Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Lyon, 2e ch. cab. 2, 10 avr. 2026, n° 24/03115 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 24/03115 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal |
| Date de dernière mise à jour : | 28 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
DATE DU JUGEMENT:
10 Avril 2026
RG N° RG 24/03115 – N° Portalis DB2H-W-B7H-YZEZ / 2ème Ch. Cabinet 2
MINUTE N°
AFFAIRE
[N] [F] épouse [S]
C /
[P] [S]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Marie GROLLEMUND, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assistée de Estelle GACEM, Greffier,
statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 10 Avril 2026, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 4 Décembre 2025
dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Madame [N] [F] épouse [S]
née le [Date naissance 1] 1984 à [Localité 1] (ROUMANIE)
[Adresse 1]
[Localité 2]
représentée par Me Agnès BOISSOUT, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 492
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2023/009598 du 25/10/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 3])
DEFENDEUR :
Monsieur [P] [S]
né le [Date naissance 2] 1962 à [Localité 4] (ROUMANIE)
[Adresse 2]
[Localité 5]
représenté par Me Cécile PONS, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 686
1 CCC + 1 copie exécutoire à :
Me Agnès BOISSOUT, vestiaire : 492
Me Cécile PONS, vestiaire : 686
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, par mise à disposition du greffe, par jugement contradictoire et susceptible d’appel, après débats non publics, le juge aux affaires familiales,
Vu l’assignation en divorce délivrée le 14 mars 2024 par Madame [N] [F] ;
Vu l’ordonnance sur mesures provisoires en date du 25 juin 2024 ;
SE DÉCLARE compétent pour statuer sur la demande en divorce, sur l’exercice de la responsabilité parentale et sur la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants avec application de la loi française ;
PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de :
Madame [N] [F] née le [Date naissance 1] 1984 à [Localité 6] (ROUMANIE)
et de
Monsieur [P] [S], né le [Date naissance 2] 1962 à [Localité 4] (ROUMANIE),
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2002, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 7] (ROUMANIE) ;
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux détenus par un officier de l’état civil français conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile,
DIT que l’extrait de cette décision doit être conservé au répertoire civil en annexe du service central d’état civil du ministère des affaires étrangères conformément aux dispositions de l’article 1082 du code de procédure civile ;
ORDONNE la fixation des effets du divorce à la date du 1 novembre 2019 ;
DÉBOUTE Monsieur [P] [S] de sa demande d’usage du nom de Madame [D] [F] à l’issue du prononcé du divorce.
RAPPELLE qu’à compter du divorce, les parties perdent l’usage du nom de leur conjoint.
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RENVOIE les parties à procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ;
CONSTATE que l’autorité parentale sur les enfants [E], [Z] [S] [F], née le [Date naissance 3] 2008, [O] [Q] [S] [F], née le [Date naissance 4] 2010 et [L], [C] [S] [F], née le [Date naissance 4] 2018, est exercée en commun par les deux parents ;
RAPPELLE que l’exercice en commun de l’autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l’égard des enfants et doivent notamment :
prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l’orientation scolaire, l’éducation religieuse et le changement de résidence des enfants ;
s’informer réciproquement, dans le souci d’une indispensable communication entre les parents, sur l’organisation de la vie des enfants (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
permettre les échanges entre les enfants et l’autre parent dans le respect de vie de chacun.
RAPPELLE que tout changement de résidence de l’un des parents dès lors qu’il modifie les modalités d’exercice de l’autorité parentale doit faire l’objet d’une information préalable et en temps utile de l’autre parent ; qu’en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu’exige l’intérêt de l’enfant ;
FIXE la résidence principale des enfants au domicile de Madame [N] [F] ;
DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [P] [S] accueille les enfants et qu’à défaut d’un tel accord, fixe les modalités suivantes :
hors vacances scolaires :
le troisième mercredi après-midi par mois,
pendant les petites vacances scolaires :
la première semaine des vacances scolaires les années paires et inversement les années impaires, du samedi 18 heures au samedi d’après 18 heures,
pendant les vacances estivales :
première moitié chez la mère, seconde moitié chez le père les années paires et inversement les années impaires,
A charge pour Monsieur [P] [S] sauf meilleur accord d’aller chercher ou faire chercher les enfants à l’école ou au domicile de l’autre parent et de les y ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;
DIT que faute pour le parent d’être venu chercher les enfants dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil ;
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l’académie où demeurent les enfants ;
DIT que si la fin de semaine est précédée ou suivie d’un jour férié, celui-ci s’ajoutera au droit d’hébergement ;
