Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 20 janv. 2026, n° 26/00209 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/00209 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 28 janvier 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
Appel des causes le 20 Janvier 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/00209 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76OXQ
Nous, Madame PIROTTE Carole, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Mme Samira CHAIB, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de [H] [I], interprète en langue arabe, serment préalablement prêté ;
En présence de Maître Antoine PATINIER représentant de M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [J] [Y]
de nationalité Tunisienne
né le 22 Septembre 2000 à [Localité 5] (TUNISIE), a fait l’objet :
— d’un arrêté de placement en rétention administrative pour quatre-vingt seize heures, prononcé le 19 décembre 2025 par M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] , qui lui a été notifié le 19 décembre 2025 à 12h00
— d’une décision de transfert aux autorités allemandes prononcée le 30 décembre 2025 par M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] , qui lui a été notifié le 30 décembre 2025 à 15h20
L’intéressé est connu au système européen EURODAC en qualité de demandeur d’asile en SUISSE et en ALLEMAGNE.
Par requête du 18 Janvier 2026, arrivée par courrier électronique à 15h07 M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 24 décembre 2025, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de TRENTE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Hervé KRYCH, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat. Je m’appelle [Z] et non [Y]. Bon courage. Merci beaucoup.
Me Hervé KRYCH entendu en ses observations : Monsieur veut repartir le plus vite possible en Allemagne. Je n’ai pas relevé d’irrégularité de procédure.
L’avocat de la Préfecture entendu en ses observations ; sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé
MOTIFS
Selon l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Il résulte des éléments de la procédure que Monsieur [Y] a été reconnu comme demandeur d’asile en Suisse et en Allemagne après consultation de la borne Eurodac. L’administration a donc effectué une demande de reprise en charge auprès de ces Etats membres. Le 22 décembre 2025, les autorités suisses ont fait connaître leur refus de reprise en charge. Le 29 décembre 2025, les autorités allemandes ont fait connaître leur accord de reprise en charge. Une décision de transfert aux autorités allemandes a été prise par Monsieur le préfet du Pas-de-[Localité 2] le 30 décembre 2025 qui a été notifiée à l’intéressé le même jour. Le 7 janvier 2026, la Division Nationale de l’Eloignement a communiqué les modalités d’un vol prévu le 26 janvier prochain.
Les conditions d’application de l’article susvisé sont donc réunies dès lors que l’administration est dans l’attente d’un moyen de transport pour permettre l’exécution forcée de la mesure d’éloignement dont fait l’objet l’intéressé.
L’intéressé ne présente pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires.
Eu égard aux nécessités invoquées par Monsieur le Préfet, il convient d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [J] [Y] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de TRENTE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 4] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 3] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’avocat de la Préfecture, L’Avocat,
Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à 10H37
Ordonnance transmise ce jour à M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2]
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 26/00209 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76OXQ
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
MINUTE: 26/
Appel des causes le 20 Janvier 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/00209 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76OXQ
Nous, Madame PIROTTE Carole, Vice-Président(e) au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assisté(e) de Mme Samira CHAIB, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de XXXX, interprète en langue arabe, serment préalablement prêté ;
En présence de XXX représentant de M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [J] [Y]
de nationalité Tunisienne
né le 22 Septembre 2000 à [Localité 5] (TUNISIE), a fait l’objet :
— d’un arrêté de placement en rétention administrative pour quatre-vingt seize heures, prononcé le 19 décembre 2025 par M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] , qui lui a été notifié le 19 décembre 2025 à 12h00
— d’une décision de transfert aux autorités allemandes prononcée le 30 décembre 2025 par M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] , qui lui a été notifié le 30 décembre 2025 à 15h20
L’intéressé est connu au système européen EURODAC en qualité de demandeur d’asile en SUISSE et en ALLEMAGNE.
Par requête du 18 Janvier 2026, arrivée par courrier électronique à 15h07 M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2] invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 24 décembre 2025, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de TRENTE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Hervé KRYCH, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat.
Me Hervé KRYCH entendu en ses observations ;
L’avocat de la Préfecture entendu en ses observations ; sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé
MOTIFS
Selon l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Il résulte des éléments de la procédure que Monsieur [Y] a été reconnu comme demandeur d’asile en Suisse et en Allemagne après consultation de la borne Eurodac. L’administration a donc effectué une demande de reprise en charge auprès de ces Etats membres. L’administration est dans l’attente d’une réponse.
