Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Boulogne-sur-Mer, jld, 2 avr. 2026, n° 26/01296 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01296 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 10 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Au nom du Peuple Français
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE BOULOGNE SUR MER
ORDONNANCE STATUANT SUR UNE DEMANDE DE PROLONGATION DE RETENTION
Appel des causes le 02 Avril 2026 à 10h00 en visioconférence
Div\étrangers
N° étr\N° RG 26/01296 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76RIY
Nous, Mme DESWARTE Anne, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de BOULOGNE SUR MER, juge chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives de libertés en droit des étrangers, assistée de Mme Mathilde DEVULDER, Greffier, statuant en application des articles L.742-1, L.743-4, L.743-6 à L.743-8, L. 743-20 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile;
Vu l’article R. 213-12-2 du code de l’organisation judiciaire ;
En présence de Monsieur [M] [N] représentant de M. [R] [F] ;
Vu le Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile notamment en ses articles L. 741-1 et suivants ;
Monsieur [I] [K]
de nationalité Guinéenne
né le 01 Janvier 1990 en GUINEE, a fait l’objet :
d’une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, fixant le pays de destination de la reconduite, lui faisant interdiction de retour sur le territoire français et d’un arrêté ordonnant son placement en rétention administrative pour une durée de quatre-vingt seize heures, prononcé le 1 février 2026 par M. [V] , qui lui a été notifié le 1er février 2026 à 12h15.
Par requête du 01 Avril 2026, arrivée par courrier électronique à 09h26 M. [R] [F] invoquant devoir maintenir l’intéressé au-delà de quatre-vingt-seize heures, prolongé par un délai de VINGT-SIX JOURS selon l’ordonnance du 04 février 2026, prolongé par un délai de TRENTE JOURS selon l’ordonnance du 03 mars 2026, demande l’autorisation de prolonger ce délai pour une durée de TRENTE JOURS maximum.
En application des articles L.743-9 et L. 743-24 du Code de l’Entrée et du Séjour des Etrangers et du Droit d’Asile il a été rappelé à l’intéressé, assisté de Me Cécile LANNOY, avocat au Barreau de BOULOGNE-SUR-MER et commis d’office, les droits qui lui sont reconnus pendant la rétention et a été informé des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant ; qu’il a été entendu en ses observations
L’intéressé déclare : Je souhaite être assisté d’un avocat.
Le représentant de la Préfecture entendu en ses observations ; sollicite la prolongation de la rétention administrative de l’intéressé: les diligences ont été effectuées il y a eu une demande au consulaire on est dans l’attente du laissez-passer du consulaire.
Me Cécile LANNOY entendu en ses observations ; je n’ai pas relevé d’irrégularité dans la procédure,
L’intéressé a la parole en dernier: j’aimerais savoir quel est mon programme.
MOTIFS
Selon l’article L. 742-4 du CESEDA, le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de trente jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
L’étranger peut être maintenu à disposition de la justice dans les conditions prévues à l’article L. 742-2.
Si le juge ordonne la prolongation de la rétention, celle-ci court à compter de l’expiration de la précédente période de rétention et pour une nouvelle période d’une durée maximale de trente jours. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas soixante jours.
La prolongation de la rétention peut être renouvelée une fois, dans les mêmes conditions. La durée maximale de la rétention n’excède alors pas quatre-vingt-dix jours.
Il résulte des éléments de la procédure que l’administration a effectué une demande de laissez-passer consulaire auprès des autorités guinéennes le 02 février 2026 ; qu’une demande d’appui concernant l’identification de l’intéressé a été transmise à l’Unité Centrale d’Identification le 13 février 2026. Un rendez-vous consulaire a eu lieu le 19 mars 2026. Après une première identification, le dossier a été transmis à [Localité 1] pour une seconde identification de l’intéressé comme ressortissant guinéen. Une relance a été adressée le 30 mars 2026.
Les conditions d’application de l’article susvisé sont réunies dès lors que l’administration est dans l’attente de la délivrance du laissez-passer consulaire des autorités guinéennes pour permettre l’exécution forcée de la mesure d’éloignement dont fait l’objet l’intéressé.
