Cour de cassation, Chambre civile 1, 18 décembre 2024, 23-12.916, Inédit
CA Nîmes
Infirmation partielle 15 décembre 2022
>
CASS
Rejet 18 décembre 2024

Arguments

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  • Accepté
    Qualité d'emprunteur non averti

    La cour a estimé que l'emprunteur, bien qu'étant médecin, n'avait pas d'expérience avérée en matière de crédits immobiliers, ce qui justifiait l'obligation de mise en garde de la banque.

  • Rejeté
    Prise en compte des charges de l'emprunteur

    La cour a rejeté cet argument, considérant que les charges de remboursement de l'emprunteur devaient être prises en compte pour évaluer le risque d'endettement.

  • Rejeté
    Appréciation du risque d'endettement

    La cour a jugé que la prise en compte des biens et des revenus de l'emprunteur était suffisante pour caractériser le risque d'endettement, justifiant ainsi la mise en garde.

Résumé par Doctrine IA

La société Crédit immobilier de France développement (CIFD) a formé un pourvoi en cassation contre un arrêt de la cour d'appel de Nîmes. Cet arrêt l'avait condamnée à verser des dommages-intérêts à M. [L] pour manquement à son devoir de mise en garde concernant trois prêts immobiliers.

La banque invoquait trois moyens. Les deux premiers moyens, jugés manifestement non fondés, n'ont pas donné lieu à une décision spécialement motivée. Le troisième moyen critiquait la cour d'appel pour avoir considéré M. [L] comme un emprunteur non averti et pour avoir mal apprécié ses capacités financières et le risque d'endettement.

La Cour de cassation rejette le pourvoi. Elle rappelle qu'une obligation de mise en garde pèse sur l'établissement de crédit envers l'emprunteur non averti. La cour d'appel a souverainement apprécié la qualité de profane de l'emprunteur et a correctement pris en compte ses revenus et son patrimoine pour caractériser le risque d'endettement.

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Commentaire1

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1Précisions sur le formalisme lié à l'offre et à l'acceptationAccès limité
Jérôme Lasserre Capdeville · L'ESSENTIEL Droit bancaire · 1 mars 2023
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Sur la décision

Référence :
Cass. 1re civ., 18 déc. 2024, n° 23-12.916
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 23-12.916
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Nîmes, 15 décembre 2022
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 22 décembre 2024
Identifiant Légifrance : JURITEXT000050868495
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2024:C100718
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Code de procédure civile
  2. Code civil
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