Rejet 9 avril 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TA Marseille, 9 avr. 2026, n° 2405229 |
|---|---|
| Juridiction : | Tribunal administratif de Marseille |
| Numéro : | 2405229 |
| Type de recours : | Plein contentieux |
| Dispositif : | Rejet moyen (Art R.222-1 al.7) |
| Date de dernière mise à jour : | 16 avril 2026 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 mai 2024, Mme B… A… demande au tribunal d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui attribuer un logement répondant à ses besoins et à ses capacités.
Elle soutient que :
- elle n’a pas été relogée ;
- sa situation n’a pas évolué depuis la décision de la commission de médiation des Bouches-du-Rhône.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 février 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la requérante a refusé une offre de logement adaptée sans justifier d’un motif impérieux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) les premiers vice-présidents des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l’expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé ».
Aux termes de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation : « I.- Le demandeur qui a été reconnu par la commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé d’urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. (…) / (…) Le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il désigne, lorsqu’il constate que la demande a été reconnue comme prioritaire par la commission de médiation et doit être satisfaite d’urgence et que n’a pas été offert au demandeur un logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, ordonne le logement ou le relogement de celui-ci par l’État et peut assortir son injonction d’une astreinte. (…) ».
En vertu des dispositions précitées un demandeur qui a été reconnu par une commission de médiation comme prioritaire et comme devant être logé en urgence et qui n’a pas reçu, dans un délai fixé par décret, une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités, peut introduire un recours devant la juridiction administrative tendant à ce que soit ordonné son logement ou son relogement. Lorsque le demandeur a refusé un logement qui lui avait été proposé à la suite de la décision de la commission, la juridiction ne peut adresser une injonction à l’administration que si l’offre ainsi rejetée n’était pas adaptée aux besoins et capacités de l’intéressé tels que définis par la commission ou si, bien que cette offre fût adaptée, le demandeur a fait état d’un motif impérieux de nature à justifier son refus.
Le 27 juillet 2023, la commission de médiation des Bouches-du-Rhône a déclaré Mme A… prioritaire et devant être logée d’urgence. Les références de l’intéressée ont été transmises au préfet des Bouches-du-Rhône afin qu’il désigne un bailleur devant lui proposer une offre de logement tenant compte de ses besoins et de ses capacités avant le 27 janvier 2024. Estimant n’avoir pas reçu de proposition adaptée dans le délai visé par l’article R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, Mme A… demande au tribunal d’ordonner au préfet de lui attribuer un logement correspondant à ses besoins et capacités.
Le préfet des Bouches-du-Rhône soutient que Mme A… a refusé une proposition de logement du 1er septembre 2023. Il résulte de l’instruction que la requérante n’a pas répondu aux sollicitations du bailleur social avant le passage devant la commission d’attribution du logement. En s’abstenant de répondre au mémoire du préfet, Mme A… ne conteste pas avoir refusé cette proposition. Elle a ainsi en tout état de cause refusé une proposition de logement adaptée sans toutefois justifier d’un motif impérieux. Elle ne peut dès lors utilement se prévaloir de la circonstance qu’elle n’a pas été relogée dans le délai de six mois à compter de la décision de la commission de médiation. Il y a lieu, par suite, de rejeter sa requête en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A… est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B… A… et au ministre de la ville et du logement.
Copie sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 9 avril 2026.
Le premier vice-président,
Signé
T. VANHULLEBUS
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
P/ La greffière en chef,
Le greffier,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Territoire français ·
- Tribunal judiciaire ·
- Pièces ·
- Système d'information ·
- Étranger ·
- Compétence territoriale ·
- Action sociale ·
- Effacement
- Abroger ·
- Commerce ·
- Décision implicite ·
- Établissement ·
- Pain ·
- Distribution ·
- Abrogation ·
- Majorité ·
- Justice administrative ·
- Administration
- Territoire français ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Éloignement ·
- Manifeste ·
- Vie privée ·
- Erreur ·
- Refus ·
- Interdiction ·
- Titre
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Géorgie ·
- Territoire français ·
- Pays ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Protection ·
- Carte de séjour ·
- Illégalité ·
- Enfant ·
- Traitement
- Casier judiciaire ·
- Île-de-france ·
- Région ·
- Transporteur ·
- Profession ·
- Responsabilité limitée ·
- Décentralisation ·
- Effacement ·
- Aménagement du territoire ·
- Logistique
- Création d'entreprise ·
- Police ·
- Recherche d'emploi ·
- Justice administrative ·
- Titre ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Aide juridictionnelle ·
- Diplôme ·
- Recherche
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Juge des référés ·
- Commune ·
- Expertise ·
- Port ·
- Bateau ·
- Principal ·
- Litige ·
- Commissaire de justice ·
- Juge
- Police ·
- Éloignement ·
- Demande ·
- Légalité externe ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Échec ·
- Justice administrative ·
- Annulation ·
- Commissaire de justice
- Communauté de communes ·
- Zone agricole ·
- Urbanisme ·
- Justice administrative ·
- Parcelle ·
- Délibération ·
- Collectivités territoriales ·
- Plan ·
- Développement durable ·
- Maire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Visa ·
- Suspension ·
- Juge des référés ·
- Espagne ·
- Regroupement familial ·
- État ·
- Sous astreinte ·
- Injonction ·
- Commissaire de justice
- Justice administrative ·
- Légalité ·
- Suspension ·
- Sérieux ·
- Juge des référés ·
- Commissaire de justice ·
- Actes administratifs ·
- Urgence ·
- Au fond ·
- Annulation
- Territoire français ·
- Assignation à résidence ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Justice administrative ·
- Mariage ·
- Liberté fondamentale ·
- Obligation ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.