Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | TJ Nîmes, juge libertes detention, 13 mars 2026, n° 26/01200 |
|---|---|
| Numéro(s) : | 26/01200 |
| Importance : | Inédit |
| Dispositif : | Maintien de la mesure de rétention administrative |
| Date de dernière mise à jour : | 22 mars 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
COUR D’APPEL DE NÎMES
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES
MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES
Requête: N° RG 26/01200 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LOTI
ORDONNANCE DU 13 Mars 2026 SUR LA DEMANDE DE TROISIEME PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Nous, Laure CAVAIGNAC, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NÎMES, assistée de Bartha BOUALAM, Greffier, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
Vu l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
En vertu de l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, une visio-conférence a été organisée entre le tribunal judiciaire de Nîmes et le centre de rétention de Nîmes pour la tenue de l’audience.
Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 du CESEDA ayant été donnés par le greffier ;
Vu la requête reçue au greffe le 12 Mars 2026 à 11h53 enregistrée sous le numéro N° RG 26/01200 – N° Portalis DBX2-W-B7K-LOTI présentée par Monsieur [Q] [P] concernant :
Monsieur [E] [J]
né le 22 Mars 2004 à [Localité 1] (ALGÉRIE)
de nationalité Algérienne ;
Vu l’interdiction de territoire français prononcée le 30 septembre 2024 par le tribunal correctionnel de Marseille en date du 30 septembre 2024 et notifié le 30 septembre 2024 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 12 janvier 2026 notifiée le même jour à 13 janvier 2026
Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, est représenté par le Cabinet CENTAURE AVOCATS du barreau de PARIS substitué par Maître Matthias GIMENEZ ;
Attendu que la personne concernée par la requête est représenté par Me Florian MATHIEU, avocat commis d’office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure ;
Attendu que Monsieur [E] [J] a refusé de se présenter lors de l’audience
DEROULEMENT DES DEBATS
La personne étrangère déclare: Monsieur ne s’est pas présenté
In limine litis, Me [C] [K] ne soulève pas de nullité de procédure :
Le représentant de la Préfecture : demande la prolongation de la rétention administrative de Monsieur [E] [J].
Sur le fond, Me [C] [K] plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivant : pas de perspective d’éloignement, il y a pas eu de présentation consulat. La menace à l’ordre public n’est pas actuelle.
La personne étrangère déclare : a refusé de se présenter lors de l’audience
MOTIFS DE LA DECISION
— sur le fond
Attendu que le dernier alinéa de l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, prévoit que le magistrat du siège du tribunal judiciaire peut, dans les mêmes conditions qu’à l’article L. 742-1, être à nouveau saisi aux fins de prolongation du maintien en rétention au-delà de soixante jours, dans les cas suivants :
1° En cas d’urgence absolue ou de menace pour l’ordre public ;
2° Lorsque l’impossibilité d’exécuter la décision d’éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l’intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l’obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° Lorsque la décision d’éloignement n’a pu être exécutée en raison :
a) du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l’intéressé ou lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement pour procéder à l’exécution de la décision d’éloignement ;
b) de l’absence de moyens de transport.
Qu’en l"espèce il ressort de la procédure que Monsieur [E] [J] est démuni de tout document d’identité en cours de validité ; que le consulat d’Algérie a été saisi l 19 janvier 2026 pour identification de l’intéressé et délivrance du laissez-passer consulaire ; que des relances ont été adressées le 9 février 2026 et le 10 mars 2026 ; que l’administration justifie de l’accomplissement des diligences nécessaires à la mise à exécution de la mesure d’éloignement ; qu’il convient de rappeler que l’intéressé a été condamné récemment pour des faits d’infractions à la législation sur les stupéfiants et a été placé en rétention à sa levée d’écrou de sorte que sa présence sur le territoire national est toujours constitutive d’une menace à l’ordre public ; qu’il y a lieu d’autoriser la prolongation de sa mesure de rétention ;
PAR CES MOTIFS
DECLARONS la requête recevable ;
ORDONNONS pour une durée maximale de 30 jours commençant à l’expiration du délai de 30 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire, le maintien dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire de Monsieur [E] [J]
né le 22 Mars 2004 à [Localité 1] (ALGÉRIE)
de nationalité Algérienne
et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 30 jours à compter du 14 mars 2026
RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 2] ;
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Q] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Fait à [Localité 2], en audience publique, le 13 Mars 2026 à
LE GREFFIER LA PRESIDENTE
Reçu notification le 13 Mars 2026 à
[Q] L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE
Pris connaissance ce jour à heures
☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [E] [J]
et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président
☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance
Le Procureur de la République
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur [Q] [P]
le 13 Mars 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 2];
le 13 Mars 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 2] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 13 Mars 2026 à par mail Le Greffier
☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Florian MATHIEU ;
le 13 Mars 2026 à par mail Le Greffier
PROCÈS VERBAL DES OPÉRATIONS TECHNIQUES
UTILISATION D’UN MOYEN DE TÉLÉCOMMUNICATION AU [Localité 3] D’UNE AUDIENCE TENUE EN MATIERE DE RETENION ADMINISTRATIVE
(art L743-7 du CESEDA)
Visio conférence tenue le 13 Mars 2026 entre le Tribunal Judiciaire de NIMES et le Centre de rétention de NIMES
dans la procédure suivie contre :
Monsieur [Q] [P] contre Monsieur [E] [J]
Procès verbal établi par Bartha BOUALAM greffier
La communication a été établie à
Les tests de vérification du caractère correct de la liaison ont été effectués
La communication a été interrompue à
☐ La liaison n’a pas été perturbée par un incident technique
☐ La liaison a été perturbée par l’incident technique suivant :
Fait à [Localité 2], le 13 Mars 2026
RÉCÉPISSÉ A REMPLIR PAR L’INTERMÉDIAIRE DU CRA DE [Localité 2]
Monsieur [E] [J] reconnaît avoir :
Reçu notification le ………………………… à ……………………………… heures de l’ordonnance de prolongation de la rétention administrative rendue le 13 Mars 2026 par Laure CAVAIGNAC, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES. .
