Conseil d'État, Juge des référés, 17 septembre 2009, 331950, Publié au recueil Lebon
TA Amiens 28 août 2009
>
CE
Rejet 17 septembre 2009

Arguments

Le contenu a été généré à l’aide de l’intelligence artificielle. Pensez à vérifier son exactitude.

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  • Accepté
    Recevabilité du recours

    La cour a confirmé la recevabilité du recours, mais a rejeté le fond de la demande.

  • Rejeté
    Atteinte à une liberté fondamentale

    La cour a estimé que la privation de conditions matérielles d'accueil décentes pour un demandeur d'asile constitue une atteinte grave et manifestement illégale à son droit d'asile.

  • Rejeté
    Droit à l'aide juridictionnelle

    La cour a rejeté cette demande, précisant que l'aide juridictionnelle ne peut être demandée que pour recourir à l'assistance d'un avocat au Conseil d'Etat.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en appel d'une ordonnance du juge des référés du tribunal administratif d'Amiens. Le ministre de l'Immigration demandait l'annulation de cette ordonnance qui enjoignait au préfet de l'Oise de fournir un hébergement à une demanderesse d'asile. Le ministre soutenait que la situation de la demanderesse ne constituait pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, arguant que le droit à des conditions matérielles d'accueil décentes n'est pas une liberté fondamentale.

La demanderesse, quant à elle, invoquait l'article 13 de la directive européenne 2003/9/CE et les dispositions du droit français pour affirmer son droit à des conditions matérielles d'accueil décentes. Elle soutenait que le droit d'asile ne peut être effectif sans ce droit et que sa privation d'hébergement et de ressources constituait une atteinte grave. Elle faisait également valoir que le recours du ministre était devenu sans objet, la mesure d'hébergement ayant été exécutée.

Le Conseil d'État rejette le recours du ministre. Il rappelle que le droit d'asile, pour les ressortissants étrangers, inclut le droit à des conditions matérielles d'accueil décentes, qui constitue une liberté fondamentale. Il constate que l'autorité administrative a porté une atteinte grave et manifestement illégale à ce droit en ne fournissant pas d'hébergement ni de ressources à la demanderesse dans les délais légaux.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, juge des réf., 17 sept. 2009, n° 331950, Lebon
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 331950
Importance : Publié au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Tribunal administratif d'Amiens, 28 août 2009
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. juge des référés, 23 mars 2009, Min. c/ Gaghiev et Mme Gaghieva, n°s 325884 325885, à mentionner aux Tables.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000021646828
Identifiant européen : ECLI:FR:CEORD:2009:331950.20090917

Sur les parties

Texte intégral

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