Conseil d'État, 15 décembre 1954, n° 10.611, 10.612
CE 15 décembre 1954

Arguments

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  • Rejeté
    Droit à la nomination

    La cour a estimé que le préfet n'a pas méconnu le droit du requérant à la nomination, car il a agi dans le cadre de ses prérogatives.

  • Accepté
    Intention de louer le local

    La cour a jugé que la réquisition était illégale car la société avait suffisamment manifesté son intention d'occuper le local.

  • Rejeté
    Excès de pouvoir dans l'interdiction

    La cour a estimé que la décision d'interdiction relevait des pouvoirs du commandant en chef en matière de gouvernement de l'Allemagne occupée.

  • Rejeté
    Contrôle de l'activité pendant le congé

    La cour a jugé que la suppression du traitement était conforme aux règles de contrôle de l'activité des agents en congé de maladie.

  • Rejeté
    Réservation d'emplois pour fonctionnaires dégagés

    La cour a jugé que les emplois concernés n'étaient pas créés postérieurement à l'entrée en vigueur de la loi, donc la réserve ne s'appliquait pas.

  • Accepté
    Illégalité de l'adjudication

    La cour a jugé que le préfet a excédé ses pouvoirs en proclamant un autre adjudicataire sans base légale.

  • Rejeté
    Droit au statut de grand mutilé

    La cour a confirmé que le requérant ne remplissait pas les conditions requises pour bénéficier du statut de grand mutilé.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en premier ressort par le sieur Pineau pour contester le refus du préfet de le nommer chirurgien-chef de l'hôpital. Le Conseil d'État considère que le préfet n'a pas méconnu le droit du sieur Pineau à être nommé à cet emploi, car il n'a pas l'obligation de le nommer par priorité. Le Conseil d'État rejette donc la demande du sieur Pineau. (Affaire 662 15 décembre 1954)

Le Conseil d'État était saisi en cassation après une décision du préfet de la Seine concernant la réquisition d'un immeuble. Le Conseil d'État casse totalement la décision du préfet car celui-ci n'a pas respecté le délai laissé au propriétaire pour pourvoir à l'occupation normale du local après le décès de l'occupant. Le Conseil d'État précise que le délai laissé doit être suffisant pour permettre aux ayants droit ou aux propriétaires de trouver une solution. (Affaire 13 décembre 1954)

Le Conseil d'État était saisi en cassation après une décision du commandant en chef français en Allemagne occupée interdisant la diffusion et la vente d'un journal. Le Conseil d'État considère que cette mesure est intervenue dans un domaine relevant du gouvernement de l'Allemagne assumé par les alliés, et donc la juridiction administrative est incompétente pour en connaître. Le Conseil d'État rejette donc la demande du directeur du journal. (Affaire 15 décembre 1954)

Le Conseil d'État était saisi en cassation après une décision du Conseil de préfecture interdépartemental siégeant à Toulouse concernant la suppression du traitement d'un fonctionnaire pendant un congé de maladie. Le Conseil d'État considère que le maire de Toulouse a agi dans les limites de ses pouvoirs en supprimant le traitement du fonctionnaire qui s'était livré à une activité non autorisée pendant son congé de maladie. Le Conseil d'État rejette donc la demande du fonctionnaire. (Affaire 15 décembre 1954)

Le Conseil d'État était saisi en cassation après une décision du préfet de Vaucluse concernant l'adjudication de travaux communaux. Le Conseil d'État annule l'arrêté du préfet car celui-ci a excédé ses pouvoirs en proclamant un autre adjudicataire que celui choisi par le maire. De plus, le soumissionnaire retenu avait présenté une soumission sur papier non timbré, ce qui était contraire aux prescriptions du cahier des charges. Le Conseil d'État considère que cette irrégularité n'a pas été réparée par la production ultérieure d'une copie sur papier timbré. (Affaire 15 décembre 1954)

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Sur la décision

Référence :
CE, 15 déc. 1954, n° 10.611, 10.612
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 10.611, 10.612

Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Décret du 5 mai 1934
  2. Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre.
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Conseil d'État, 15 décembre 1954, n° 10.611, 10.612