L’intéressé ne présente pas de garanties suffisantes pour la mise à exécution de la mesure de reconduite à la frontière, des mesures de surveillance sont nécessaires.
Eu égard aux nécessités invoquées par Monsieur le Préfet, il convient d’accorder la prorogation demandée.
PAR CES MOTIFS
Autorisons l’autorité administrative à retenir Monsieur [I] [K] dans les locaux ne relevant pas de l’Administration pénitentiaire pour une prolongation de rétention administrative d’une durée maximale de TRENTE JOURS à compter de l’échéance de la précédente période de prolongation de rétention administrative
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance par mail au CRA pour remise à l’intéressé qui, en émargeant ci-après, atteste avoir reçu copie et avisons l’intéressé de la possibilité de faire appel, devant le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt quatre heures de son prononcé ; l’informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 1] ) au greffe de la Cour d’Appel de [Localité 2] (numéro de FAX du greffe de la Cour d’Appel: 03.27.93.28.01.) ; lui indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier Président de la Cour d’Appel ou son délégué.
Le représentant de la Préfecture, L’Avocat,
Le Greffier, Le Juge,
décision rendue à 10h12
Ordonnance transmise ce jour à M. [R] [F]
Ordonnance transmise au Tribunal administratif de LILLE
N° étr\N° RG 26/01296 – N° Portalis DBZ3-W-B7K-76RIY
En cas de remise en liberté : Ordonnance notifiée à Monsieur le procureur de la République à
Décision notifiée à … h…
L’intéressé,
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Tribunal judiciaire ·
- Jonction ·
- Assesseur ·
- Travailleur non salarié ·
- Protection sociale ·
- Travailleur salarié ·
- Adresses ·
- Ville ·
- Jugement ·
- Protection
- Invalide ·
- Révision ·
- Tribunal judiciaire ·
- Pension d'invalidité ·
- Travail ·
- Profession ·
- Capacité ·
- Degré ·
- Cliniques ·
- Assesseur
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Trouble mental ·
- Détention ·
- Ville ·
- Établissement ·
- Liberté ·
- Surveillance ·
- Consentement ·
- Adresses
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Enfant ·
- Divorce ·
- Tribunal judiciaire ·
- Thaïlande ·
- Père ·
- Mère ·
- Autorité parentale ·
- Vacances ·
- Transfert ·
- Mariage
- Mayotte ·
- Comores ·
- Adresses ·
- Date ·
- Enfant ·
- Aide juridictionnelle ·
- Tribunal judiciaire ·
- Jugement ·
- Partie ·
- Avocat
- Logement ·
- Loyer ·
- Commandement de payer ·
- Action ·
- Bail ·
- Tribunal judiciaire ·
- Service ·
- Résiliation ·
- Commissaire de justice ·
- Charges
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Hospitalisation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Détention ·
- Établissement ·
- Liberté ·
- Discours ·
- Mère ·
- Trouble ·
- Surveillance ·
- Santé
- Tribunal judiciaire ·
- Casino ·
- Adresses ·
- Crédit renouvelable ·
- Déchéance ·
- Intérêt ·
- Offre de crédit ·
- Reconduction ·
- Preuve ·
- Banque
- Expertise ·
- Tribunal judiciaire ·
- Partie ·
- Adresses ·
- Mesure d'instruction ·
- Observation ·
- Flore ·
- Mission ·
- Document ·
- Procédure civile
Sur les mêmes thèmes • 3
- Isolement ·
- Centre hospitalier ·
- Tribunal judiciaire ·
- Santé publique ·
- Maintien ·
- Centre pénitentiaire ·
- Adresses ·
- Ordonnance ·
- L'etat ·
- État
- Dommages causés par des immeubles ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Désistement d'instance ·
- Commissaire de justice ·
- Action ·
- Épouse ·
- Dessaisissement ·
- Syndic ·
- Ordonnance ·
- Cabinet
- Loyer ·
- Commissaire de justice ·
- Résiliation du bail ·
- Paiement ·
- Locataire ·
- Commandement de payer ·
- Expulsion ·
- Bailleur ·
- Charges ·
- Clause resolutoire
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.