L’intéressé ne présente pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires.
Eu égard aux nécessités invoquées par Monsieur le Préfet, il convient d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [J] [Y] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de TRENTE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
OU
REJETONS la demande de prolongation de maintien en rétention administrative de M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2]
ORDONNONS que Monsieur [J] [Y] soit remis en liberté à l’expiration d’un délai de six heures suivant la Notification à Monsieur le Procureur de la République de [Localité 1] de la présente ordonnance sauf dispositions contraires prises par ce magistrat.
INFORMONS Monsieur [J] [Y] qu’il est maintenu à la disposition de la justice pendant un délai de six heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République et le cas échéant, jusqu’à ce qu’il soit statué sur l’effet suspensif de l’appel ou la décision au fond, que pendant ce délai il peut contacter un avocat, un tiers, rencontrer un médecin et s’alimenter.
RAPPELONS à l’intéressé qu’il a l’obligation de quitter le territoire national.
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 4] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 3] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
L’avocat de la Préfecture, L’Avocat,
Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à
Ordonnance transmise ce jour à M. LE PREFET DU PAS DE [Localité 2]
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 26/00209 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76OXQ
En cas de remise en liberté : Ordonnance notifiée à Monsieur le procureur de la République à
Décision notifiée à … h…
L’intéressé, L’interprète,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Assistant ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Avocat ·
- Sociétés ·
- Dessaisissement ·
- Dernier ressort ·
- Jugement ·
- Au fond
- Divorce ·
- Adresses ·
- Yougoslavie ·
- Régimes matrimoniaux ·
- Tribunal judiciaire ·
- Liban ·
- Mariage ·
- Affaires étrangères ·
- Tunisie ·
- Partie
- Indemnités journalieres ·
- Tribunal judiciaire ·
- Contentieux ·
- Dette ·
- Délai de paiement ·
- Salaire ·
- Sécurité sociale ·
- Recours administratif ·
- Recours ·
- Sécurité
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Commissaire de justice ·
- Saisie-attribution ·
- Sociétés ·
- Finances ·
- Tribunal judiciaire ·
- Procès-verbal ·
- Exécution ·
- Acte ·
- Cession de créance ·
- Adresses
- Compte courant ·
- Donation indirecte ·
- Abandon ·
- Finances publiques ·
- Fonds de commerce ·
- Intention libérale ·
- Île-de-france ·
- Sociétés ·
- Restaurant ·
- Droit d'enregistrement
- Hospitalisation ·
- Santé publique ·
- Consentement ·
- Avis motivé ·
- Tribunal judiciaire ·
- Liberté ·
- Trouble ·
- Détention ·
- Certificat médical ·
- Période d'observation
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Nationalité française ·
- Tribunal judiciaire ·
- Décret ·
- Langue française ·
- Souscription ·
- Déclaration ·
- Attestation ·
- Langue ·
- Code civil ·
- Évaluation
- Adresses ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Résidence ·
- Charges ·
- Assemblée générale ·
- Immeuble ·
- Budget ·
- Sommation ·
- Copropriété ·
- Titre
- Tribunal judiciaire ·
- Paternité ·
- Date ·
- Identification génétique ·
- Expertise ·
- Adresses ·
- Avocat ·
- Caducité ·
- Consignation ·
- Mesure d'instruction
Sur les mêmes thèmes • 3
- Construction ·
- Responsabilité contractuelle ·
- Rapport d'expertise ·
- Indexation ·
- Ouvrage ·
- Devis ·
- Intérêt ·
- Coûts ·
- Jugement ·
- Dépôt
- Littoral ·
- Chèque ·
- Opposition ·
- Mainlevée ·
- Tireur ·
- Juge des référés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Vol ·
- Contestation sérieuse ·
- Écrit
- Tribunal judiciaire ·
- Clause ·
- Procédure judiciaire ·
- Vendeur ·
- Compromis de vente ·
- Résolution ·
- Mandat ·
- Vice caché ·
- Exclusion ·
- Garantie
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.