Rejet 6 juillet 2023
Rejet 18 mars 2024
Commentaire • 0
Sur la décision
| Référence : | CAA Nantes, 18 mars 2024, n° 24NT00018 |
|---|---|
| Juridiction : | Cour administrative d'appel de Nantes |
| Numéro : | 24NT00018 |
| Type de recours : | Excès de pouvoir |
| Décision précédente : | Tribunal administratif de Nantes, 6 juillet 2023, N° 2211942 |
| Dispositif : | Rejet R. 222-1 appel manifestement infondé |
| Date de dernière mise à jour : | 22 juillet 2025 |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Procédure contentieuse antérieure :
M. A B a demandé au tribunal administratif de Nantes d’annuler l’arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Loire-Atlantique portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination.
Par un jugement n° 2211942 du 6 juillet 2023, le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande.
Procédure devant la cour :
Par une requête, enregistrée le 3 janvier 2024, M. B, représenté par Me Rodrigues Devesas, demande à la cour :
1°) d’annuler ce jugement du 6 juillet 2023 du tribunal administratif de Nantes ;
2°) d’annuler l’arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Loire-Atlantique ;
3°) d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un titre de séjour ou de réexaminer sa situation et de le munir, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour et de travail dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’arrêt à intervenir ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de la justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
— la décision portant refus de titre de séjour méconnaît les stipulations de l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ; elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation ;
— les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination doivent être annulées par voie de conséquence de l’annulation de la décision portant refus de titre de séjour.
M. B a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 5 décembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
— l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 ;
— le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
— la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
— le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents des cours administratives d’appel () peuvent () par ordonnance, rejeter () après l’expiration du délai de recours ou, lorsqu’un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire les requêtes d’appel manifestement dépourvues de fondement. () ».
2. M. B, ressortissant marocain, relève appel du jugement du 6 juillet 2023 par lequel le tribunal administratif de Nantes a rejeté sa demande tendant à l’annulation de l’arrêté du 30 juin 2022 du préfet de la Loire-Atlantique portant refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire français dans un délai de trente jours et fixation du pays de destination.
3. En premier lieu, il convient d’écarter par adoption de motifs retenus par les premiers juges les moyens tirés de la méconnaissance, par la décision portant refus de titre de séjour, des stipulations de l’article 3 de l’accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et de l’erreur manifeste d’appréciation dont est entachée cette décision, moyens que M. B réitère en appel sans apporter d’élément nouveau.
4. En second lieu, la décision refusant d’accorder un titre de séjour à M. B n’étant pas annulée, doit être écarté le moyen tiré de ce que les décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination doivent être annulées par voie de conséquence de l’annulation de cette décision.
5. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B, en ce qu’elle tend à l’annulation du jugement et de l’arrêté contestés, est manifestement dépourvue de fondement et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du dernier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, les conclusions présentées dans cette requête aux fins d’injonction et de mise à la charge de l’Etat des frais liés au litige doivent également être rejetées.
ORDONNE :
Article 1er :La requête de M. B est rejetée.
Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au ministre de l’intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 18 mars 2024.
Le président de la cour
O. Couvert-Castéra
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur et des outre-mer, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.1
Décisions similaires
Citées dans les mêmes commentaires • 3
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Commune ·
- Recours contentieux ·
- Rejet ·
- Voie publique ·
- Administration ·
- Égout ·
- Réception ·
- Demande
- Tribunaux administratifs ·
- Projet de développement ·
- Justice administrative ·
- Subvention ·
- Hôtel ·
- Sociétés ·
- Région ·
- Côte ·
- Production ·
- Bénéfice
- Convention internationale ·
- Enfant ·
- Stipulation ·
- Territoire français ·
- Justice administrative ·
- Pays ·
- Liberté fondamentale ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde ·
- Titre
Citant les mêmes articles de loi • 3
- Tribunaux administratifs ·
- Justice administrative ·
- Annulation ·
- Carte de séjour ·
- Pays ·
- Injonction ·
- Stipulation ·
- Convention internationale ·
- Astreinte ·
- Titre
- Enfant ·
- Justice administrative ·
- Stipulation ·
- Étranger ·
- Convention internationale ·
- Territoire français ·
- Ordre public ·
- Menaces ·
- Pays ·
- Commission
- Justice administrative ·
- Tribunaux administratifs ·
- Décision implicite ·
- Convention internationale ·
- Abrogation ·
- Territoire français ·
- Commissaire de justice ·
- Liberté fondamentale ·
- Convention européenne ·
- Sauvegarde
De référence sur les mêmes thèmes • 3
- Justice administrative ·
- Décision implicite ·
- Tribunaux administratifs ·
- Police ·
- Demande ·
- Titre ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Excès de pouvoir ·
- Liberté fondamentale
- Ozone ·
- Justice administrative ·
- Eaux ·
- Économie ·
- Commissaire de justice ·
- Finances ·
- Désistement ·
- Intérêts moratoires ·
- Sociétés ·
- Tribunaux administratifs
- Université ·
- Justice administrative ·
- Associations ·
- Désistement ·
- Tribunaux administratifs ·
- Impôt ·
- Procédure contentieuse ·
- Amende ·
- Finances publiques ·
- Acte
Sur les mêmes thèmes • 3
- Interdiction ·
- Territoire français ·
- Justice administrative ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Aide juridictionnelle ·
- Départ volontaire ·
- Bénéfice ·
- Commissaire de justice ·
- Durée
- Justice administrative ·
- Tribunaux administratifs ·
- Droit d'asile ·
- Séjour des étrangers ·
- Territoire français ·
- Pays ·
- Titre ·
- Liberté fondamentale ·
- Destination ·
- Sérieux
- Martinique ·
- Justice administrative ·
- Territoire français ·
- Sainte-lucie ·
- Tribunaux administratifs ·
- Asile ·
- Convention internationale ·
- Pays ·
- Commissaire de justice ·
- Liberté fondamentale
Textes cités dans la décision
Aucune décision de référence ou d'espèce avec un extrait similaire.