avocat au barreau de TOULOUSE ;
************
RAPPEL DES FAITS ET DE LA PROCEDURE :
Monsieur X se disant [O] [L], né le 8 mars 1993 à [Localité 1] (Algérie), de nationalité algérienne, a fait l’objet d’un arrêté portant obligation de quitter le territoire, prononcé par le préfet des Pyrénées-Orientales le 21 mars 2025 et notifié à l’intéressé le même jour.
X se disant [O] [L], alors placé en retenue administrative pour vérification du droit au séjour, a fait l’objet, le 31 mars 2025, d’une décision de placement en rétention dans un local ne relevant pas de l’administration pénitentiaire prise par le préfet de l’Hérault et notifiée à l’intéressé le jour même.
Par ordonnance du 04 avril 2025 à 15h45, le magistrat du siège désigné par le président du tribunal judiciaire de Toulouse a ordonné la prolongation de la rétention de X se disant [O] [L] pour une durée de vingt-six jours, décision confirmée en appel par ordonnance du 7 avril 2025 à 14h15.
Par requête du 28 avril 2025, reçue au greffe le même jour, le préfet de l’Hérault a demandé la prolongation de la rétention de X se disant [O] [L] dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire pour une durée de trente jours (deuxième prolongation).
A l’audience du 29 avril 2025, X se disant [O] [L] indique avoir finalisé un projet de mariage, fixé au 16 mai 2025. Il souhaite être libéré.
Le représentant de la préfecture, entendu, soutient la demande de prolongation du préfet de l’Hérault.
Le conseil de X se disant [O] [L] soulève l’absence de diligences suffisantes de l’administration, qui n’a pas justifié de la transmission des empreintes décadactylaires de son client au format NIST.
MOTIFS DE LA DÉCISION :
Sur la prolongation de la rétention
Aux termes de l’article L741-3 du CESEDA un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L’administration exerce toute diligence à cet effet.
Aux termes de l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
Au cas présent, la demande de prolongation est fondée sur le 3° de l’article L. 742-4 du CESEDA, à savoir le défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé, outre la menace pour l’ordre public qu’il représente.
Il appartient au juge judiciaire d’apprécier concrètement au regard des données de chaque situation à la date où il statue, si la mesure de rétention et sa poursuite sont justifiées par des perspectives raisonnables de mise à exécution de la mesure d’éloignement, étant précisé que ces perspectives doivent s’entendre comme celles qui peuvent être réalisées dans le délai maximal de rétention applicable à l’intéressé, soit 90 jours, la démonstration par l’administration d’un éloignement à bref délai n’étant exigée que pour les troisième et quatrième prolongations de la rétention. Les diligences de l’administration doivent présenter un caractère suffisant.
En l’espèce, X se disant [O] [L], de nationalité algérienne, a été placé en rétention par décision du Préfet de l’Hérault le 31 mars 2025. Il ressort de la procédure que le préfet de l’Hérault justifie de la saisine de l’autorité consulaire algérienne aux fins de délivrance d’un laissez-passer consulaire dès le 1er avril 2025. Une relance a été effectuée le 28 avril 2025. Ces diligences apparaissent ainsi suffisantes dans le temps de rétention initiale, dès lors qu’il n’apparaît pas pertinent de multiplier les relances davantage pour espérer obtenir les documents de voyage de l’étranger, les autorités algériennes appréciant souverainement de choisir d’y apporter une réponse, avec la célérité qu’elle entend.
Par ailleurs, il n’existe aucun élément de nature à permettre d’affirmer avec certitude que les autorités consulaires algériennes vont répondre défavorablement et que l’éloignement de X se disant [O] [L] ne pourra avoir lieu avant que soit épuisé l’ensemble de la durée légale maximale de la rétention administrative.
Enfin, aucune disposition n’impose à la préfecture de transmettre les empreintes décadactylaires de l’étranger à l’autorité consulaire algérienne dès lors que celle-ci n’en a pas fait la demande, étant rappelé qu’il est d’usage entre les préfectures et le consulat d’Algérie de [Localité 3] que les empreintes au format NIST et les photographies de l’étranger ne soient remises en main propre aux autorités consulaires algériennes qu’à l’issue de l’audition consulaire organisée à la convenance du consulat de [Localité 3].
Il sera en conséquence fait droit à la requête aux fins de prolongation de la rétention de X se disant [O] [L] pour une durée de 30 jours.
PAR CES MOTIFS :
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,
ORDONNONS la prolongation de la rétention de X se disant [O] [L] pour une durée de TRENTE JOURS à l’expiration du précédent délai de vingt-six jours imparti par l’ordonnance prise le 04 avril 2025 par le magistrat du siège désigné par le président du tribunal judiciaire territorialement compétent.
Le greffier
Le 29 Avril 2025 à
Le Vice-président
Les parties soussignées ont reçu notification de la présente décision.
Disons avoir informé l’étranger des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant.
Rappelons que cette décision est susceptible d’appel dans un délai de 24 heures à compter de son prononcé par déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe de la Cour d’appel de [Localité 3] et de manière privilégiée sur la boîte structurelle [Courriel 2] en l’absence de télécopieur disponible.
signature de l’intéressé
Préfecture avisée par mail
avocat avisé par mail
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Provision ad litem ·
- Expertise ·
- Déficit ·
- Préjudice ·
- Consolidation ·
- Commissaire de justice ·
- Dire ·
- Consignation ·
- Référé
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Immeuble ·
- Désistement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sénégal ·
- Mise en état ·
- Charges de copropriété ·
- Droite ·
- Action
- Enfant ·
- Allemagne ·
- Vacances ·
- Autorité parentale ·
- Education ·
- Résidence ·
- Date ·
- Contribution ·
- Divorce ·
- Jugement
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Syndicat de copropriétaires ·
- Copropriété ·
- Paiement ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mise en demeure ·
- Adresses ·
- Intérêt ·
- Charges ·
- Lot ·
- Gestion
- Hospitalisation ·
- Mainlevée ·
- Tribunal judiciaire ·
- Centre hospitalier ·
- Psychiatrie ·
- Avis motivé ·
- Certificat médical ·
- Contrainte ·
- Traitement ·
- Consommation
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Italie ·
- Défense au fond ·
- Dessaisissement ·
- Contentieux ·
- Intermédiaire ·
- Fond ·
- Protection
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Clause resolutoire ·
- Bail ·
- Résolution ·
- Loyer ·
- Juge des référés ·
- Adresses ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Avenant ·
- Commandement
- Divorce ·
- Résidence habituelle ·
- Mariage ·
- Demande ·
- Juridiction ·
- Saisine ·
- Code civil ·
- Principe ·
- Rupture ·
- Juge
- Liste électorale ·
- Tribunal judiciaire ·
- Commune ·
- Électeur ·
- Erreur matérielle ·
- Maire ·
- Carolines ·
- Domicile ·
- Étude économique ·
- Élections politiques
Sur les mêmes thèmes • 3
- Maladie professionnelle ·
- Employeur ·
- Entreprise ·
- Adresses ·
- Déclaration ·
- Émettre des réserves ·
- Accident du travail ·
- Victime ·
- Reconnaissance ·
- Réception
- Comptes bancaires ·
- Débiteur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Intérêt ·
- Crédit agricole ·
- Consommation ·
- Délais ·
- Dépassement ·
- Paiement ·
- Compte courant
- Procédure accélérée ·
- Copropriété ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Assemblée générale ·
- Budget ·
- Mise en demeure ·
- Paiement ·
- Adresses ·
- Provision ·
- Intérêt
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.