Cour de cassation, Chambre criminelle, 17 mars 2026, 25-81.815, Publié au bulletin
TGI Paris 19 décembre 2024
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CASS
Irrecevabilité 17 mars 2026

Arguments

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  • Rejeté
    Excès de pouvoir du juge des libertés et de la détention

    La cour a estimé que le dépassement du délai de cinq jours n'est pas sanctionné par la loi et ne constitue pas un excès de pouvoir.

  • Rejeté
    Atteinte au secret des sources

    La cour a jugé que le grief ne caractérise pas un excès de pouvoir, rappelant que la décision de verser des pièces en procédure n'exclut pas la possibilité de demander ultérieurement la nullité de la saisie.

Résumé par Doctrine IA

M. [O] [V], journaliste, a formé un pourvoi contre une ordonnance du juge des libertés et de la détention concernant la saisie de ses documents professionnels. Cette saisie faisait suite à une enquête ouverte après la publication d'un article et l'interpellation du journaliste avec une ancienne stagiaire, suspectée de lui avoir remis des documents confidentiels. Le journaliste avait refusé de communiquer les codes d'accès à ses appareils électroniques, invoquant le secret des sources.

Dans un premier moyen, M. [V] soutenait que le juge des libertés et de la détention avait excédé ses pouvoirs en rendant son ordonnance au-delà du délai légal de cinq jours, ce qui aurait dû entraîner l'acceptation de sa contestation. La Cour de cassation rejette ce moyen, rappelant que le dépassement de ce délai n'est pas sanctionné par la loi et ne constitue pas un excès de pouvoir.

Dans un second moyen, le journaliste arguait que le juge avait validé une atteinte au secret des sources sans rechercher si des mesures moins intrusives auraient pu suffire, violant ainsi l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'homme. La Cour de cassation rejette également ce moyen, considérant que la décision du juge de verser des pièces en procédure n'empêche pas une demande ultérieure de nullité de la saisie. Le pourvoi est déclaré irrecevable car formé contre une décision non susceptible de recours et non entachée d'excès de pouvoir.

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Résumé de la juridiction

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Sur la décision

Référence :
Cass. crim., 17 mars 2026, n° 25-81.815, Publié au bulletin
Juridiction : Cour de cassation
Numéro(s) de pourvoi : 25-81815
Importance : Publié au bulletin
Décision précédente : Tribunal de grande instance de Paris, 19 décembre 2024
Précédents jurisprudentiels : Crim., 25 février 2014, pourvoi n° 13-84.761, Bull. crim. 2014, n° 54 (cassation).
CEDH [GC], 27 mars 1996, Goodwin c. Royaume-Uni, n° 17488/90.
CEDH [GC], 14 septembre 2010, Sanoma Uitgevers B.V. c. Pays-Bas, n° 38224/03.
CEDH, 30 août 2022, Sergei Sorokin c. Russie, n° 52808/09.
Crim., 25 février 2014, pourvoi n° 13-84.761, Bull. crim. 2014, n° 54 (cassation).
CEDH [GC], 27 mars 1996, Goodwin c. Royaume-Uni, n° 17488/90.
CEDH [GC], 14 septembre 2010, Sanoma Uitgevers B.V. c. Pays-Bas, n° 38224/03.
CEDH, 30 août 2022, Sergei Sorokin c. Russie, n° 52808/09.
Crim., 25 février 2014, pourvoi n° 13-84.761, Bull. crim. 2014, n° 54 (cassation).
CEDH [GC], 27 mars 1996, Goodwin c. Royaume-Uni, n° 17488/90.
CEDH [GC], 14 septembre 2010, Sanoma Uitgevers B.V. c. Pays-Bas, n° 38224/03.
CEDH, 30 août 2022, Sergei Sorokin c. Russie, n° 52808/09.
Crim., 25 février 2014, pourvoi n° 13-84.761, Bull. crim. 2014, n° 54 (cassation).
CEDH [GC], 27 mars 1996, Goodwin c. Royaume-Uni, n° 17488/90.
CEDH [GC], 14 septembre 2010, Sanoma Uitgevers B.V. c. Pays-Bas, n° 38224/03.
CEDH, 30 août 2022, Sergei Sorokin c. Russie, n° 52808/09.
Crim., 25 février 2014, pourvoi n° 13-84.761, Bull. crim. 2014, n° 54 (cassation).
CEDH [GC], 27 mars 1996, Goodwin c. Royaume-Uni, n° 17488/90.
CEDH [GC], 14 septembre 2010, Sanoma Uitgevers B.V. c. Pays-Bas, n° 38224/03.
CEDH, 30 août 2022, Sergei Sorokin c. Russie, n° 52808/09.
Textes appliqués :
Sur le numéro 1 : Article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme ; article 56-2 du code de procédure pénale.
Dispositif : Irrecevabilite
Date de dernière mise à jour : 8 avril 2026
Identifiant Légifrance : JURITEXT000053765151
Identifiant européen : ECLI:FR:CCASS:2026:CR00162
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Sur les parties

Texte intégral

Textes cités dans la décision

  1. Loi du 29 juillet 1881
  2. LOI n° 2010-1 du 4 janvier 2010
  3. Code de procédure pénale
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Cour de cassation, Chambre criminelle, 17 mars 2026, 25-81.815, Publié au bulletin