CAA de NANTES, 5ème chambre, 6 octobre 2020, 19NT03615, Inédit au recueil Lebon
TA Rennes 11 juillet 2019
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CAA Nantes
Réformation 6 octobre 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Responsabilité pour faute de la commune

    La cour a jugé que la commune n'avait pas méconnu les dispositions du code de l'urbanisme et que les actes contestés n'étaient pas entachés d'illégalité.

  • Rejeté
    Responsabilité sans faute de la commune

    La cour a estimé que la requérante ne pouvait pas établir que la charge résultant du risque de submersion marine était spéciale et exorbitante par rapport à l'intérêt général.

  • Accepté
    Frais engagés pour prouver le respect des formalités

    La cour a jugé que ces frais étaient en lien direct avec la faute commise par la commune et devaient être indemnisés.

  • Accepté
    Frais d'avocat liés à l'annulation des permis

    La cour a reconnu que ces frais étaient justifiés et devaient être pris en compte dans le préjudice résultant de l'illégalité des permis.

Résumé par Doctrine IA

La cour administrative d'appel a été saisie par la société civile du Clos Saint-Marc qui contestait le jugement du tribunal administratif de Rennes ayant partiellement fait droit à sa demande d'indemnisation pour préjudice causé par des renseignements d'urbanisme erronés de la commune de Santec. La société réclamait une indemnité majorée pour des fautes liées au classement d'un secteur en zone constructible, à la délivrance de permis d'aménager et de construire, ainsi qu'à un certificat d'urbanisme, en violation de la loi Littoral et des règles relatives au risque de submersion marine. La cour a jugé que la commune n'avait pas commis de faute en classant les parcelles en zone constructible ni en délivrant le permis d'aménager et le certificat d'urbanisme, car les terrains étaient dans un espace déjà urbanisé et le permis d'aménager n'entraînait pas une densification significative. Cependant, la cour a reconnu la faute de la commune pour avoir délivré des permis de construire en méconnaissance des risques de submersion marine. La cour a rejeté la majorité des chefs de préjudice réclamés par la société, sauf les frais d'huissier et d'avocat liés à l'illégalité des permis de construire, portant l'indemnité à 6 173,73 euros avec intérêts et capitalisation. La cour a également rejeté l'appel incident de la commune et lui a ordonné de verser 1 500 euros à la société pour les frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
CAA Nantes, 5e ch., 6 oct. 2020, n° 19NT03615
Juridiction : Cour administrative d'appel de Nantes
Numéro : 19NT03615
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Tribunal administratif de Rennes, 11 juillet 2019, N° 1602832
Dispositif : Satisfaction partielle
Identifiant Légifrance : CETATEXT000042405448

Sur les parties

Texte intégral

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