Conseil d'État, 4ème chambre, 30 décembre 2022, 462279, Inédit au recueil Lebon
CE
Rejet 30 décembre 2022

Arguments

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  • Rejeté
    Irrégularité de la procédure

    La cour a estimé que le délai de remise du rapport n'étant pas prescrit à peine de nullité, la procédure n'était pas entachée d'irrégularité.

  • Rejeté
    Absence de garanties dans l'expertise

    La cour a jugé que le rapport d'expertise avait été réalisé de manière appropriée et que les insuffisances professionnelles étaient bien établies.

  • Rejeté
    Insuffisances professionnelles contestées

    La cour a confirmé que les insuffisances professionnelles étaient graves et justifiaient la suspension du droit d'exercer.

  • Rejeté
    Changements dans les pratiques professionnelles

    La cour a jugé que ces éléments ne démontraient pas un changement suffisant des circonstances pour établir l'illégalité de la suspension.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État, saisi en premier ressort par M. D A B, rejette sa demande d'annulation pour excès de pouvoir de la décision du Conseil national de l'ordre des chirurgiens-dentistes qui l'avait suspendu pour trois ans et conditionné la reprise de son activité à une formation. M. A B invoquait une irrégularité de la procédure, arguant que le rapport d'expertise avait été déposé hors du délai de six semaines prévu par l'article R. 4124-3-5 du code de la santé publique, mais le Conseil d'État juge que ce délai n'est pas prescrit à peine de nullité. Il contestait également le manque d'analyse approfondie de ses pratiques professionnelles, mais le Conseil d'État estime que les experts ont suffisamment examiné ses méthodes. Sur la légalité interne, le Conseil d'État confirme que les insuffisances professionnelles de M. A B, notamment en matière d'hygiène et d'asepsie, justifient la suspension. Les arguments de M. A B concernant un protocole de stérilisation non pris en compte par les experts et les formations suivies postérieurement à la décision attaquée ne sont pas jugés pertinents pour remettre en cause la légalité de la décision. Ses conclusions subsidiaires tendant à l'abrogation de la décision sont également rejetées, ainsi que ses demandes de frais de justice.

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Sur la décision

Référence :
CE, 4e chs, 30 déc. 2022, n° 462279
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 462279
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 1 mars 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000046930296
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHS:2022:462279.20221230
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