Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Lyon, 2e ch. cab. 3, 19 déc. 2025, n° 24/04923 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/04923 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour faute |
| Date de dernière mise à jour : | 21 février 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
DATE DU JUGEMENT:
19 Décembre 2025
RG N° RG 24/04923 – N° Portalis DB2H-W-B7I-ZRC2 / 2ème Ch. Cabinet 3
MINUTE N°
AFFAIRE
[I] [D] épouse [R]
C /
[C] [R]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Mathilde JACOB, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assistée de Laurence NODET, Greffier, statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 19 Décembre 2025, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 7 Octobre 2025 dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Madame [I] [D] épouse [R]
née le [Date naissance 1] 1996 à [Localité 1]
[Adresse 1]
[Localité 2]
représentée par Me Florine BREDA, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 1599
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2024/010239 du 17/06/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 3])
DEFENDEUR :
Monsieur [C] [R]
né le [Date naissance 2] 1989 à [Localité 4]
[Adresse 2]
[Localité 2]
représenté par Mre Pascale GUICHARD de la SELARL GUICHARD & KHENAFFOU, avocats au barreau de LYON, vestiaire : 86
Notification le :
1 Grosse et 1 Copie certifiée conforme
à
Madame [I] [D] épouse [R]
Monsieur [C] [R]
Et
1 Grosse
à
Me Florine BREDA, vestiaire : 1599
Me Pascale GUICHARD de la SELARL GUICHARD & KHENAFFOU, vestiaire : 86
Et
Envoi dématérialisé à la CAF
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition du greffe, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics,
Vu l’assignation en divorce délivrée le 27 juin 2024 par Madame [I] [D] ;
Vu l’ordonnance sur mesures provisoires en date du 24 juillet 2024 ;
PRONONCE pour faute aux torts exclusifs de Monsieur [C] [R] le divorce de :
Madame [I] [D] née le [Date naissance 1] 1996 à [Localité 5] (AIN)
et de
Monsieur [C] [R], né le [Date naissance 2] 1989 à [Localité 6] (RHÔNE),
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2020, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 7] (RHÔNE) ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
ORDONNE la fixation des effets du divorce à la date du 1er octobre 2023 ;
RAPPELLE que chacun des époux perdra l’usage du nom de son conjoint dès le prononcé du divorce;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RENVOIE les parties à procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ;
CONSTATE que l’autorité parentale sur les enfants [N] [R], né le [Date naissance 3] 2017, [Z] [R], né le [Date naissance 4] 2018 et [B] [R], né le [Date naissance 5] 2021, est exercée conjointement par les deux parents ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants ;
s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de vie de chacun.
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
FIXE la résidence principale des enfants au domicile de Madame [I] [D] ;
DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [C] [R] accueille les enfants et qu’à défaut d’un tel accord, fixe les modalités suivantes :
hors vacances scolaires :
les fins de semaines paires dans l’ordre du calendrier, du vendredi sortie d’école au dimanche 18 heures ;
pendant les vacances scolaires :
la première moitié des vacances scolaires les années paires, la seconde moitié les années impaires ; avec un partage par quarts pendant les vacances d’été, premier et troisièmes quarts les années paires et deuxième et quatrième quarts les années impaires ;
A charge pour Monsieur [C] [R] sauf meilleur accord d’aller chercher ou faire chercher les enfants au commissariat de police de [Localité 7] (RHÔNE) et de les y ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher les enfants dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie où demeurent les enfants et qu’elles seront décomptées à partir du samedi à 12 heures, suivant le jour de leur date officielle ;
DIT que si la fin de semaine est précédée ou suivie d’un jour férié, celui-ci s’ajoutera au droit d’hébergement ;
FIXE à 90 euros par mois et par enfant, soit 270 euros au total, la contribution que doit verser Monsieur [C] [R] toute l’année, d’avance et avant le 1er de chaque mois, à Madame [I] [D] pour contribuer à l’entretien et l’éducation des enfants [N] [R] né le [Date naissance 3] 2017, [Z] [R] né le [Date naissance 4] 2018 et [B] [R] né le [Date naissance 5] 2021 ;
CONDAMNE Monsieur [C] [R] au paiement de ladite pension ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Madame [I] [D] ;
