Conseil d'État, 28 décembre 2018, 402321
TA Marseille 31 mai 2010
>
TA Marseille
Rejet 29 avril 2013
>
CAA Marseille
Annulation 9 juin 2016
>
CE
Désistement 28 décembre 2018

Arguments

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  • Rejeté
    Détournement de pouvoir

    La cour a jugé que l'arrêté reposait sur des motifs légaux tirés de la méconnaissance des règles d'urbanisme, écartant ainsi le moyen de détournement de pouvoir.

  • Rejeté
    Atteinte aux libertés de religion et d'association

    La cour a estimé que le refus ne portait pas atteinte aux libertés de religion et d'association, n'ayant pas commis d'erreur de droit.

  • Rejeté
    Partie perdante

    La cour a décidé que la commune n'était pas la partie perdante dans cette instance.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en cassation, rejette le pourvoi de l'association du Vajra Triomphant Mandarom Aumisme (VTMA) contre l'arrêt de la cour administrative d'appel de Marseille qui avait annulé le jugement du tribunal administratif de Marseille rejetant les conclusions de l'association contre le retrait d'un permis de construire tacite et le refus de délivrer un permis de construire pour un temple. Le Conseil d'État confirme que l'association n'était pas titulaire d'un permis tacite à la date du refus, car elle n'avait pas confirmé sa demande initiale dans les délais requis par le code de l'urbanisme (articles L. 600-2, R. 423-23, R. 424-1). Il juge également que le refus de permis ne porte pas atteinte aux libertés de religion et d'association (articles 9 et 11 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales), ni au droit au respect des biens (article 1er du premier protocole additionnel à cette convention). Le Conseil d'État estime que la cour n'a pas commis d'erreur de droit en appréciant la légalité de la décision au regard des règles d'urbanisme (articles NB3c et NB11 du règlement du plan d'occupation des sols de la commune de Castellane), et que le refus de permis n'est pas entaché de détournement de pouvoir, car il repose sur des motifs légaux. Enfin, l'association VTMA est condamnée à verser 3 000 euros à la commune de Castellane au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 28 déc. 2018, n° 402321, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 402321
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Marseille, 9 juin 2016, N° 13MA02652
Précédents jurisprudentiels : [RJ1] Cf. CE, 23 février 2017, Commune de Pleslin-Trigavou, n° 396105, inédite au Recueil. Comp., s'agissant de l'application de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme, CE, 23 février 2017, M. et Mme,et SARL Côte d'Opale, n° 395274, T. pp. 853-862.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000037882245
Identifiant européen : ECLI:FR:CEORD:2018:402321.20181228

Sur les parties

Texte intégral

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Conseil d'État, 28 décembre 2018, 402321