Confirmation 21 août 2025
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Paris, pôle 1 ch. 11, 21 août 2025, n° 25/04556 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Paris |
| Numéro(s) : | 25/04556 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Tribunal de grande instance de Paris, 19 août 2025 |
| Dispositif : | Irrecevabilité |
| Date de dernière mise à jour : | 5 novembre 2025 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Sur les parties
| Parties : | LE PREFET DE POLICE |
|---|
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
L. 742-1 et suivants du Code de l’entrée et du séjour
des étrangers et du droit d’asile
ORDONNANCE DU 21 AOUT 2025
(1 pages)
Numéro d’inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 25/04556 – N° Portalis 35L7-V-B7J-CLZZH
Décision déférée : ordonnance rendue le 19 août 2025, à 11h50, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris
Nous, Nathalie Renard, présidente de chambre à la cour d’appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Valentin Hallot, greffier au prononcé de l’ordonnance,
APPELANT :
M. [L] [O]
né le 07 juin 1981 à [Localité 2], de nationalité malienne
RETENU au centre de rétention : [Localité 1] 1
Informé le 20 août 2025 à 14h02, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de son appel, en application des dispositions de l’article R 743-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile
INTIMÉ :
LE PREFET DE POLICE
Informé le 20 août 2025 à 14h02, de la possibilité de faire valoir ses observations sur le caractère manifestement irrecevable de l’appel, en application des dispositions de l’article R 743-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l’heure de l’audience
ORDONNANCE : contradictoire
— Vu l’ordonnance du 19 août 2025 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris ordonnant la prolongation du maintien de M. [L] [O], dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire, pour une durée maximale de 30 jours, à compter du 17 août 2025 soit jusqu’au 16 septembre 2025 ;
— Vu l’appel interjeté le 20 août 2025, à 10h34, par M. [L] [O] ;
SUR QUOI,
Aux termes de l’article L 743-23, alinéa 1, du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en cas d’appel manifestement irrecevable, celui-ci peut être rejeté sans convocation préalable des parties. Dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice il y a lieu de faire application de cet article.
En l’espèce, la déclaration d’appel invoque l’absence de diligences effectuées et de perspective d’éloignement à bref délai.
Le juge des libertés et de la détention a retenu l’impossibilité d’exécuter la mesure d’éloignement résultant de l’absence de délivrance d’un laissez-passer consulaire, après avoir relevé que l’administration avait effectué des démarches auprès des autorités consulaires maliennes compétentes les 21 juillet puis postérieurement à l’ordonnance ayant prolongé la rétention pour 26 jours.
La deuxième prolongation est fondée sur les dispositions de l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
En l’absence de toute illégalité susceptible d’affecter les conditions (découlant du droit de l’Union) de légalité de la rétention, et à défaut d’autres moyens présentés en appel, il y a lieu de constater que le grief, qui ne conteste pas la motivation de la décision du juge des libertés et de la détention, doit être considéré comme manifestement irrecevable.
PAR CES MOTIFS
REJETONS la déclaration d’appel,
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d’une expédition de la présente ordonnance.
Fait à [Localité 1] le 21 août 2025 à 9h36
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE ET DE L’EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
Pour information :
L’ordonnance n’est pas susceptible d’opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l’étranger, à l’autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d’attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l’avocat au Conseil d’Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Notification effectuée aux parties par LRAR ou télécopie et/ou courriel.
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Contrats d'intermédiaire ·
- Contrats ·
- Tribunal judiciaire ·
- Offre d'achat ·
- Sociétés ·
- Vente ·
- Vacances ·
- Sursis à statuer ·
- Demande ·
- Mandat ·
- Procédure ·
- Statuer
- Relations du travail et protection sociale ·
- Protection sociale ·
- Tribunal judiciaire ·
- Faute inexcusable ·
- Employeur ·
- Gauche ·
- Photographie ·
- Sécurité ·
- Interdit ·
- Règlement intérieur ·
- Inspecteur du travail ·
- Faute
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Médecin du travail ·
- Dommages-intérêts ·
- Propos ·
- Employeur ·
- Obligation ·
- Demande ·
- Sociétés ·
- Poste ·
- Licenciement ·
- Jugement
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Ordonnance ·
- Tribunal judiciaire ·
- Conseil ·
- Adresses ·
- Pourvoi en cassation ·
- Représentation ·
- Étranger ·
- Ministère public ·
- Espagne ·
- Notification
- Relations du travail et protection sociale ·
- Protection sociale ·
- Urssaf ·
- Redressement ·
- Sécurité sociale ·
- Péremption ·
- Cotisations ·
- Travail dissimulé ·
- Contrôle ·
- Recouvrement ·
- Mise en demeure ·
- Dissimulation
- Biens - propriété littéraire et artistique ·
- Saisies et mesures conservatoires ·
- Tribunal judiciaire ·
- Associations ·
- Astreinte ·
- Jugement ·
- Procédure civile ·
- Exécution ·
- Liquidation ·
- Radiation ·
- Demande ·
- Titre
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Demande en partage, ou contestations relatives au partage ·
- Partage, indivision, succession ·
- Droit de la famille ·
- Cadastre ·
- Partage ·
- Souche ·
- Revendication ·
- Polynésie française ·
- Pacifique ·
- Droit de propriété ·
- Consorts ·
- Matrice cadastrale ·
- Acte
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Tribunal judiciaire ·
- Ordonnance ·
- Légalité ·
- Appel ·
- Éloignement ·
- Notification ·
- Pourvoi en cassation ·
- Pourvoi
- Salaire ·
- Contrat de travail ·
- Lien de subordination ·
- Sociétés ·
- Associé ·
- Salarié ·
- Demande ·
- Virement ·
- Débouter ·
- Titre
Sur les mêmes thèmes • 3
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Titre ·
- Licenciement ·
- Entreprise ·
- Transaction ·
- Indemnité compensatrice ·
- Homme ·
- Contrat de travail ·
- Conseil ·
- Travail dissimulé ·
- Fins
- Relations du travail et protection sociale ·
- Risques professionnels ·
- Tribunal judiciaire ·
- Certificat médical ·
- Prolongation ·
- Affection ·
- Maladie professionnelle ·
- Sociétés ·
- Principe du contradictoire ·
- Employeur ·
- Législation ·
- Jugement
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Montagne ·
- Erreur matérielle ·
- Mentions ·
- Trésor public ·
- Partie ·
- Expédition ·
- Minute ·
- Prénom ·
- Jugement ·
- Adresses
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.