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Sur la décision
| Référence : | TJ Bergerac, 3e ch., 3 juil. 2025, n° 25/00085 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 25/00085 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Accorde une provision et désigne un expert ou un autre technicien |
| Date de dernière mise à jour : | 23 juillet 2025 |
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Texte intégral
ORDONNANCE DU : 03 Juillet 2025
DOSSIER N° : N° RG 25/00085 – N° Portalis DBXO-W-B7J-C4JS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BERGERAC
Troisième Chambre CIVILE
ORDONNANCE DE REFERE
PRESIDENT : Madame Anne MAUCHAMP,
GREFFIER : Madame Pauline BAGUR, lors des débats et Madame Sandrine TACHET, lors de la mise à disposition
DEMANDEUR
Monsieur [I] [D], demeurant 5 lieu-dit Le Bourg – 24150 LANQUAIS
représenté par Maître Fatima GAJJA-BENFEDDOUL de la SELARL AQUITALEX, avocats au barreau de BERGERAC, avocat postulant, Maître Jean-Pierre MIR, avocat au barreau de NICE, avocat plaidant
DEFENDERESSES
Compagnie d’assurance MACIF (MUTUELLE ASSURANCE DES COMMERÇANTS ET INDUS TRIELS DE FRANCE), dont le siège social est sis 1 Rue Jacques Vandier – 79000 NIORT
représentée par Maître Stéphanie GAULTIER de l’AARPI GAULTIER – ALONSO, avocats au barreau de PERIGUEUX, substituée par Maître Valentine GUIRIATI, avocat au barreau de BERGERAC
Caisse CAISSE PRIMAIRE D’ASSURANCE MALADIE, dont le siège social est sis 50 rue Claude Bernard – 24000 PERIGUEUX
défaillante
L’affaire a été plaidée à l’audience publique du 05 Juin 2025
L’ordonnance a été rendue ce jour.
* * * * *
EXPOSE DU LITIGE
Le 17 septembre 2022 à Saint Capraise d’Eymet, monsieur [I] [D] a été victime d’un accident de la voie publique, étant passager d’un véhicule conduit par monsieur [N] [H], assuré de la société MACIF.
Le certificat médical initial établi à Bergerac mentionnait une fracture de L1 avec recul du mur postérieur, hospitalisation en chirurgie orthopédique et une incapacité totale de travail de 45 jours.
Par actes en date des 18 et 22 avril 2025, monsieur [I] [D] a fait assigner, devant le juge des référés, la MACIF et la caisse primaire d’assurance maladie de la Dordogne, notamment aux fins de voir, au visa des articles 145 et 835 du code de procédure civile, :
désigner tel médecin expert qu’il plaira à la juridiction avec mission habituelle en la matière, condamner la MACIF au paiement d’une provision complémentaire de 15 000 € au titre de la réparation de son préjudice,condamner la MACIF au paiement d’une somme de 3 000 € au titre de l’article 700 du code de procédure civile,condamner la MACIF aux entiers dépens.
A l’audience du 5 juin 2025, monsieur [I] [D] maintient ses demandes et fonde sa demande de nouvelle expertise sur le fait que l’expert désigné par l’assurance n’a retenu ni préjudice d’agrément ni incidence professionnelle, alors qu’il se destinait à être maçon et que ce projet est compromis depuis l’accident. Il invoque l’obligation de faire un référé, faute pour l’assureur de lui avoir fait une offre raisonnable, et estime justifié de lui allouer une somme au titre des frais irrépétibles.
* * *
Au terme de ses conclusions écrites, la MACIF demande au juge des référés de :
lui donner acte de ce qu’elle ne s’oppose pas à la demande d’expertise judiciaire formée par monsieur [D], sous toutes les protestations et réserves d’usage quant à la responsabilité et la garantie, et sans approbation de la demande principale ;mettre à la charge de monsieur [D], demandeur à l’instance sur qui pèse la charge de la preuve, la consignation au titre des frais d’expertise ;réduire à la somme de 5 000 € la provision sollicitée par monsieur [D] ;débouter monsieur [D] de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile et des dépens ;réserver les dépens.
