Irrecevabilité 14 avril 2026
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CA Paris, pôle 6 ch. 1 a, 14 avr. 2026, n° 24/04013 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour d'appel de Paris |
| Numéro(s) : | 24/04013 |
| Importance : | Inédit |
| Décision précédente : | Conseil de prud'hommes de Paris, 15 mai 2024, N° 23/05801 |
| Dispositif : | Autre |
| Date de dernière mise à jour : | 23 avril 2026 |
| Lire la décision sur le site de la juridiction |
Texte intégral
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D’APPEL DE PARIS
Pôle 6 – Chambre 1- A
ORDONNANCE SUR INCIDENT
DEVANT LE MAGISTRAT CHARGÉ DE LA MISE EN ÉTAT
DU 14 AVRIL 2026
(3 pages)
Numéro d’inscription au répertoire général :
N° RG 24/04013 – N° Portalis 35L7-V-B7I-CJXTF
Nature de l’acte de saisine : Déclaration d’appel valant inscription au rôle
Date de l’acte de saisine : 28 juin 2024
Date de saisine : 18 juillet 2024
Décision attaquée : n° 23/05801 rendue par le Conseil de Prud’hommes – Formation paritaire de paris le 15 mai 2024
APPELANT
Monsieur [G] [V]
[Adresse 1]
[Localité 1]
Représenté par Me Thibaut Bonnemye, avocat au barreau de Paris, toque : G0726
INTIMÉE
S.A.S. [1]
[Adresse 2]
[Localité 2]
Représentée par Me Kamal Tabi, avocat au barreau de Paris, toque : C0070
Greffier lors des débats : Sila Polat
ORDONNANCE :
Ordonnance contradictoire prononcée publiquement par mise à disposition au greffe, les parties en ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile ;
Signée par Bérénice Humbourg magistrate en charge de la mise en état, et par Sila Polat, greffier, à qui la minute de la décision a été remise par le magistrat signataire.
EXPOSÉ DU LITIGE
Par jugement en date du 15 mai 2024, notifié le 11 juin 2024, le Conseil de prud’hommes de Paris a débouté M. [V] de l’ensemble de ses demandes à l’encontre de la société [1].
M. [V] a interjeté appel de cette décision le 28 juin 2024.
Il a conclu au fond le 20 août 2024.
Il a fait signifier la déclaration d’appel et ses conclusions à l’intimée non constituée le 26 septembre 2024.
Le 14 mars 2025, la société a constitué avocat.
Le 25 août 2025, il a été demandé les observations des parties sur l’absence de conclusions de l’intimée.
Par observations du 7 septembre 2025, la société [1] intimée demande au Conseiller de la mise en état de bien vouloir :
— lui accorder un délai supplémentaire afin de produire 'ses observations'.
Elle soutient que l’absence de conclusions est totalement indépendante de sa volonté puisqu’à la suite de la constitution de son avocat, elle attendait que ce dernier reçoive les conclusions de l’appelant ; qu’en outre, en se constituant, l’historique des messages RPVA ne permet pas de remonter aux messages relatifs aux dépôts des conclusions de l’appelant afin de pouvoir y apporter la contradiction.
Par conclusions du 6 février 2026, M. [V] demande au Conseiller de la mise en état de :
— prononcer l’irrecevabilité des pièces et conclusions de l’intimé
— fixer l’affaire à 1ère date utile.
Il répond que :
— le délai de 3 mois pour conclure de l’intimée est expiré,
— aucune circonstance exceptionnelle ne vient justifier la demande d’allongement du délai dans les conditions de l’article 911 du code de procédure civile.
Les deux parties étaient présentes à l’audience d’incident du 24 mars 2026.
Motifs
Au terme de l’article 909 du code de procédure civile : « L’intimé dispose à peine d’irrecevabilité relevée d’office, d’un délai de 3 mois à compter de la notification qui lui est faite des conclusions de l’appelant prévues à l’article 908 pour remettre ses conclusions au greffe et former le cas échéant appel incident ou appel provoqué. »
L’article 911 du code de procédure civile alinéa 2 ajoute que « Le conseiller de la mise en état peut, à la demande d’une partie ou d’office, allonger ou réduire les délais prévus aux articles 908 à 910. Cette décision, prise par mention au dossier, constitue une mesure d’administration judiciaire ».
