Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 2020, 18-23.366, Inédit
CPH Martigues 22 octobre 2015
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CA Aix-en-Provence
Infirmation partielle 1 août 2018
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CASS
Rejet 8 juillet 2020

Arguments

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  • Rejeté
    Absence d'autorisation préalable pour les heures supplémentaires

    La cour a estimé que les heures supplémentaires avaient été réalisées avec l'accord au moins implicite de l'employeur, et que le salarié avait produit des relevés de pointage suffisants pour justifier sa demande.

  • Rejeté
    Moyenne d'heures et absence de convention d'aménagement

    La cour a jugé que la référence à une moyenne n'avait de sens qu'en présence d'une convention d'aménagement, qui était inexistante, et a donc confirmé la demande du salarié.

  • Rejeté
    Conditions d'attribution de la prime de tutorat

    La cour a jugé que le salarié avait bien rempli les conditions pour bénéficier de la prime de tutorat, en produisant des preuves de son implication dans la formation d'un nouvel arrivant.

  • Rejeté
    Demande de remboursement des frais irrépétibles

    La cour a rejeté cette demande, considérant qu'elle était sans objet compte tenu de la décision rendue.

Résumé par Doctrine IA

La société Safran Aircraft Engines, successeur de la société Snecma, conteste en cassation un arrêt de la cour d'appel d'Aix-en-Provence qui l'a condamnée à payer à M. D… des rappels d'heures supplémentaires et une prime de tutorat. La société invoque deux moyens de cassation. Le premier moyen soutient que l'absence d'autorisation préalable pour les heures supplémentaires empêche de se prévaloir de l'accord tacite de l'employeur, en violation de l'article L. 3171-4 du code du travail, et que la cour d'appel n'a pas caractérisé la nécessité des heures supplémentaires ni respecté les termes du litige en interprétant la clause contractuelle comme une limite hebdomadaire et non une moyenne annuelle. La Cour de cassation rejette ce moyen, estimant que la cour d'appel a souverainement apprécié les éléments de preuve et a correctement déduit l'accord implicite de l'employeur, sans modifier les termes du litige ni violer le principe de la contradiction. Le second moyen, qui n'est pas de nature à entraîner la cassation, est rejeté sans décision spécialement motivée conformément à l'article 1014, alinéa 2, du code de procédure civile. La décision de la cour d'appel est donc intégralement confirmée et la société Safran Aircraft Engines est condamnée aux dépens et à payer à M. D… la somme de 3 000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile.

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Sur la décision

Référence :
Cass. soc., 8 juil. 2020, n° 18-23.366
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 18-23.366
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel d'Aix-en-Provence, 1 août 2018, N° 15/20815
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 14 décembre 2021
Identifiant Légifrance : JURITEXT000042128361
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2020:SO00614
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code du travail
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Cour de cassation, Chambre sociale, 8 juillet 2020, 18-23.366, Inédit