DIT que la contribution est due même au-delà de la majorité pour les enfants majeurs tant qu’ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent chez qui leur résidence a été fixée, s’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, étant précisé que le parent qui en assume la charge devra justifier régulièrement de la situation de l’enfant auprès de l’autre parent avant le 1er novembre de chaque année ;
INDEXE la contribution sur l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;
RAPPELLE que cette pension varie de plein droit le 1er janvier de chaque année en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par [1][2] selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
— ------------------------------------
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de l’ordonnance sur mesures provisoires et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr. ou www.servicepublic.fr ;
DIT que le débiteur de la pension devra procéder spontanément à l’indexation faute de quoi, il pourra y être contraint par voie d’huissier ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le paiement des sommes dues le parent créancier peut aussi obtenir le règlement forcé des sommes dues en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
*Saisie-attribution entre les mains d’un tiers,
*Autres saisies,
*Paiement direct entre les mains de l’employeur ,
*Recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République,
RAPPELLE qu’en cas de non-paiement des sommes dues, le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal ( 2 ans d’emprisonnement et 15.000 € d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension et annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République) ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
DÉBOUTE Madame [I] [D] de sa demande de partage des frais relatifs aux enfants ;
DIT n’y avoir lieu à indemnité au titre des frais irrépétibles et DÉBOUTE Madame [I] [D] de sa demande à ce titre ;
CONDAMNE Monsieur [C] [R] aux dépens, lesquels seront recouvrés le cas échéant comme en matière d’aide juridictionnelle ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus.
En foi de quoi le présent jugement a été signé par le juge aux affaires familiales et le greffier présent lors du prononcé par mise à disposition au greffe.
LA GREFFIERE LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
L.NODET M. JACOB
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Baux d'habitation ·
- Contrats ·
- Habitat ·
- Épouse ·
- Loyer ·
- Dette ·
- Clause resolutoire ·
- Locataire ·
- Commandement ·
- Délais ·
- Bail ·
- Expulsion
- Locataire ·
- Commandement ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Sociétés immobilières ·
- Bail ·
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Souscription ·
- Adresses
- Épouse ·
- Commissaire de justice ·
- Sommation ·
- Loyer ·
- Résiliation ·
- Logement ·
- Bailleur ·
- Locataire ·
- Assurances ·
- Expulsion
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Copropriété : droits et obligations des copropriétaires ·
- Demande en paiement des charges ou des contributions ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Épouse ·
- Adresses ·
- Jugement par défaut ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Copropriété ·
- Bolivie ·
- Immeuble ·
- Enseigne ·
- Tribunal judiciaire ·
- Accessoire
- Successions ·
- Scellé ·
- Tribunal judiciaire ·
- Descriptif ·
- Inventaire ·
- Rente ·
- Valeurs mobilières ·
- Recouvrement ·
- Papier ·
- Particulier
- Fonds de garantie ·
- Indemnité ·
- Transaction ·
- Mise en demeure ·
- Taux légal ·
- Victime ·
- Dommage ·
- Assurances ·
- Réparation ·
- Intérêt
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Etat civil ·
- Divorce ·
- Avantages matrimoniaux ·
- Commissaire de justice ·
- Espagne ·
- Mariage ·
- Révocation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Conserve ·
- Partie
- Tribunal judiciaire ·
- Décès ·
- Contentieux ·
- Protection ·
- Sociétés ·
- Adresses ·
- Renvoi ·
- Juridiction ·
- Commandement ·
- Cellier
- Europe ·
- Banque ·
- Vigilance ·
- Investissement ·
- Blanchiment de capitaux ·
- Crédit commercial ·
- Société anonyme ·
- Virement ·
- Blanchiment ·
- Terrorisme
Sur les mêmes thèmes • 3
- Crédit immobilier ·
- Adjudication ·
- Développement ·
- Adresses ·
- Vente ·
- Cadastre ·
- Partie commune ·
- Exécution ·
- Saisie immobilière ·
- Bâtiment
- Mise en état ·
- Sociétés ·
- Sursis à statuer ·
- Rapport d'expertise ·
- Intervention volontaire ·
- Avocat ·
- Dépôt ·
- Tribunal judiciaire ·
- Réserve ·
- Intervention
- Fins de non-recevoir ·
- Épouse ·
- Partage amiable ·
- Mise en état ·
- Successions ·
- Commissaire de justice ·
- Indivision ·
- Demande ·
- Assignation ·
- Biens
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.