Entrée en vigueur le 1 janvier 2018
Modifié par : Ordonnance n°2017-1718 du 20 décembre 2017 - art. 1
Le transfert d'un salarié compris dans un transfert partiel d'entreprise ou d'établissement par application de l'article L. 1224-1 ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail lorsqu'il est investi de l'un des mandats suivants :
1° Délégué syndical et ancien délégué syndical ;
2° Membre élu et ancien membre élu de la délégation du personnel du comité social et économique ou candidat à ces fonctions ;
3° Représentant syndical au comité social et économique et ancien représentant syndical au comité social et économique ;
4° Représentant de proximité et ancien représentant de proximité ou candidat à ces fonctions ;
5° Membre et ancien membre de la délégation du personnel du comité social et économique interentreprises ou candidat à ces fonctions ;
6° Membre du groupe spécial de négociation et membre du comité d'entreprise européen ;
7° Membre du groupe spécial de négociation et représentant au comité de la société européenne ;
7° bis Membre du groupe spécial de négociation et représentant au comité de la société coopérative européenne ;
7° ter Membre du groupe spécial de négociation et représentant au comité de la société issue de la fusion transfrontalière ;
8° Représentant du personnel d'une entreprise extérieure, désigné à la commission santé, sécurité et conditions de travail d'un établissement comprenant au moins une installation classée figurant sur la liste prévue à l'article L. 515-36 du code de l'environnement ou mentionnée à l'article L. 211-2 du code minier ;
9° Membre d'une commission paritaire d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail en agriculture prévue à l'article L. 717-7 du code rural et de la pêche maritime ;
10° Représentant des salariés dans une chambre d'agriculture mentionné à l'article L. 515-1 du code rural et de la pêche maritime ;
11° Salarié mandaté dans les conditions prévues aux articles L. 2232-23-1 et L. 2232-26, dès que l'employeur a connaissance de l'imminence de sa désignation, ou ancien salarié mandaté, durant les six mois suivant la date à laquelle son mandat a pris fin. Lorsque aucun accord n'a été conclu à l'issue de la négociation au titre de laquelle le salarié a été mandaté, le délai de protection court à compter de la date de fin de cette négociation matérialisée par un procès-verbal de désaccord ;
12° Assesseur maritime mentionné à l'article 7 de la loi du 17 décembre 1926 relative à la répression en matière maritime ;
13° Défenseur syndical mentionné à l'article L. 1453-4.
Le transfert d'un salarié protégé vers un nouvel employeur, organisé par une convention tripartite, est soumis à l'autorisation préalable de l'inspecteur du travail, même lorsque les conditions du transfert légal prévues par l'article L1224-1 du Code du travail ne sont pas réunies. À défaut d'autorisation administrative, la convention tripartite est nulle et le salarié peut demander à être maintenu dans son emploi aux mêmes conditions de travail et de rémunération. C'est ce qu'affirme la chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt du 7 octobre 2026 (Cass. […] Au visa des articles L1224-1 et L2414-1 du Code du travail, elle affirme que les dispositions de l'article L2414-1, […]
Lire la suite…Le transfert d'un salarié protégé vers un nouvel employeur, organisé par une convention tripartite, est soumis à l'autorisation préalable de l'inspecteur du travail, même lorsque les conditions du transfert légal prévues par l'article L1224-1 du Code du travail ne sont pas réunies. […] Le 21 octobre 2017, il a été désigné en qualité de délégué syndical. […] Elle avait également estimé que le transfert ne relevait pas des conditions prévues par l'article L2414-1 du Code du travail. […]
Lire la suite…[…] 2. Aux termes de l'article L. 1224-1 du code du travail : « Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise. ». En vertu de l'article L. 2414-1 de ce code dans sa rédaction applicable : " Le transfert d'un salarié compris dans un transfert partiel d'entreprise ou d'établissement par application de l'article
[…] Aux termes de l'article L. 1224-1 du code du travail : « Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, fusion, transformation du fonds, mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise ». Aux termes de l'article L. 2414-1 du même code : « Le transfert d'un salarié compris dans un transfert partiel d'entreprise ou d'établissement par application de l'article L. 1224-1 ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail lorsqu'il est investi de l'un des mandats suivants (…) ». […]
[…] Considérant qu'aux termes des dispositions de l'article L. 1224-1 du code du travail : « Lorsque survient une modification dans la situation juridique de l'employeur, notamment par succession, vente, […] mise en société de l'entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l'entreprise. » ; qu'aux termes de l'article L. 2414-1 du code du travail : « Le transfert d'un salarié compris dans un transfert partiel d'entreprise ou d'établissement par application de l'article L. 1224-1 ne peut intervenir qu'après autorisation de l'inspecteur du travail lorsqu'il est investi de l'un des mandats suivants : […] » ; […]
De Mei Zhang et son équipe Licenciement économique : le nombre de trimestres consécutifs de baisse du chiffre d'affaires ne suffit pas à caractériser l'existence de difficultés économiques La baisse des commandes ou du chiffre d'affaires pendant la durée minimale de trimestre prévue par le Code du travail ne permet pas, à elle seule, de caractériser des difficultés économiques. Le juge doit apprécier l'ampleur et la portée réelle de cette évolution qui doit être significative, sérieuse et durable au sens de l'article L. 1233-3 du Code du travail. […] La Cour de cassation juge que l'article L. 2414-1 du Code du travail pose un principe général. […]
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