En l’occurrence, l’appelant a fait signifier la déclaration d’appel et ses conclusions à l’intimée non constituée le 26 septembre 2024, acte remis à l’étude.
Il n’est pas contesté que le délai de 3 mois pour conclure, expirant le 26 décembre 2024, n’a pas été respecté par l’intimée.
Par ailleurs, pour pouvoir allonger un délai, encore faut-il que celui ci ne soit pas déjà expiré le jour de la demande, comme en l’espèce.
Enfin, il appartenait à la société intimée de communiquer les conclusions de l’appelant à son conseil et il n’est fait état d’aucun cas de force majeure ayant empêcher l’intimée de conclure dans les délais.
La demande d’allongement du délai pour conclure est donc rejetée.
Il est précisé que d’éventuelles conclusions de l’intimée déposées postérieurement à cette ordonnance ne pourront qu’être déclarées irrecevables.
La société supportera les dépens de l’instance d’incident.
PAR CES MOTIFS
Statuant par ordonnance,
Rejetons la demande d’allongement du délai pour conclure,
Précisons que d’éventuelles conclusions de l’intimée déposées postérieurement à la présente ordonnance ne pourront qu’être déclarées irrecevables,
Condamnons la société [1] aux dépens de l’incident,
Disons que la présente décision sera notifiée aux représentants des parties par le greffe.
Le greffier La magistrate en charge de la mise en état
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Contrat d'assurance ·
- Contrats ·
- Désistement ·
- Dessaisissement ·
- Adresses ·
- Mise en état ·
- Avocat ·
- Frais irrépétibles ·
- Déclaration au greffe ·
- Partie ·
- Appel ·
- Acceptation
- Relations du travail et protection sociale ·
- Protection sociale ·
- Sociétés ·
- Cotisations ·
- Urssaf ·
- Lien de subordination ·
- Auto-entrepreneur ·
- Redressement ·
- Aquitaine ·
- Travail ·
- Activité ·
- Chauffeur
- Décision d’éloignement ·
- Consulat ·
- Ordonnance ·
- Registre ·
- Identité ·
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Voyage ·
- Contrôle ·
- Document
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Commission de surendettement ·
- Exécution forcée ·
- Débiteur ·
- Adresses ·
- Consorts ·
- Vente forcée ·
- Banque ·
- Immeuble ·
- Rééchelonnement ·
- Exécution
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Eures ·
- Tribunal judiciaire ·
- Étranger ·
- Territoire français ·
- Résidence effective ·
- Décision d’éloignement ·
- Identité ·
- Ordonnance ·
- Commettre ·
- Voyage
- Contrats ·
- Tracteur ·
- Élite ·
- Moteur ·
- Négligence ·
- Vice caché ·
- Demande ·
- Sociétés ·
- Prétention ·
- Manquement ·
- Titre
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Droit des affaires ·
- Concurrence ·
- Télévision ·
- Sociétés ·
- Relation commerciale établie ·
- Parasitisme ·
- Enquête ·
- Préavis ·
- Rupture ·
- Production ·
- Préjudice ·
- Réalisateur
- Audition ·
- Prolongation ·
- Tribunal judiciaire ·
- Éloignement ·
- Ordonnance ·
- Administration ·
- Immigration ·
- Privation de liberté ·
- Expulsion ·
- Droit interne
- Relations avec les personnes publiques ·
- Honoraires ·
- Désistement ·
- Recours ·
- Bâtonnier ·
- Dessaisissement ·
- Ordonnance ·
- Conseiller ·
- Décret ·
- Jeux ·
- Formule exécutoire
Sur les mêmes thèmes • 3
- Dommages causés par l'action directe d'une personne ·
- Responsabilité et quasi-contrats ·
- Sociétés ·
- Adresses ·
- Vice caché ·
- Copropriété ·
- Tribunal judiciaire ·
- Vente ·
- Expertise ·
- Action ·
- Ordonnance ·
- Vendeur
- Relations du travail et protection sociale ·
- Relations individuelles de travail ·
- Sociétés ·
- Poste ·
- Travail ·
- Licenciement ·
- Reclassement ·
- Site ·
- Concession ·
- Résultat ·
- Salarié ·
- Emploi
- Droits attachés à la personne ·
- Droit des personnes ·
- Tribunal judiciaire ·
- Assignation à résidence ·
- Ordonnance ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Identité ·
- Appel ·
- Assignation ·
- Passeport ·
- Éloignement
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.