* * *
La CPAM de Pau, venant aux droits de la CPAM de la Dordogne, a indiqué par courrier du 6 mai 2025 qu’elle n’entendait pas intervenir à l’instance, mais a transmis le montant de ses débours définitifs, s’élevant à 9 078,34 € au titre des dépenses de santé actuelles et des pertes de gains professionnels actuels.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur la demande de provision
Dans son rapport établi le 2 avril 2024 à la demande de la MACIF, le docteur [E] [U] formule les conclusions suivantes :
déficit fonctionnel temporaire :
Début de la période
Fin de la période
Nombre de jours dans la période
Pourcentage de déficit fonctionnel temporaire retenu
17/09/2022
20/09/2022
4
100 %
21/09/2022
15/10/2022
25
50 %
16/10/2022
17/11/2022
33
25 %
18/11/2022
02/07/2023, veille de la consolidation
227
10 %
Souffrances endurées quantifiées à 3/7 pour tenir compte du traumatisme initial, de la fracture de L1, de la prise en charge médicale et paramédicale décrite dans ce rapport, des douleurs ressenties et du vécu psycho émotionnel ;Atteinte permanence à l’intégrité physique et psychique : 4 % pour la raideur séquellaire du rachis lombaire à laquelle s’ajoutent les phénomènes douloureux ne nécessitant pas la prise d’antalgiques, les répercussions psychologiques et les troubles dans les conditions d’existence ;Le préjudice esthétique temporaire correspond à la période de port de la ceinture de maintien lombaire, et pour les cicatrices en rapport avec la cimentoplastie qui prennent un caractère fixé et rejoignent le dommage esthétique permanent à trois mois post traumatique ;Le préjudice esthétique permanent est évalué à 1,5/7 pour les deux cicatrices discrètes en rapport avec la cimentoplastie ;Répercussions définitives sur les activités d’agrément : néant ;Absence de retentissement définitif sur les activités professionnelles ;Assistance tierce personne temporaire : 2h par jour du 21 septembre au 15 octobre, puis 4h par semaine du 16 octobre au 17 novembre 2022.
L’indemnisation d’un préjudice corporel doit se faire poste par poste.
En l’espèce, l’existence de divers postes de préjudices est non sérieusement contestable : l’assistance par tierce personne temporaire, le déficit fonctionnel temporaire, les souffrances endurées, le préjudice esthétique temporaire, le déficit fonctionnel permanent et le préjudice esthétique permanent.
Ainsi, et au regard des éléments versés aux débats, il est justifié d’allouer à la victime une provision complémentaire d’un montant de 15 000 € à valoir sur l’indemnisation de son préjudice corporel, tenant compte de la provision déjà obtenue par le blessé, les parties s’accordant à ce titre sur le montant de 5 000 €.
Sur la demande de nouvelle expertise
L’article 145 du code de procédure civile dispose que s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé sur requête ou en référé.
Cette disposition suppose l’existence d’un motif légitime, c’est-à-dire un fait crédible et plausible, ne relevant pas de la simple hypothèse, qui présente un lien utile avec un litige potentiel futur dont l’objet et le fondement juridique sont suffisamment déterminés et dont la solution peut dépendre de la mesure d’instruction sollicitée, à condition que cette mesure ne porte pas une atteinte illégitime aux droits d’autrui. Elle doit être pertinente et utile.
Si le demandeur à la mesure d’instruction n’a pas à démontrer l’existence des faits qu’il invoque puisque cette mesure in futurum est justement destinée à les établir, il doit néanmoins justifier d’éléments rendant crédibles ses suppositions et démontrer que le litige potentiel n’est pas manifestement voué à l’échec, la mesure devant être de nature à améliorer la situation probatoire du demandeur.
En l’espèce, au regard de l’expertise et des pièces médicales versées aux débats, monsieur [I] [D] démontre disposer d’un motif légitime justifiant la réalisation d’une expertise judiciaire. Aucune opposition n’est formée par la défenderesse.
