Cour de cassation, Chambre sociale, 9 avril 2014, 13-10.939, Inédit
CPH Lyon 5 septembre 2011
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CA Lyon
Infirmation partielle 27 novembre 2012
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CASS
Rejet 9 avril 2014

Arguments

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  • Accepté
    Épuisement du pouvoir disciplinaire de l'employeur

    La cour a estimé que le courriel adressé par l'employeur constituait un avertissement disciplinaire, empêchant ainsi le licenciement pour les mêmes faits, ce qui justifie la demande de dommages intérêts.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, ce qui justifie le paiement des rappels de salaire.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a confirmé que le licenciement était sans cause réelle et sérieuse, justifiant ainsi le versement de l'indemnité conventionnelle.

  • Accepté
    Licenciement sans cause réelle et sérieuse

    La cour a jugé que le licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse, ce qui entraîne l'obligation de l'employeur de rembourser les indemnités de chômage.

Résumé par Doctrine IA

La société BNP Paribas Personal Finance conteste la décision de la cour d'appel de Lyon qui a jugé le licenciement de Mme X… pour faute grave comme étant dépourvu de cause réelle et sérieuse, en se fondant sur le principe non bis in idem, selon lequel un salarié ne peut être sanctionné deux fois pour les mêmes faits. L'employeur soutient que le courriel adressé à la salariée le 2 octobre 2009, rappelant les règles de sécurité en matière de paiement par carte bleue, ne constituait pas un avertissement disciplinaire mais un simple rappel à l'ordre, et que par conséquent, il pouvait licencier la salariée pour les mêmes faits. La Cour de cassation rejette le pourvoi, confirmant que le courriel en question constituait bien un avertissement disciplinaire, et que l'employeur avait donc épuisé son pouvoir disciplinaire, rendant le licenciement pour les mêmes faits injustifié. La Cour de cassation se fonde sur l'article L. 1331-1 du Code du travail pour établir qu'une mesure prise par l'employeur à la suite d'un agissement fautif du salarié constitue une sanction, et sur l'article L. 1332-4 du même code qui interdit de sanctionner un salarié deux fois pour un même fait. La décision de la cour d'appel est donc maintenue, et la société BNP Paribas Personal Finance est condamnée aux dépens et à payer à Mme X… la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
Cass. soc., 9 avr. 2014, n° 13-10.939
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 13-10.939
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Lyon, 27 novembre 2012
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 4 novembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000028850822
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2014:SO00779
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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Cour de cassation, Chambre sociale, 9 avril 2014, 13-10.939, Inédit