CEDH, Cour (cinquième section), AFFAIRE MANDET c. FRANCE, 14 janvier 2016, 30955/12
CEDH, Affaire communiquée 19 mai 2014
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CEDH, Arrêt, Cour (Cinquième Section) 14 janvier 2016

Arguments

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  • Rejeté
    Violation du droit au respect de la vie familiale

    La Cour a estimé que l'ingérence dans la vie familiale était justifiée par la nécessité de connaître la vérité sur les origines de l'enfant, ce qui est un intérêt légitime.

  • Rejeté
    Droit au respect de l'identité et du nom

    La Cour a jugé que le changement de nom était proportionné à l'objectif de rétablir la vérité sur la filiation de l'enfant.

Résumé par Doctrine IA

La décision de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) dans l'affaire Mandet c. France concerne l'annulation de la reconnaissance de paternité et de la légitimation d'un enfant, Aloïs Mandet, par son père social, Jacques Mandet, et les conséquences de cette annulation sur la vie privée et familiale de l'enfant. Les requérants allèguent une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, qui protège le droit au respect de la vie privée et familiale.

Les juridictions françaises ont annulé la reconnaissance de paternité et la légitimation subséquente, déclaré un autre homme, M. Glouzmann, comme le père biologique, et organisé un droit de visite et d'hébergement pour lui. Les juridictions ont estimé que l'intérêt supérieur de l'enfant était de connaître la vérité sur ses origines, malgré l'absence de test de paternité confirmant la filiation biologique avec M. Glouzmann.

La CEDH a jugé que les juridictions internes n'ont pas excédé leur marge d'appréciation en décidant que l'intérêt de l'enfant et celui de M. Glouzmann se rejoignaient en partie dans l'établissement de sa filiation réelle. La Cour a conclu qu'il n'y avait pas eu violation de l'article 8 de la Convention dans le chef du troisième requérant, Aloïs Mandet. La requête a été déclarée irrecevable pour les deux autres requérants, les parents sociaux de l'enfant.

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Sur la décision

Article 339 du code civil
Référence :
CEDH, Cour (Cinquième Section), 14 janv. 2016, n° 30955/12
Numéro(s) : 30955/12
Type de document : Arrêt
Jurisprudence de Strasbourg : Ahrens c. Allemagne, no 45071/09, 22 mars 2012
A.L. c. Pologne, no 28609/08, 18 février 2014
Ashby Donald et autres c. France, no 36769/08, § 40, 10 janvier 2013
Bevacqua et S. c. Bulgarie, no 71127/01, § 64, 12 juin 2008
Burghartz c. Suisse, 22 février 1994, § 24, série A no 280-B
Canonne c. France (déc.), no 22037/13, 2 juin 2015
Gäfgen c. Allemagne [GC], no 22978/05, § 142, CEDH 2010
García Ruiz c. Espagne [GC], no 30544/96, § 28, CEDH 1999 I
I.L.V. c. Roumanie (déc.), no 4901/04, § 33, 24 août 2010
Krušković c. Croatie, no 46185/08, 21 juin 2011
Mennesson c. France, no 65192/11, CEDH 2014
M. et M. c. Croatie, no 10161/13, § 181, 3 septembre 2015
Nazarenko c. Russie, no 39438/13, 16 juillet 2015
Negrepontis-Giannisis c. Grèce, no 56759/08, § 61, 3 mai 2011
Rasmussen c. Danemark, 28 novembre 1984, § 33, série A no 87
Stjerna c. Finlande, 25 novembre 1994, § 37, série A no 299-B
Wagner et J.M.W.L. c. Luxembourg, no 76240/01, §§ 133-134, 28 juin 2007
Niveau d’importance : Importance moyenne
Opinion(s) séparée(s) : Oui
Conclusions : Partiellement irrecevable ; Non-violation de l'article 8 - Droit au respect de la vie privée et familiale (Article 8-1 - Respect de la vie familiale ; Respect de la vie privée)
Identifiant HUDOC : 001-159795
Identifiant européen : ECLI:CE:ECHR:2016:0114JUD003095512
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. LOI n° 2009-61 du 16 janvier 2009
  2. Code civil
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