Confirmation 2 décembre 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Aix-en-Provence, retention administrative, 2 déc. 2025, n° 25/02326 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel d'Aix-en-Provence |
| Numéro(s) : | 25/02326 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 17 décembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Avocat(s) : | |
|---|---|
| Parties : |
Texte intégral
COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
CHAMBRE 1-11, Rétention Administrative
ORDONNANCE
DU 02 DECEMBRE 2025
N° RG 25/02326 – N° Portalis DBVB-V-B7J-BPL5I
Copie conforme
délivrée le 02 Décembre 2025 par courriel à :
— l’avocat
— le préfet
— le CRA
— le JLD/TJ
— le retenu
— le MP
Décision déférée à la Cour :
Ordonnance rendue par le magistrat désigné pour le contrôle des mesures d’éloignement et de rétention de [Localité 8] en date du 30 Novembre 2025 à 13H00.
APPELANT
Monsieur [K] [P]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro du 02/12/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 4])
né le 05 Mars 1997 à [Localité 6] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne
comparant en visio conférence en application de l’article L743-7 du CESEDA.
Assisté de Maître Romain CHAREUN,
avocat au barreau d’AIX-EN-PROVENCE, commis d’office.
et de Monsieur [T] [X], interprète en en langue arabe, inscrit sur la liste des experts de la cour d’appel d’Aix-en-Provence.
INTIMÉE
PRÉFECTURE DES ALPES MARITIMES
Représentée par Madame [L] [W]
MINISTÈRE PUBLIC
Avisé, non représenté
******
DÉBATS
L’affaire a été débattue en audience publique le 02 Décembre 2025 devant Mme Nathalie MARTY, Conseiller à la cour d’appel déléguée par le premier président par ordonnance, assistée de Madame Laura D’AIMÉ, Greffière,
ORDONNANCE
Contradictoire,
Prononcée par mise à disposition au greffe le 02 Décembre 2025 à **** ,
Signée par Mme Nathalie MARTY, Conseiller et Madame Laura D’AIMÉ, Greffière,
PROCÉDURE ET MOYENS
Vu les articles L 740-1 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) ;
Vu la condamnation prononcée par le Tribunal correctionnel de Valence en date du 16 février 2023 ordonnant une interdiction du territoire national pour une durée de 10 ans;
Vu l’arrêté portant exécution d’une interdiction judiciaire pris le 31 octobre 2025 par la PRÉFECTURE DES ALPES MARITIMES , notifié le même jour à 10h15 ;
Vu la décision de placement en rétention prise le 31 octobre 2025 par la PRÉFECTURE DES ALPES MARITIMES notifiée le même jour à 10h15 ;
Vu l’arrêté portant maintien en rétention suite à demande d’asile pris par le préfet des Alpes Maritimes en date du 01 novembre 2025, notifié le 05 novembre 2025 à 10h00
Vu l’ordonnance du 30 Novembre 2025 rendue par le magistrat désigné pour le contrôle des mesures d’éloignement et de rétention décidant le maintien de Monsieur [K] [P] dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire ;
Vu l’appel interjeté le 01 Décembre 2025 à 12h06 par Monsieur [K] [P] ;
A l’audience,
Monsieur [K] [P] a comparu, il précise avoir grandi en Tunisie mais être né en Algérie;
Son avocat a été régulièrement entendu ; il conclut à l’infirmation de l’ordonnance querellée et à la remise en liberté de son client ; Il soulève l’irrecevabilité de la requête préfectorale en prolongation Il soutient que les conditions l’administration n’a pas effectué les diligences nécessaires et qu’il n’existe pas de perspectives d’éloignement vers l’Algérie
Le représentant de la préfecture sollicite la confirmation de l’ordonnance querellée ; il fait valoir que le 21 novembre L’OFPRA a notifié son refus nous avons donc relancé la Tunisie qui a fait savoir qu’elle avait diligenté une enquête, aujourd’hui monsieur se dit algérien alors que dans la déclaration d’appel il se disait tunisien monsieur varie, monsieur a une ITN de 10 ans il constitue une menace à l’ordre public
Monsieur [K] [P] déclare j’ai fais de la prison j’ai fais le CRA de [Localité 7] je suis né en Algérie et grandi en Tunisie j’ai grandi à [Localité 9] je deviens fou je vais quitter la France j’irai en Belgique il y a mon cousin ;
MOTIFS DE LA DÉCISION
La recevabilité de l’appel contre l’ordonnance du magistrat désigné pour le contrôle des mesures d’éloignement et de rétention n’est pas contestée et les éléments du dossier ne font pas apparaître d’irrégularité.
La requête préfectorale en prolongation étant notamment bien accompagnée du registre actualisé et de toutes les pièces justificatives utiles. Les mentions des diligences consulaires n’ayant pas à apparaître sur le registre dès lors que sont communiquées les pièces justifiants de ces diligences.
Sur le moyen tiré du défaut de diligences
Aux termes de l’article L741-3 du CESEDA, « Un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L’administration exerce toute diligence à cet effet. »
Il appartient au juge, en application de l’article L. 741-3 du CESEDA de rechercher concrètement les diligences accomplies par l’administration pour permettre que l’étranger ne soit maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ. Cela induit, sauf circonstances insurmontables, la production de pièces par l’administration qui établissent ces diligences, en fonction de la situation de l’étranger.