En conséquence, afin de fixer la date de consolidation et d’évaluer tous les préjudices subis par monsieur [I] [D], il convient de faire droit à sa demande d’expertise médicale.
L’expertise étant ordonnée à la demande du requérant et dans son intérêt probatoire, il conviendra de lui faire supporter la consignation des frais d’expertise.
Sur les frais irrépétibles
Conformément aux dispositions de l’article 700 du code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou la partie perdante à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ; le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée et il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à cette condamnation.
Il serait inéquitable de laisser à la charge de monsieur [I] [D] les frais exposés dans le cadre de la présente procédure pour faire valoir ses droits. Il est justifié de lui allouer sur ce fondement la somme de 3 000 € qui sera versée par la MACIF.
Sur les dépens
Aux termes de l’article 696 du code de procédure civile, la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.
Ainsi la MACIF succombant, les dépens seront mis à sa charge en application de l’article susvisé.
PAR CES MOTIFS
Le juge des référés,
Statuant publiquement par mise à disposition au greffe, par décision réputée contradictoire et en premier ressort,
Condamne la MACIF à payer à monsieur [I] [D] une provision complémentaire de 15 000 € à valoir sur l’indemnisation de son préjudice corporel consécutif à l’accident de la circulation survenu le 17 septembre 2022 ;
Ordonne une expertise médicale de monsieur [I] [D] et commet pour y procéder le docteur [S] [X] [Village Médical, 58 avenue des Reynats, 24650 Chancelade – Tél : 05.53.06.01.48 – Port. : 06 78 52 45 98 – Mèl : ch.lecorre@wanadoo.fr], expert près la cour d’appel de Bordeaux, qui pourra s’adjoindre tout sapiteur de son choix, avec pour mission de :
1°) Convoquer les parties et leurs conseils en les informant de leur droit de se faire assister par un médecin conseil de leur choix ;
2°) Se faire communiquer par la victime, son représentant légal ou tout tiers détenteur, tous documents médicaux relatifs à l’accident, en particulier le certificat médical initial ;
3°) Fournir le maximum de renseignements sur l’identité de la victime, ses conditions d’activités professionnelles, son niveau scolaire s’il s’agit d’un enfant ou d’un étudiant, son statut exact et/ou sa formation s’il s’agit d’un demandeur d’emploi.
4°) À partir des déclarations de la victime imputables au fait dommageable et des documents médicaux fournis, décrire en détail les lésions initiales, les modalités du traitement, en précisant autant que possible les durées exactes d’hospitalisation et de rééducation et, pour chaque période d’hospitalisation ou de rééducation, la nature et le nom de l’établissement, le ou les services concernés et la nature des soins ;
5°) Indiquer la nature de tous les soins et traitements prescrits imputables à l’accident et, si possible, la date de la fin de ceux-ci ;
6°) Retranscrire dans son intégralité le certificat médical initial et, si nécessaire, reproduire totalement ou partiellement les différents documents médicaux permettant de connaître les lésions initiales et les principales étapes de l’évolution ;
7°) Prendre connaissance et interpréter les examens complémentaires produits ;
8°) Recueillir les doléances de la victime en l’interrogeant sur les conditions d’apparition, l’importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle et leurs conséquences ;
9°) Décrire un éventuel état antérieur en interrogeant la victime et en citant les seuls antécédents qui peuvent avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles. Dans cette hypothèse :
— Au cas où il aurait entraîné un déficit fonctionnel antérieur, fixer la part imputable à l’état antérieur et la part imputable au fait dommageable ;
— Au cas où il n’y aurait pas de déficit fonctionnel antérieur, dire si le traumatisme a été la cause déclenchante du déficit fonctionnel actuel ou si celui-ci se serait de toute façon manifesté spontanément dans l’avenir ;
10°) Procéder à un examen clinique détaillé (y compris taille et poids) en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime, en assurant la protection de son intimité, et informer ensuite contradictoirement les parties et leurs conseils de façon circonstanciée de ses constatations et de leurs conséquences ;
11°) Analyser dans une discussion précise et synthétique l’imputabilité entre l’accident, les lésions initiales et les séquelles invoquées en se prononçant sur :
— la réalité des lésions initiales,
— la réalité de l’état séquellaire en décrivant les actes, gestes et mouvements rendus difficiles ou impossibles en raison de l’accident,
— l’imputabilité directe et certaine des séquelles aux lésions initiales,
et en précisant l’incidence éventuelle d’un état antérieur ;
