Cour de cassation, Chambre commerciale, 11 février 2026, 24-13.195, Inédit
CA Chambéry 23 janvier 2024
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CASS
Rejet 11 février 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Acceptation implicite de la clause de réserve de propriété

    La cour a jugé que la présence de clauses croisées contradictoires exclut l'existence d'une clause de réserve de propriété, et que le refus de l'acheteur ne peut être rétracté que par une acceptation expresse et antérieure à la livraison.

  • Rejeté
    Validité de la clause de réserve de propriété

    La cour a constaté que les déclarations du liquidateur étaient postérieures à la livraison des moules, et donc ne pouvaient pas prouver l'acceptation de la clause de réserve de propriété à ce moment-là.

Résumé par Doctrine IA

La société Serge Fernandes Models (SFM) réclamait le paiement d'une somme due par la société Escoffier frères, en invoquant une clause de réserve de propriété sur des moules industriels. La cour d'appel avait rejeté cette demande, estimant que la clause n'avait pas été valablement acceptée par la société DPI International, sous-traitante de SFM et cliente d'Escoffier frères.

La SFM invoquait deux moyens principaux. Premièrement, elle soutenait que l'acceptation implicite de la clause de réserve de propriété par DPI était établie par la connaissance de celle-ci sur les factures et le paiement échelonné, malgré une clause contraire dans les bons de commande. Deuxièmement, elle arguait que la reconnaissance de la clause par le liquidateur judiciaire de DPI, suite à une discussion avec son gérant, valait acceptation.

La Cour de cassation rejette le pourvoi. Elle rappelle qu'une réserve de propriété nécessite un accord clair et que des clauses croisées contradictoires excluent son existence. Elle juge que les déclarations du liquidateur, postérieures à la livraison des moules, ne pouvaient suffire à établir une acceptation expresse et antérieure de la clause de réserve de propriété.

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Commentaire1

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Sur la décision

Référence :
Cass. com., 11 févr. 2026, n° 24-13.195
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 24-13.195 24-13.195
Importance : Inédit
Décision précédente : Cour d'appel de Chambéry, 23 janvier 2024
Dispositif : Rejet
Date de dernière mise à jour : 19 février 2026
Identifiant Légifrance : JURITEXT000053538485
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2026:CO00064
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Sur les parties

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