Entrée en vigueur le 21 mai 2023
Modifié par : LOI n°2023-380 du 19 mai 2023 - art. 19
Lorsque, par ses agissements répétés portant atteinte à la sécurité des personnes ou des biens à l'occasion de manifestations sportives, par la commission d'un acte grave à l'occasion de l'une de ces manifestations, du fait de son appartenance à une association ou un groupement de fait ayant fait l'objet d'une dissolution en application de l'article L. 332-18 ou du fait de sa participation aux activités qu'une association ayant fait l'objet d'une suspension d'activité s'est vue interdire en application du même article, une personne constitue une menace grave pour l'ordre public, le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent, par arrêté motivé, prononcer à son encontre une mesure d'interdiction de pénétrer ou de se rendre aux abords des enceintes où de telles manifestations se déroulent ou sont retransmises en public.
L'arrêté, valable sur le territoire national, fixe le type de manifestations sportives concernées. Il ne peut excéder une durée de douze mois. Toutefois, cette durée peut être portée à vingt-quatre mois si, dans les trois années précédentes, cette personne a fait l'objet d'une mesure d'interdiction.
Lorsqu'une personne à l'encontre de laquelle cette mesure est prononcée a été définitivement condamnée à la peine complémentaire prévue à l'article L. 332-11 en raison des mêmes faits, elle en informe l'autorité administrative, qui met alors immédiatement fin à sa mesure au profit de cette peine complémentaire. Il en est de même lorsque la personne a bénéficié d'une décision de relaxe en raison de ces mêmes faits par une décision pénale devenue définitive au motif que les faits ne sont pas établis ou ne lui sont pas imputables.
Le représentant de l'Etat dans le département et, à Paris, le préfet de police peuvent également imposer, par le même arrêté, à la personne faisant l'objet de cette mesure l'obligation de répondre, au moment des manifestations sportives objet de l'interdiction, aux convocations de toute autorité ou de toute personne qualifiée qu'il désigne. Le même arrêté peut aussi prévoir que l'obligation de répondre à ces convocations s'applique au moment de certaines manifestations sportives, qu'il désigne, se déroulant sur le territoire d'un Etat étranger. Cette obligation doit être proportionnée au regard du comportement de la personne.
L'obligation prévue au troisième alinéa du présent article ne peut être imposée que s'il apparaît manifestement que son destinataire entend se soustraire à la mesure d'interdiction prévue au premier alinéa.
Le fait, pour la personne, de ne pas se conformer à l'un ou à l'autre des arrêtés pris en application des alinéas précédents est puni d'un an d'emprisonnement et de 3 750 euros d'amende.
Le préfet du département et, à Paris, le préfet de police communique aux associations et sociétés sportives, ainsi qu'aux fédérations sportives agréées l'identité et la photographie des personnes faisant l'objet de la mesure d'interdiction mentionnée au premier alinéa. En outre, il peut les communiquer aux associations de supporters mentionnées à l'article L. 332-17.
L'identité des personnes mentionnées au premier alinéa peut également être communiquée aux autorités d'un pays étranger lorsque celui-ci accueille une manifestation sportive à laquelle participe une équipe française, ainsi qu'aux organismes sportifs internationaux lorsqu'ils organisent une manifestation sportive à laquelle participe une équipe française.
Un décret en Conseil d'Etat fixe les modalités d'application du présent article.
Le principe de l'interdiction administrative de stade, dont la première mouture remonte à 2006, relève de l'article L. 332-16 du code du sport, dans sa rédaction issue de la loi n° 2023-380 du 19 mai 2023 relative aux jeux olympiques et paralympiques de 2024 1 et portant diverses dispositions, […] Cette mesure est à distinguer de celle figurant à l'article L. 332- 11 du code du sport concernant une peine complémentaire d'interdiction de stade. 2. […] Sur le fond, le moyen qui vous retiendra le plus porte sur la méconnaissance des principes généraux inhérents à la police administrative ainsi que des dispositions de l'article L. 332-16 du code du sport en ce que la circulaire prévoirait, […]
Lire la suite…Au sommaire de cet article... […] Chants homophobes, propos à caractère raciste, violences entre supporters et envers les joueurs, l'actualité footballistique brûlante se trouve une nouvelle fois davantage en tribune que sur le terrain. […] Loin des garanties du procès équitable, le préfet est simplement tenu d'informer l'individu concerné qu'une mesure d'interdiction de stade est susceptible d'intervenir à son encontre sur le fondement de l'article L332-16 du Code du sport et qu'il est possible de lui faire parvenir des observations écrites. […]
Lire la suite…[…] Aux termes de l'article L. 332-16 du code du sport : « Lorsque, par ses agissements répétés portant atteinte à la sécurité des personnes ou des biens à l'occasion de manifestations sportives, par la commission d'un acte grave à l'occasion de l'une de ces manifestations, (…), […] Il ressort des pièces du dossier que pour justifier l'interdiction de stade et l'obligation de pointage, la préfète des Bouches-du-Rhône s'est fondée sur la circonstance, non contestée, que lors de la rencontre sportive du 16 avril 2023 opposant l'équipe de l'Olympique de Marseille à celle de Troyes, A… C… a fait utilisation d'un engin pyrotechnique, en l'occurrence un fumigène, […]
[…] Considérant qu'aux termes de l'article L. 332-16 du code du sport, dans sa version en vigueur à la date de l'arrêté attaqué : « Lorsque, par son comportement d'ensemble à l'occasion de manifestations sportives, une personne constitue une menace pour l'ordre public, […] Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
[…] Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2025, M. A B demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 7 août 2025 par lequel le préfet du Finistère l'a interdit, pour une durée de douze mois, de pénétrer et de se rendre aux abords d'une enceinte où se déroule une manifestation sportive de l'équipe de football du Stade brestois, assortie d'une obligation de pointage à la brigade de Lesneven lors des rencontres de l'équipe Stade Brestois, jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de cette décision. […] — le code du sport et notamment son article L. 332-16 ;
C'est le cadre de l'article 62-2 du code de procédure pénale. […] Il faut toutefois distinguer le fumigène détenu dans ou aux abords d'une enceinte sportive, le mortier d'artifice utilisé dans l'espace public, et l'objet simplement trouvé à proximité d'une personne sans preuve de détention personnelle. […] L'article L. 332-11 du code du sport prévoit une durée pouvant aller jusqu'à cinq ans. […] Elle peut être décidée par le préfet, et à Paris par le préfet de police, lorsqu'une personne constitue une menace grave pour l'ordre public à l'occasion de manifestations sportives. […] L'article L. 332-16 du code du sport prévoit une mesure motivée, valable sur le territoire national, […]
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