Cour de cassation, Chambre civile 1, 17 octobre 2012, 11-19.259, Publié au bulletin
CA Rennes
Confirmation 12 avril 2011
>
CASS
Cassation 17 octobre 2012

Arguments

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  • Accepté
    Incompétence de la juridiction judiciaire

    La cour de cassation a estimé que la demande d'interdiction d'implantation d'antennes-relais implique une immixtion dans l'exercice de la police spéciale dévolue aux autorités publiques, rendant la juridiction judiciaire incompétente.

  • Rejeté
    Trouble anormal de voisinage

    La cour a jugé que, bien que la demande de Madame X… soit fondée sur un trouble anormal de voisinage, cela ne modifie pas la compétence de la juridiction judiciaire pour connaître de l'affaire, qui reste soumise à la compétence administrative.

Résumé par Doctrine IA

La Cour de cassation a cassé et annulé l'arrêt de la cour d'appel de Rennes qui avait jugé la juridiction judiciaire compétente pour connaître de la demande de Mme X… visant à interdire à la société Orange France de mettre en œuvre un projet d'implantation d'antennes-relais. Mme X…, arguant que le projet pourrait perturber le fonctionnement d'un implant dont elle est porteuse, avait saisi la justice pour obtenir l'interdiction de l'implantation des antennes en raison d'un trouble anormal de voisinage. La cour d'appel avait estimé que la demande ne constituait pas une atteinte à une autorisation administrative et que Mme X… ne remettait pas en cause les autorisations d'occupation du domaine public délivrées à Orange France, mais invoquait un trouble anormal de voisinage. La Cour de cassation a considéré que cette action, même fondée sur le trouble anormal de voisinage, impliquait une immixtion dans l'exercice de la police spéciale des communications électroniques dévolue aux autorités publiques compétentes, en vertu des articles L. 42-1 et L. 43 du code des postes et communications électroniques et des articles L. 2124-26 et L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que du principe de la séparation des autorités administrative et judiciaire établi par la loi des 16-24 août 1790 et le décret du 16 fructidor An III. Par conséquent, la Cour de cassation a déclaré la juridiction judiciaire incompétente pour connaître du litige et a renvoyé les parties à mieux se pourvoir, condamnant Mme X… aux dépens.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 17 oct. 2012, n° 11-19.259, Bull. 2012, I, n° 208
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 11-19259
Importance : Publié au bulletin
Publication : Bulletin 2012, I, n° 208
Décision précédente : Cour d'appel de Rennes, 12 avril 2011
Précédents jurisprudentiels : A rapprocher :
Tribunal des conflits, 14 mai 2012, n° 12-03.844, 12-03.846, 12-03.848, 12-03.850,12-03.852 et 12-03.854, Bull. 2012, T. conflits, n° 12 à 17
Tribunal des conflits, 14 mai 2012, n° 12-03.844, 12-03.846, 12-03.848, 12-03.850,12-03.852 et 12-03.854, Bull. 2012, T. conflits, n° 12 à 17
Textes appliqués :
articles L. 2124-26 et L. 2331-1 du code général de la propriété des personnes publiques principe de la séparation des autorités administrative et judiciaire ; loi des 16-24 août 1790 et décret du 16 fructidor An III ; articles L. 42-1 et L. 43 du code des postes et communications électroniques
Dispositif : Cassation sans renvoi
Date de dernière mise à jour : 6 août 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000026514658
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2012:C101119
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Sur les parties

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