FIXE à 50 € euros par mois et par enfant, soit 150 € euros par mois au total, la contribution que doit verser Monsieur [P] [S] toute l’année, d’avance et avant le 1er de chaque mois, à Madame [N] [F] pour contribuer à l’entretien et l’éducation des enfants [E], [Z] [S] [F] née le [Date naissance 3] 2008, [O] [Q] [S] [F] née le [Date naissance 4] 2010 et [L], [C] [S] [F] née le [Date naissance 4] 2018 ;
CONDAMNE Monsieur [P] [S] au paiement de ladite pension ;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Madame [N] [F] ;
DIT que la contribution est due même au-delà de la majorité pour les enfants majeurs tant qu’ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent chez qui leur résidence a été fixée, s’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, étant précisé que le parent qui en assume la charge devra justifier régulièrement de la situation de l’enfant auprès de l’autre parent avant le 01 novembre de chaque année ;
INDEXE la contribution sur l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;
DIT que cette pension varie de plein droit chaque année le 1er jour du mois anniversaire de la présente décision en fonction des variations de l’indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par [1][2] selon la formule suivante :
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu’il lui appartient de calculer et d’appliquer l’indexation et qu’il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr. ou www.servicepublic.fr ;
DIT que le débiteur de la pension devra procéder spontanément à l’indexation faute de quoi, il pourra y être contraint par voie d’huissier ;
RAPPELLE qu’en cas de défaillance dans le paiement des sommes dues le parent créancier peut aussi obtenir le règlement forcé des sommes dues en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d’exécution suivantes :
*Saisie-attribution entre les mains d’un tiers,
*Autres saisies,
*Paiement direct entre les mains de l’employeur ,
*Recouvrement public par l’intermédiaire du procureur de la République,
RAPPELLE qu’en cas de non-paiement des sommes dues, le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal ( 2 ans d’emprisonnement et 15.000 € d’amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension et annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République) ;
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
DÉBOUTE Madame [N] [F] de sa demande de rattachement social et fiscal des enfants ;
DIT que chaque partie conserve la charge de ses dépens ;
RAPPELLE que les mesures portant sur l’autorité parentale et sur la contribution à l’entretien et à l’éducation des enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;
DIT que la présente décision sera signifiée par commissaire de justice par la partie la plus diligente, faute de quoi elle ne sera pas susceptible d’exécution forcée.
DIT n’y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus.
En foi de quoi le présent jugement a été signé par le juge aux affaires familiales et le greffier présent lors du prononcé par mise à disposition au greffe.
Le Greffier Le Juge aux affaires familiales
Estelle GACEM Marie GROLLEMUND
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Pénalité ·
- Arrêt de travail ·
- Indemnités journalieres ·
- Activité professionnelle ·
- Sécurité sociale ·
- Tribunal judiciaire ·
- Paiement ·
- Assurance maladie ·
- Indemnité ·
- Montant
- Expertise ·
- Consorts ·
- Tribunal judiciaire ·
- Mesure d'instruction ·
- Route ·
- Matériel ·
- Mission ·
- Partie ·
- Image ·
- Procédure civile
- Habitat ·
- Exécution ·
- Saisie-attribution ·
- Juge ·
- Assignation ·
- Demande ·
- Tribunal d'instance ·
- Nullité ·
- Sociétés ·
- Mainlevée
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Adoption plénière ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Enfant ·
- Matière gracieuse ·
- Date ·
- Jugement ·
- Mise à disposition ·
- Poids lourd ·
- Filiation
- Copropriété : droits et obligations des copropriétaires ·
- Demande en paiement des charges ou des contributions ·
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Syndicat de copropriétaires ·
- Adresses ·
- Intérêt ·
- Mise en demeure ·
- Charges de copropriété ·
- Commissaire de justice ·
- Recouvrement ·
- Astreinte ·
- Paiement ·
- Charges
- Maroc ·
- Assesseur ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Nationalité française ·
- Jugement ·
- Enregistrement ·
- Ressort ·
- Chambre du conseil ·
- Contradictoire
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Assureur ·
- Assistant ·
- Adresses ·
- Commissaire de justice ·
- Qualités ·
- Ingénieur ·
- Sociétés ·
- Tribunal judiciaire ·
- Conseil ·
- Référé
- Sociétés ·
- Garantie ·
- Nuisances sonores ·
- Sinistre ·
- Expertise judiciaire ·
- Trouble ·
- Expert judiciaire ·
- Préjudice de jouissance ·
- Expertise ·
- Assureur
- Leasing ·
- Crédit ·
- Contrat de location ·
- Véhicule ·
- Commissaire de justice ·
- Tribunal judiciaire ·
- Loyers impayés ·
- Résiliation ·
- Pièces ·
- Lettre recommandee
Sur les mêmes thèmes • 3
- Indivision ·
- Administration ·
- Partage ·
- Compte ·
- Montant ·
- Juge ·
- Patrimoine ·
- Notaire ·
- Date ·
- Valeur
- Clause resolutoire ·
- Commandement ·
- Sociétés ·
- Bail ·
- Référé ·
- Obligation ·
- Provision ·
- Commissaire de justice ·
- Indemnité d 'occupation ·
- Loyer
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Assurance maladie ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assesseur ·
- Acceptation ·
- Désistement d'instance ·
- Adresses ·
- Recours ·
- Instance ·
- Décision implicite ·
- Rejet
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.