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d’être frappée d’appel devant le Premier Président de la Cour d’Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d’être prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant s’il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;
AVISONS cette personne que l’appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d’Appel de Nîmes (mail : [Courriel 1])
AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [Q] demandeur et à Monsieur le procureur de la République près ce Tribunal ;
LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 6 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.
Signature du requérant
Cette ordonnance a été traduite oralement en…………………………………………………….
langue que le requérant comprend ;
le ………………………………………………………… à ……………………… [S]
Par l’intermédiaire de :
☐………………………………………………………………………, interprète
☐ inscrit sur les listes de la CA ☐ non inscrit sur les listes de la CA
☐ L’ISM, par téléphone
avec …………………………………………….., interprète en langue ……………………………………………..
SIGNATURE (interprète (si présent ) ou personnel du CHU, en précisant la qualité, et l’identité )
MERCI DE FAIRE RETOUR DE CE FORMULAIRE AU GREFFE DU JLD : [Courriel 2] (04.66.76.48.76)
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Médicaments ·
- Facturation ·
- Délivrance ·
- Montant ·
- Notification ·
- Tableau ·
- Prescription médicale ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assurance maladie ·
- Sécurité sociale
- Tribunal judiciaire ·
- Titre ·
- Incompétence ·
- Commissaire de justice ·
- Procédure ·
- Demande ·
- Subsidiaire ·
- Condamnation ·
- Mise à disposition ·
- Préjudice
- Habitat ·
- Clause resolutoire ·
- Loyer ·
- Bail ·
- Dette ·
- Commandement de payer ·
- Paiement ·
- Résiliation ·
- Locataire ·
- Délais
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Accident du travail ·
- Copie ·
- Expert ·
- Droite ·
- Consolidation ·
- Victime ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Recours ·
- Modification
- Tribunal judiciaire ·
- Caducité ·
- Motif légitime ·
- Citation ·
- Adresses ·
- Sociétés ·
- Notification ·
- Procédure civile ·
- République française ·
- Fait
- Travail ·
- Saisie-attribution ·
- Contrainte ·
- Adresses ·
- Mainlevée ·
- Exécution ·
- Établissement ·
- Huissier de justice ·
- Signification ·
- Demande
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Véhicule ·
- Tribunal judiciaire ·
- Motif légitime ·
- Demande d'expertise ·
- Juge des référés ·
- Contrôle ·
- Mission ·
- Expertise judiciaire ·
- Technique ·
- Partie
- Construction ·
- Piscine ·
- Clôture ·
- Tribunal judiciaire ·
- Ordonnance ·
- Commissaire de justice ·
- Cause grave ·
- Procédure ·
- Sociétés ·
- Régulation automatique
- Préjudice d'affection ·
- Offre ·
- Déficit ·
- Enfant ·
- Dépense de santé ·
- Demande ·
- Tierce personne ·
- Poste ·
- Préjudice esthétique ·
- Tiers payeur
Sur les mêmes thèmes • 3
- Contentieux ·
- Protection ·
- Tribunal judiciaire ·
- Désistement ·
- Ordonnance ·
- Juge ·
- Consommation ·
- Autorisation ·
- Adresses ·
- Acte
- Hospitalisation ·
- Trouble ·
- Tribunal judiciaire ·
- Adresses ·
- Santé publique ·
- Santé mentale ·
- Etablissement public ·
- Sûretés ·
- Hôpitaux ·
- Carolines
- Coopérative de logement ·
- Sociétés coopératives ·
- Expulsion ·
- Loyer ·
- Clause resolutoire ·
- Contentieux ·
- Paiement ·
- Commandement de payer ·
- Protection ·
- Clause
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.