Conseil d'État, 5ème - 4ème chambres réunies, 31 mars 2017, 388109
TA Strasbourg 2 novembre 2011
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TA Strasbourg
Rejet 3 juin 2013
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TA Strasbourg
Rejet 3 juin 2013
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CAA Nancy
Annulation 18 décembre 2014
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CAA Nancy
Rejet 18 décembre 2014
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CE
Annulation 31 mars 2017
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CE
Rejet 31 mars 2017
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CAA Nancy
Annulation 26 octobre 2017
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CAA Nancy
Désistement 27 juin 2019

Arguments

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  • Rejeté
    Motivation insuffisante de la décision de suspension

    La cour a jugé que la motivation était suffisante et a correctement écarté le moyen relatif au défaut d'impartialité.

  • Rejeté
    Caractère des faits justifiant la suspension

    La cour a confirmé que les faits rapportés dans les inspections présentaient un caractère de vraisemblance et de gravité suffisant pour justifier la suspension.

  • Rejeté
    Suspension pendant l'activité du service

    La cour a jugé que la décision de suspension pouvait légalement être prise même si l'activité du service était suspendue.

  • Rejeté
    Suspension pendant un congé maladie

    La cour a estimé que la suspension pouvait être décidée pendant un congé maladie, à condition que son effet soit différé.

  • Rejeté
    Interdiction d'accès aux locaux

    La cour a jugé que la mesure de suspension permettait d'interdire l'accès aux locaux de l'établissement.

Résumé par Doctrine IA

M. A…, chef de service de chirurgie cardiaque au CHR de Metz-Thionville, a été suspendu pour six mois suite à des rapports révélant un taux de mortalité anormal dans son service. Il conteste cette décision devant le tribunal administratif puis la cour administrative d'appel, qui rejettent sa demande. En cassation, le Conseil d'État confirme la légalité de la suspension, estimant que les faits reprochés sont suffisamment graves et vraisemblables pour justifier la mesure. La décision de suspension est jugée conforme, même si M. A… était en congé maladie, et la restriction d'accès aux locaux est validée. Le pourvoi de M. A… est rejeté, et il doit supporter ses propres frais de justice.M. A…, chef de service de chirurgie cardiaque au CHR de Metz-Thionville, a été suspendu pour six mois suite à des rapports révélant un taux de mortalité anormal dans son service. Il a contesté cette décision devant le tribunal administratif puis la cour administrative d'appel, qui ont tous deux rejeté sa demande. M. A… a alors formé un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État.

Les questions juridiques soulevées concernaient la légalité de la suspension, l'impartialité des rapports justifiant la suspension, la pertinence des faits évoqués pour justifier la mesure, la possibilité de suspendre un praticien alors que le service était déjà suspendu, et la légalité de la suspension pendant un congé maladie.

Le Conseil d'État a rejeté le pourvoi de M. A…, confirmant la décision de suspension. Il a jugé que les faits étaient suffisamment graves et vraisemblables pour justifier la mesure, que la suspension était légale même si le service était suspendu ou si le praticien était en congé maladie, et que l'interdiction d'accès aux locaux était conforme à l'objectif de la mesure conservatoire.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
CE, 5e - 4e ch. réunies, 31 mars 2017, n° 388109, Lebon T.
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 388109
Importance : Mentionné aux tables du recueil Lebon
Type de recours : Excès de pouvoir
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Nancy, 18 décembre 2014, N° 13NC01483
Précédents jurisprudentiels : [RJ1]Comp., s'agissant du placement en congé de maladie d'un agent suspendu, CE, 26 juillet 2011,,, n° 343837, T. pp. 852-974-976.
Identifiant Légifrance : CETATEXT000034330311
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2017:388109.20170331

Sur les parties

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Conseil d'État, 5ème - 4ème chambres réunies, 31 mars 2017, 388109