Par ailleurs, il convient de rappeler que la réalisation d’actes sans véritable effectivité, tels que des relances auprès des consulats n’est pas requis dès lors que l’administration ne dispose d’aucun pouvoir de contrainte sur les autorités consulaires ;
En l’espèce, il résulte de la procédure que les autorités consulaires tunisiennes ont été saisies dès le 27 octobre 2025, relancées le 21 novembre 2025 après transmission de l’entier dossier le 5 novembre 2025, les autorités algériennes ont également étaient saisies le 25 novembre 2025 de sorte que les diligences ayant été régulièrement effectuées, que malgré les diligences accomplies il n’a pas été possible de pouvoir procéder à l’exécution de la mesure d’éloignement dans les délais, qu’il n’appartient pas aux autorités françaises d’adresser des injonctions aux autorités étrangères, les documents de voyage n’ayant pas encore tous été reçus et la présente procédure étant introduite pour une deuxième prolongation, au visa de l’alinéa 1 de l’article L742-4 du code, qu’il n’en résulte donc aucune obligation de bref délai – concernant la levée des obstacles – à démontrer, de plus les difficultés actuelles liées à l’obtention des laissez-passer consulaire algérien pouvant cesser à tout moment, il n’est pas établi après 30 jours de rétention, la durée légale maximum de la mesure étant de trois mois qu’il n’existe pas de perspectives d’éloignement le moyen devant être rejeté
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement par décision Contradictoire en dernier ressort, après débats en audience publique,
Constatons la régularité de la procédure
Déclarons recevable la requête en prolongation
Rejetons les moyens soulevés
Confirmons l’ordonnance du magistrat désigné pour le contrôle des mesures d’éloignement et de rétention en date du 30 Novembre 2025.
Les parties sont avisées qu’elles peuvent se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation, signé par un avocat au conseil d’Etat ou de la Cour de cassation.
Le greffier Le président
Reçu et pris connaissance le :
Monsieur [K] [P]
Assisté d’un interprète
COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
Chambre 1-11, Rétentions Administratives
[Adresse 10]
Téléphone : [XXXXXXXX02] – [XXXXXXXX03] – [XXXXXXXX01]
Courriel : [Courriel 5]
Aix-en-Provence, le 02 Décembre 2025
À
— PREFECTURE DES ALPES MARITIMES
— Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de [Localité 8]
— Monsieur le procureur général
— Monsieur le greffier du Magistrat du siège du tribunal judiciaire chargé du contrôle des mesures privatives et restrictives de libertés de MARSEILLE
— Maître Romain CHAREUN
NOTIFICATION D’UNE ORDONNANCE
J’ai l’honneur de vous notifier l’ordonnance ci-jointe rendue le 02 Décembre 2025, suite à l’appel interjeté par :
Monsieur [K] [P]
né le 05 Mars 1997 à [Localité 6] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne
Je vous remercie de m’accuser réception du présent envoi.
Le greffier,
VOIE DE RECOURS
Nous prions Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de bien vouloir indiquer au retenu qu’il peut se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Demande d'indemnités ou de salaires ·
- Associations ·
- Salariée ·
- Employeur ·
- Heures supplémentaires ·
- Ags ·
- Contrat de travail ·
- Mutuelle ·
- Classification ·
- Demande ·
- Discrimination
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Diligences ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Ordonnance ·
- Courriel ·
- Appel ·
- Éloignement ·
- Liberté ·
- Fait
- Baux d'habitation et baux professionnels ·
- Contrats ·
- Déclaration ·
- Caducité ·
- Délai ·
- Avis ·
- Adresses ·
- Appel ·
- Signification ·
- Clause resolutoire ·
- Peine ·
- Tribunal judiciaire
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Relations avec les personnes publiques ·
- Honoraires ·
- Citation ·
- Bâtonnier ·
- Ordonnance de taxe ·
- Taxation ·
- Ordre des avocats ·
- Caducité ·
- Lettre recommandee ·
- Courrier ·
- Paiement
- Relations du travail et protection sociale ·
- Protection sociale ·
- Urssaf ·
- Cotisations ·
- Redressement ·
- Frais professionnels ·
- Sociétés ·
- Constitutionnalité ·
- Contrôle ·
- Salarié ·
- Question ·
- Sécurité sociale
- Autres demandes relatives à la vente ·
- Contrats ·
- Commune ·
- Titre exécutoire ·
- Conseil municipal ·
- Tribunal judiciaire ·
- Délibération ·
- Acte ·
- Acquéreur ·
- Revente ·
- Obligation ·
- Prix
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Saisies et mesures conservatoires ·
- Déchéance du terme ·
- Prêt ·
- Saisie-attribution ·
- Crédit ·
- Sociétés ·
- Clause ·
- Intérêt ·
- Demande ·
- Acte notarie ·
- Exigibilité
- Baux d'habitation et baux professionnels ·
- Contrats ·
- Erreur matérielle ·
- Adresses ·
- Dispositif ·
- Habitat ·
- Trésor public ·
- Saisine ·
- Aide juridictionnelle ·
- Procédure civile ·
- Défaut ·
- Cour d'appel
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Registre ·
- Ordonnance ·
- Irrecevabilité ·
- Tribunal judiciaire ·
- Étranger ·
- Copie ·
- Administration ·
- Procès verbal ·
- Notification ·
- Pourvoi en cassation
Sur les mêmes thèmes • 3
- Demande relative aux élections des conseillers prud'hommes ·
- Relations du travail et protection sociale ·
- Élections professionnelles ·
- Election ·
- Homme ·
- Vote ·
- Arrêt maladie ·
- Procuration ·
- Référé ·
- Conseiller ·
- Salarié ·
- Adresses ·
- Assemblée générale
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Tribunal judiciaire ·
- Charges ·
- Refus ·
- Retrait ·
- Accident du travail ·
- Recours ·
- Sociétés ·
- Caractère ·
- Employeur ·
- Fraudes
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Cdd ·
- Associations ·
- Travail ·
- Contrats ·
- Congés payés ·
- Requalification ·
- Sportif professionnel ·
- Demande ·
- Indemnité ·
- Salarié
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.