Entrée en vigueur le 12 mai 2024
Modifié par : LOI n°2024-420 du 10 mai 2024 - art. 3
I.-Est puni de trois ans d'emprisonnement et de 375 000 euros d'amende le fait de placer ou de maintenir une personne dans un état de sujétion psychologique ou physique résultant de l'exercice de pressions graves ou réitérées ou de techniques propres à altérer son jugement et ayant pour effet de causer une altération grave de sa santé physique ou mentale ou de conduire cette personne à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.
Est puni des mêmes peines le fait d'abuser frauduleusement de l'état de sujétion psychologique ou physique d'une personne résultant de l'exercice des pressions ou des techniques mentionnées au premier alinéa du présent I pour la conduire à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables.
II.-Les faits prévus au I sont punis de cinq ans d'emprisonnement et de 750 000 euros d'amende :
1° Lorsqu'ils ont été commis sur un mineur ;
2° Lorsqu'ils ont été commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une maladie, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de leur auteur ;
3° Lorsque l'infraction est commise par le dirigeant de fait ou de droit d'un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités ;
4° Lorsque l'infraction est commise par l'utilisation d'un service de communication au public en ligne ou par le biais d'un support numérique ou électronique.
III.-Les peines sont portées à sept ans d'emprisonnement et à un million d'euros d'amende lorsque :
1° Les faits sont commis dans au moins deux des circonstances mentionnées au II ;
2° L'infraction est commise en bande organisée par les membres d'un groupement qui poursuit des activités ayant pour but ou pour effet de créer, de maintenir ou d'exploiter la sujétion psychologique ou physique des personnes qui participent à ces activités.
L'infraction de violences volontaires (articles 222-7 et suivants du Code pénal) est aggravée lorsque les faits sont commis par le conjoint, le concubin ou le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, […] incriminé à l'article 222-33-2-1 du Code pénal depuis la loi du 9 juillet 2010, constitue l'infraction qui se rapproche le plus du contrôle coercitif. […] Le délit de sujétion psychologique ou physique, prévu à l'article 223-15-3 du Code pénal, réprime quant à lui « l'abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de la situation de faiblesse » d'une personne pour la conduire à un acte ou à une abstention qui lui sont gravement préjudiciables. […]
Lire la suite…L'article 223-15-2 du Code penal vise l'abus frauduleux de l'etat d'ignorance ou de la situation de faiblesse d'un mineur, d'une personne particulierement vulnerable ou d'une personne en etat de sujetion psychologique ou physique, pour la conduire a un acte ou a une abstention qui lui est gravement prejudiciable. […]
Lire la suite…[…] ARRÊT DU 15 DÉCEMBRE 2008 […] Infraction prévue et réprimée par les articles 223-15-2 al.1, 223-15-3 du Code Pénal ; […] ' Condamne M L à la peine de trois (3) mois d'emprisonnement assortie du sursis simple ;
[…] coupable d'ABUS DE L'IGNORANCE OU DE LA FAIBLESSE D'UNE PERSONNE VULNERABLE POUR L'OBLIGER A UN ACTE OU A UNE ABSTENTION NEFASTE, le 15/09/2007, à NANCY, infraction prévue par l'article 223-15-2 AL.1 du Code pénal et réprimée par les articles 223-15-2 AL.1, 223-15-3 du Code pénal
[…] VENDREDI 3 JUILLET 2009 […] faits prévus et réprimés par les articles 223-15-2 alinéa 1, 223-15-3 du code pénal.
La réponse tient en une phrase que cet article va démontrer : l'escroquerie ne trompe pas l'intelligence, elle contourne le moment où l'intelligence s'exerce. Comprendre ce mécanisme, c'est aussi comprendre pourquoi le droit pénal a été réorganisé en 2024 autour de la notion de sujétion psychologique, et pourquoi la manière de raconter votre histoire dans une plainte change concrètement son sort. […] L'article 223-15-2 du code pénal, recentré, réprime l'abus de faiblesse au sens classique : l'exploitation d'une vulnérabilité préexistante (âge, maladie, déficience, état de grossesse). […]
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