12°) Déterminer la durée du déficit fonctionnel temporaire, période pendant laquelle, pour des raisons médicales en relation certaine et directe avec l’accident, la victime a dû interrompre totalement ses activités scolaires ou professionnelles, ou ses activités habituelles ;
Si l’incapacité fonctionnelle n’a été que partielle, en préciser le taux ;
Préciser la durée des arrêts de travail au regard des organismes sociaux ; si cette durée est supérieure à l’incapacité temporaire retenue, dire si ces arrêts sont liés au fait dommageable ;
13°) Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales endurées pendant la maladie traumatique (avant consolidation) du fait des blessures subies. Les évaluer selon l’échelle habituelle de sept degrés ;
14°) Donner un avis sur l’existence, la nature et l’importance du préjudice esthétique temporaire (avant consolidation). Le décrire précisément et l’évaluer selon l’échelle habituelle de sept degrés.
15°) Décrire, en cas de difficultés éprouvées par la victime, les conditions de reprise de l’autonomie et, lorsque la nécessité d’une aide temporaire avant consolidation est alléguée, indiquer si l’assistance d’une tierce personne constante ou occasionnelle a été nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d’intervention quotidienne) ;
16°) Fixer la date de consolidation, qui est le moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire, si ce n’est pour éviter une aggravation ;
Si la date de consolidation ne peut pas être fixée, l’expert établira un pré-rapport décrivant l’état provisoire de la victime et indiquera dans quel délai celle-ci devra être réexaminée ;
17°) Chiffrer, par référence au “Barème indicatif des déficits fonctionnels séquellaires en droit commun” le taux éventuel de déficit fonctionnel permanent (état antérieur inclus) imputable à l’accident, résultant de l’atteinte permanente d’une ou plusieurs fonctions persistant au moment de la consolidation, le taux de déficit fonctionnel devant prendre en compte, non seulement les atteintes aux fonctions physiologiques de la victime mais aussi les douleurs physiques et morales permanentes qu’elle ressent, la perte de qualité de vie et les troubles dans les conditions d’existence qu’elle rencontre au quotidien après consolidation ; dans l’hypothèse d’un état antérieur, préciser en quoi l’accident a eu une incidence sur celui-ci et décrire les conséquences de cette situation ;
18°) Donner un avis sur l’existence, la nature et l’importance du préjudice esthétique permanent ; le décrire précisément et l’évaluer selon l’échelle habituelle de sept degrés, indépendamment de l’éventuelle atteinte fonctionnelle prise en compte au titre du déficit ;
19°) Lorsque la victime allègue un préjudice d’agrément, à savoir l’impossibilité de se livrer à des activités spécifiques de sport et de loisir, ou une limitation de la pratique de ces activités, donner un avis médical sur cette impossibilité ou cette limitation et son caractère définitif, sans prendre position sur l’existence ou non d’un préjudice afférent à cette allégation ;
20°) Dire s’il existe un préjudice sexuel ; le décrire en précisant s’il recouvre l’un ou plusieurs des trois aspects pouvant être altérés séparément ou cumulativement, partiellement ou totalement : la morphologie, l’acte sexuel (libido, impuissance ou frigidité) et la fertilité (fonction de reproduction) ;
21°) Lorsque la victime allègue une répercussion dans l’exercice de ses activités scolaires ou professionnelles, recueillir les doléances, les analyser, les confronter avec les séquelles retenues, en précisant les gestes professionnels rendus plus difficiles ou impossibles ; dire si un changement de poste ou d’emploi apparaît lié aux séquelles ;
22°) Perte d’autonomie après consolidation : indiquer, le cas échéant :
— si l’assistance d’une tierce personne constante ou occasionnelle est nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d’intervention quotidienne)
— si des appareillages, des fournitures complémentaires et si des soins postérieurs à la consolidation sont à prévoir ; préciser la périodicité du renouvellement des appareils, des fournitures et des soins ;
— donner le cas échéant un avis sur les aménagements du logement, du véhicule, et plus généralement sur l’aptitude de la victime à mener un projet de vie autonome ;
Dit que l’expert pourra se faire communiquer tant par les médecins que par les caisses de sécurité sociale et par les établissements hospitaliers concernés, tous les documents médicaux qu’il jugerait utiles aux opérations d’expertise ;
Fait injonction aux parties de communiquer aux autres parties les documents de toute nature qu’elles adresseront à l’expert pour établir le bien fondé de leurs prétentions ;
Dit que l’expert ne communiquera directement aux parties les documents médicaux ainsi obtenus directement de tiers concernant la victime qu’avec son accord ; qu’à défaut d’accord de celle-ci, ces éléments seront portés à la connaissance des parties par l’intermédiaire du médecin qu’elles auront désigné à cet effet.
