Cour de cassation, Chambre civile 1, 19 décembre 2013, 12-26.459, Publié au bulletin
TGI Toulon 6 octobre 2011
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 14 juin 2012
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CASS
Cassation partielle 19 décembre 2013

Arguments

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  • Rejeté
    Nullité du contrat de mandat n° 190

    La cour a jugé que le mandat n° 190 était nul en raison de l'absence d'objet certain, car il ne précisait pas l'emplacement du terrain à détacher.

  • Rejeté
    Violation des termes du mandat n° 189

    La cour a constaté que l'offre d'achat n'était pas conforme au prix demandé, justifiant ainsi le refus des époux X….

  • Rejeté
    Irrecevabilité de la demande en appel

    La cour a jugé que cette demande était irrecevable car elle ne tendait pas aux mêmes fins que celles soumises en première instance.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a partiellement cassé l'arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence concernant la validité des mandats de vente et la demande de dommages-intérêts pour révocation abusive de ces mandats. La société Z… M. immobilier avait confié deux mandats de vente non exclusifs pour une villa et un terrain constructible, que M. et Mme X… ont révoqué après avoir refusé des offres d'achat. La cour d'appel avait jugé le mandat concernant le terrain (n° 190) nul pour manque d'objet certain, en l'absence de références cadastrales et de précisions sur l'accès et la localisation exacte du terrain à détacher, en vertu des articles 1108 et 1129 du code civil. La Cour de cassation a confirmé cette nullité, rejetant le premier moyen de la société Z… M. immobilier qui soutenait que l'objet du mandat était déterminable. Sur le mandat concernant la villa (n° 189), la cour d'appel avait jugé le mandat valable mais avait débouté l'agence de sa demande de dommages-intérêts, estimant que M. et Mme X… n'avaient pas commis de faute en refusant une offre d'achat inférieure au prix convenu. Cependant, la Cour de cassation a cassé cette partie de l'arrêt, car M. et Mme X… n'avaient pas contesté que l'offre d'achat était conforme au prix demandé, et la cour d'appel avait méconnu l'objet du litige, violant l'article 4 du code de procédure civile. La Cour a également jugé irrecevable la demande en dommages-intérêts pour rupture abusive des pourparlers présentée en appel par l'agence, car elle ne tendait pas aux mêmes fins que la demande initiale en première instance, rejetant ainsi le troisième moyen de la société Z… M. immobilier. Enfin, sur le pourvoi incident de M. et Mme X…, la Cour a jugé que le mandat n° 189 était également nul pour manque d'objet certain, car il ne contenait pas de références cadastrales ni de précisions sur les conditions de desserte, en violation des articles 1108 et 1129 du code civil, ainsi que de l'article 72, alinéa 2, du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972. La cause et les parties ont été renvoyées devant la cour d'appel de Lyon pour être jugées conformément à la décision de la Cour de cassation.

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Résumé de la juridiction

Commentaires8

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 19 déc. 2013, n° 12-26.459, Bull. 2013, I, n° 253
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 12-26459
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2013, I, n° 253
Décision précédente : Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 14 juin 2012
Textes appliqués :
article 72, alinéa 2, du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972
Dispositif : Cassation partielle
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000028357319
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2013:C101498
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Sur les parties

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