Conseil d'État, 9ème - 10ème chambres réunies, 20 décembre 2024, 475927, Inédit au recueil Lebon
TA Montreuil 15 octobre 2020
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TA Montreuil 10 juin 2021
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CAA Paris
Rejet 12 mai 2023
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CE
Rejet 20 décembre 2024

Arguments

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  • Rejeté
    Caractère artificiel de la clause de conversion

    La cour a jugé que la clause de conversion était artificielle et n'apportait aucun risque économique à la banque, justifiant ainsi la réintégration des intérêts versés.

  • Rejeté
    Absence d'intérêt pour la société Bayer SAS

    La cour a estimé qu'il n'y avait pas d'intérêt pour la société d'émettre des obligations convertibles dans le cadre du montage fiscal, ce qui justifie le rejet de la demande.

  • Rejeté
    Demande de décharge des impositions supplémentaires

    La cour a confirmé que les impositions étaient justifiées par la vérification de comptabilité et le caractère abusif des actes fiscaux.

  • Rejeté
    Demande de décharge de la majoration pour abus de droit

    La cour a jugé que la majoration était justifiée au regard des éléments de preuve établissant l'abus de droit.

  • Rejeté
    Demande de remboursement des frais de justice

    La cour a rejeté cette demande en raison du rejet des autres demandes de la société.

Résumé par Doctrine IA

Le Conseil d'État a été saisi en cassation par la société Bayer SAS après le rejet de ses demandes de décharge d'impositions et de pénalités par la cour administrative d'appel de Paris. Bayer invoquait l'article L. 64 du livre des procédures fiscales, arguant que l'administration avait mal qualifié les faits en considérant que la clause de conversion de ses obligations était artificielle. Le Conseil d'État rejette le pourvoi, confirmant que la cour a correctement jugé l'absence d'intérêt économique et la nature artificielle du montage fiscal, sans commettre d'erreur de droit. La demande de Bayer est donc rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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Commentaires3

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1Obligations convertibles inverses et abus de droit
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2Conclusions s/ CE, 20 décembre 2024, n° 475927
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Sur la décision

Référence :
CE, 9e et 10e ch. réunies, 20 déc. 2024, n° 475927
Juridiction : Conseil d'État
Numéro : 475927
Importance : Inédit au recueil Lebon
Type de recours : Plein contentieux
Décision précédente : Cour administrative d'appel de Paris, 12 mai 2023, N° 20PA04068, 21PA05182
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 24 décembre 2024
Identifiant Légifrance : CETATEXT000050829902
Identifiant européen : ECLI:FR:CECHR:2024:475927.20241220
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