Dit que l’expert devra adresser aux parties un document de synthèse, ou pré-rapport ;
— fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse, lesquelles disposeront d’un délai de 4 à 5 semaines à compter de la transmission du rapport ;
— rappelant aux parties, au visa de l’article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu’il n’est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà du terme qu’il fixe.
Dit que l’expert répondra de manière précise et circonstanciée à ces dernières observations ou réclamations qui devront être annexées au rapport définitif dans lequel devront figurer impérativement :
— la liste exhaustive des pièces par lui consultées ;
— le nom des personnes convoquées aux opérations d’expertise en précisant pour chacune d’elle la date d’envoi de la convocation la concernant et la forme de cette convocation ;
— le nom des personnes présentes à chacune des réunions d’expertise ;
— la date de chacune des réunions tenues ;
— les déclarations des tiers entendus par lui, en mentionnant leur identité complète, leur qualité et leurs liens éventuels avec les parties ;
— le cas échéant, l’identité du technicien dont il s’est adjoint le concours, ainsi que le document qu’il aura établi de ses constatations et avis (lequel devra également être joint à la note de synthèse ou au projet de rapport)
Dit que l’original du rapport définitif sera déposé en un seul exemplaire au greffe, tandis que l’expert en adressera un exemplaire aux parties et à leur conseil, dans les six mois de l’avis de consignation, sauf prorogation expresse;
Dit que monsieur [I] [D] fera l’avance des frais d’expertise et devra consigner à la régie d’avances et de recettes de ce tribunal une somme de 1 200 € dans un délai de trois mois en garantie des frais d’expertise, à défaut pour l’intéressé d’être bénéficiaire d’une décision d’aide juridictionnelle le dispensant de consignation, sous réserve d’en justifier auprès du service des expertises dans le délai de deux mois ;
Rappelle qu’à défaut de consignation dans le délai et selon les modalités impartis, la désignation de l’expert sera caduque et celui-ci non saisi de sa mission ;
Dit que l’expert commencera ses opérations dès qu’il sera averti par le greffe du versement de la consignation ;
Invite l’expert et les parties à recourir à la procédure de l’expertise dématérialisée ;
Dit que l’expert pourra s’adjoindre tout spécialiste de son choix dans une autre spécialité que la sienne à charge pour lui de solliciter une consignation complémentaire couvrant le coût de sa prestation, et de joindre l’avis du sapiteur à son rapport ; dit que si le sapiteur n’a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis devra être immédiatement communiqué aux parties par l’expert ;
Dit qu’en cas de difficultés, l’expert en référera immédiatement au juge chargé du service du contrôle des expertises ;
Condamne la MACIF à payer à monsieur [I] [D] la somme de 3 000 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ;
Condamne la MACIF aux dépens de l’instance ;
FAIT ET PRONONCE par mise à disposition au greffe, l’an deux mil vingt cinq et le trois juillet; la minute étant signée par Madame Anne MAUCHAMP, Présidente et Madame Sandrine TACHET, Greffière
La Greffière La Présidente
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